Petition updateJustice for Tariq Ramadan/Justice pour Tariq RamadanRequest for indictment dismissal denied by judges: Me Marsigny responds
Free TariqRamadanParis, France
Jul 20, 2018
(*French below) Tariq Ramadan case: the request for indictment dismissal denied On Friday, July 20, Tariq Ramadan's application for indictment dismissal was denied by the judges. On Friday, the judges rejected Tariq Ramadan's request for the dismissal of his case. In a document made available to us, the three vice-presidents in charge of the investigation at the Tribunal de Grande Instance of Paris rejected the application that concerned Henda Ayari and Paule-Emma A. cases. On Thursday, the first was questioned on the contradictions that plagued her complaint while the second did not come to the court confrontation with Tariq Ramadan, on Wednesday, citing "medical reasons." Regarding the indictment of the alleged rape of Paule Emma A., the judges reviewed the contradictory elements of the complainant's testimony. Despite providing wrong information about the floor in which Tariq Ramadan's room was located or the checks on a bus trip in the early morning, the judges indicated that the material provided by the complainant "turned out to be accurate following the investigations carried out at the Hilton Hotel. "Nothing calls into question" the serious or corroborated evidence that led to the indictment of Mr. Ramadan. " "The decision does not question the plausibility of the story that Mrs. A. would have waited more than five hours for her aggressor in the room to spend the night with him". Contacted by LeMuslimPost, Me Emmanuel Marsigny, Tariq Ramadan's lawyer, stressed that regarding Paule-Emma A., "the rejection is based on the date of the meeting of October 9, 2009 which is not disputed by Mr. Ramadan. The decision merely states that the complainant's statements are circumstantiated and were withdrawn without being confronted with the elements of investigation which contradict them. And without further questioning the plausibility of the narrative that Mrs. A., after having been savagely assaulted, would have waited more than five hours for her attacker in the room to spend the night with him and did not manage to escape before the early morning! Regarding Henda Ayari, it is stated that Tariq Ramadan remains indicted "despite the hesitant statements of the civil party as to the date and place of the events. According to the document, "contradictions on the date of the events already appeared on the record during the examination of first appearance" and that the request for indictment dismissal is therefore "premature". In other words, despite the successive changes of versions of Henda Ayari, Tariq Ramadan can not, for the moment, avoid the indictment. While, in his application, Tariq Ramadan's lawyer lists step by step the inconsistencies in the testimony of Henda Ayari, the judges answer only broadly to the lawyer. "Mrs. Ayari's statements are not 'hesitant', they are false" What astonishes Me Emmanuel Marsigny: "Mrs. Ayari said at first that the events occurred between March 31 and April 7, 2012 at the Holiday Inn. It was proved to be impossible, since the first contacts between them took place only on April 23, 2012. So she changed her version by saying that it was on May 26, 2012, this time at Crowne Plaza République hotel and that it could not be otherwise since she had found her agenda and directory of the time on which she had noted the date and the place under the dictation of Mr. Ramadan, and even found the trace of the payment of her train ticket to come to Paris that day. For the lawyer, "this new version is impossible," since she was at her brother's wedding. "There is no date or place so far. Ayari's statements are not 'hesitant', they are false, he continues. The decision refuses to admit it so as not to draw the necessary consequences. " Despite this refusal, the release is still possible. However, according to our information, the public prosecutor's office will oppose the application for release filed by Tariq Ramadan's lawyer and even consider an interim detention. This week, in the event of an order of release, the latter could still be refused. The absence of Paule-Emma A. for the court confrontation with Tariq Ramadan could also, it seems, incite judges not to respond positively to a possible request for release in the coming days. *************** Affaire Tariq Ramadan : la demande de « démise en examen » refusée Les juges ont rejeté, ce vendredi, la demande de démise en examen de Tariq Ramadan. Dans un document que nous avons pu consulter, les trois vice-présidents chargés de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris rejettent la demande qui concernait les affaires Henda Ayari et Paule-Emma A. Ce jeudi, la première a été interrogée sur les contradictions qui émaillent sa plainte tandis que la seconde ne s’est pas présentée à la confrontation avec Tariq Ramadan, mercredi, « pour raisons médicales. » Concernant la mise en examen pour les faits des viol présumé sur Paule Emma A., les juges reviennent sur les éléments contradictoires du témoignage de la plaignante. Malgré l’erreur d’étage de la chambre de Tariq Ramadan faite par la plaignante ou encore les vérifications concernant un voyage en bus au petit matin, les juges indiquent que les éléments matériels fournis par la plaignante « se sont révélés exacts suite aux investigations réalisées auprès de l’hôtel Hilton. » Rien ne remet « en cause les indices graves ou concordants qui ont présidé à la mise en examen de Monsieur Ramadan. » « La décision n’interroge pas sur la vraisemblance du récit qui voudrait que Madame A. aurait attendu plus de cinq heures son agresseur dans la chambre pour passer la nuit avec lui » Joint par LeMuslimPost, Me Emmanuel Marsigny, avocat de Tariq Ramadan, assure que concernant Paule-Emma A., « le rejet s’appuie sur la date de la rencontre du 9 octobre 2009 qui n’est pas contestée par Monsieur Ramadan. La décision se contente de dire que les déclarations de la plaignante sont circonstanciées et retirées sans les confronter aux éléments d’enquête qui les contredisent et sans s’interroger en outre sur la vraisemblance du récit qui voudrait que Madame A., après avoir été sauvagement agressée, aurait attendu plus de cinq heures son agresseur dans la chambre pour passer ensuite la nuit avec lui et ne parvenir à se sauver qu’au petit matin. Concernant Henda Ayari, il est stipulé que Tariq Ramadan reste mis en examen « en dépit des déclarations hésitantes de la partie civile quant à la date et au lieu des faits. » Selon le document, des « contradictions sur la date des faits apparaissaient déjà au dossier lors de l’interrogatoire de première comparution » et que la demande de démise en examen est donc « prématurée. » Autrement dit, malgré les changements successifs de versions de Henda Ayari, Tariq Ramadan ne peut pas, pour le moment, échapper à la mise en examen. Alors que, dans sa demande, l’avocat de Tariq Ramadan liste point par point les incohérences de la déposition de Henda Ayari, les juges ne répondent que globalement à l’avocat. « Les déclarations de Madame Ayari ne sont pas ‘hésitantes’, elles sont fausses » Ce qui étonne Me Emmanuel Marsigny, qui affirme : « Madame Ayari a dans un premier temps dit que les faits avaient été commis entre le 31 mars et le 7 avril 2012 à l’hôtel Holiday Inn. Il a été démontré que c’était impossible puisque les premiers contacts entre eux n’ont eu lieu que le 23 avril 2012. Elle a donc changé sa version en disant que c’était le 26 mai 2012, cette fois-ci à l’hôtel Crowne Plaza République et qu’il ne pouvait en être autrement puisqu’elle avait retrouvé son agenda et répertoire de l’époque sur lequel elle avait noté la date et le lieu sous la dictée de monsieur Ramadan, et même retrouvé la trace du paiement de son billet de train pour venir à Paris ce jour-là. » Pour l’avocat, « cette nouvelle version est impossible », puisqu’elle était au mariage de son frère. « Il n’y a à ce jour plus de date et de lieu. Les déclarations de Madame Ayari ne sont pas ‘hésitantes’, elles sont fausses, continue-t-il. La décision rendue refuse de l’admettre pour ne pas avoir à en tirer les conséquences qui s’imposent. » Malgré ce refus, une mise en liberté reste possible. Cependant, selon nos informations, le parquet devrait s’opposer à la demande de mise en liberté déposée par l’avocat de Tariq Ramadan et envisagerait même un référé-détention. Cette semaine, en cas d’ordonnance de mise en liberté, cette dernière pourrait donc tout de même être refusée. La non-présence de Paule-Emma A. pour la confrontation avec Tariq Ramadan pourrait également, semble-t-il, inciter les juges à ne pas répondre favorablement à une éventuelle demande de mise en liberté dans les jours à venir. https://lemuslimpost.com/affaire-tariq-ramadan-demande-demise-examen-refusee.html
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