Klaxons à Mouchotte : des solutions pour une rue apaisée

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Le problème

Ce qui s'est passé

Entre août 2025 et mai 2026, la Ville a remplacé les quatre voies centrales de la rue du Commandant René Mouchotte par une vaste promenade plantée. Nous ne demandons pas de revenir sur cet aménagement.

Mais les anciennes contre-allées, larges d'environ 3,50 m, sont devenues les seules voies de circulation.
Or la rue dessert à la fois la gare Montparnasse, qui accueille environ 200 000 voyageurs par jour, et un hôtel de près de 1 000 chambres.

Taxis, VTC, voitures et autocars continuent d'y déposer des voyageurs sans toujours disposer d'un espace adapté. Lorsqu'un véhicule s'arrête ou manœuvre, la circulation se bloque et les klaxons commencent.

Près de mille personnes ont déjà signé cette pétition. Cette mobilisation ne remplace pas une mesure du bruit, mais elle montre l'ampleur de la nuisance ressentie.

Ce que les plans montrent

Nous avons repris les plans de voirie de la Ville et reconstitué la rue avant et après les travaux, à l'échelle :

Ils font apparaître deux problèmes différents.

Côté gare : aucun espace de dépose

Aucun espace de dépose n'est prévu à proximité immédiate de l'entrée. Les véhicules s'arrêtent donc sur la voie, qui se resserre jusqu'à environ 6,90 m pour les deux sens à l'approche de l'avenue du Maine. Un arrêt peut alors suffire à provoquer une file jusqu'au carrefour.

Côté hôtel : des emplacements trop étroits

Des emplacements existent, mais ils sont mal adaptés aux autocars : les baies font 2,50 m de profondeur, pour des véhicules de 2,55 m de large hors rétroviseurs et jusqu'à 2,90 m rétroviseurs déployés. Les cars doivent multiplier les manœuvres pour s'y ranger, parfois en montant sur le trottoir, tandis que la circulation attend derrière eux.

Avant les travaux, ces arrêts pouvaient être contournés par les voies centrales. Aujourd'hui, cette possibilité a disparu.

Deux situations différentes, une même conséquence : les blocages se transforment en séries de klaxons. Entre deux barres d'immeubles distantes de 44,60 m, le son se réverbère d'une façade à l'autre au lieu de se dissiper, et il est perçu bien au-delà du point de blocage.

Plan 4 : où les klaxons naissent et se réverbèrent, relevé à l'échelle

Nos propositions

La dépose est aujourd'hui un usage de fait devant la gare comme devant l'hôtel. L'objectif est désormais de l'organiser pour qu'elle ne bloque plus la rue.

Nous proposons sept mesures :

1. Vidéo-verbaliser les arrêts gênants autour des n° 8-10 et du n° 23.

2. Protéger l'accès pompiers de la gare, entre les n° 6 et 8, contre les déposes en double file.

3. Mieux encadrer les autocars devant l'hôtel : dépose sur les emplacements prévus, pas d'attente sur la chaussée, moteur coupé et signalisation claire.

4. Renforcer la présence de la police municipale aux périodes les plus sensibles.

5. Mesurer le bruit pendant au moins une semaine, jour et nuit, aux deux principaux points de blocage.

6. Réorienter une partie des déposes vers l'accès Pasteur de la gare, grâce à la signalisation et à l'information des voyageurs.

7. Ouvrir une étude de réaménagement des deux zones, pilotée par la Ville et menée avec les habitants, pour que les déposes puissent se faire sans immobiliser la circulation.

Sur le réaménagement : c'est à la Ville de proposer

Cette pétition ne porte aucun plan, et ne vous demande pas d'en approuver un. Des riverains ont dessiné de leur côté, à titre individuel, des hypothèses à l'échelle, pour une seule raison : vérifier qu'une solution tient géométriquement dans la rue telle qu'elle est aujourd'hui. Ce travail n'engage que ses auteurs. Il est consultable sur la page des plans, à titre d'illustration.

Ce que nous demandons ici est différent et plus simple : qu'une étude soit ouverte par la Mairie, et que les habitants y soient associés dès le premier jour. C'est à la Ville de proposer un réaménagement, et aux habitants d'en discuter avant qu'il soit arrêté, pas après.

Une objection nous sera peut-être faite : un espace de dépose-minute est envisagé, dans les prochaines années, du côté de la rue du Départ. Il desservirait l'entrée principale de la gare, à quelque 300 mètres de là. Or depuis l'élargissement du parvis, l'entrée par la rue Mouchotte est devenue pour une partie des voyageurs l'accès le plus direct aux voies : c'est par là qu'ils sortent, et c'est donc là qu'on vient les chercher. Ce flux ne se déplacera pas de 300 mètres, et il doit être traité pour lui-même.

Rien de ce que nous demandons ne défait le réaménagement de 2026 : ni le jardin, ni les arbres, ni la promenade. Il s'agit de le compléter pour qu'il fonctionne avec les usages réels de la rue.

Ce que nous demandons

Nous demandons à la Maire du 14e et au Maire de Paris :

  • un rendez-vous avec le conseil syndical et les services de voirie ;
  • une réponse écrite sous trois mois sur les mesures pouvant être mises en œuvre rapidement ;
  • une mesure du bruit et un relevé des flux de dépose devant la gare et l'hôtel ;
  • l'ouverture par la Ville d'une étude de réaménagement des deux zones, menée avec les habitants dès le premier jour.

Le conseil syndical de l'immeuble Mouchotte porte ce dossier en parallèle auprès de la Ville.

Signez et partagez cette pétition pour demander une réponse concrète.

Nous ne demandons pas une rue silencieuse. Nous demandons une rue apaisée qui fonctionne.

Tous les plans : https://apaiser-mouchotte.netlify.app/

Les décisionnaires

Emmanuel Grégoire
1e adjoint à la Maire de Paris en charge de l’urbanisme
Carine PETIT
Carine PETIT
Maire du 14ème arrondissement de Paris

Voix de signataires

Message aux signataires