Aggiornamento sulla petizioneAIDEZ-MOI à obtenir un droit de visite auprès de l'enfant que j'ai élevé !A l'attention de ceux qui nous gouvernent !

Yvette MALRICFrancia
2 mag 2018
Vendredi 23 mars 2018, avec Jennifer Haquin, je me suis rendue au cimetière de Saint-Affrique pour apporter une fleur sur la tombe de Raphaël comme chaque quinze jours.
A mon grand effroi, je me suis aperçue que le trou où repose Raphaël a été chamboulé. Lundi 26 mars, j'ai pu enfin avoir au téléphone, le gardien du cimetière. Il m'a répondu, qu'il s'était retrouvé avec de la terre en reste, il a alors pensé à la mettre dans le trou où repose Raphaël afin de faire plus propre.
Il faut reconnaître qu'après chaque orage, la terre s'affaisse. Pauvre Raphaël, tu ne méritais pas ça.
Vous n'avez pas honte, aucun respect pour cet enfant, assassiné, maltraité par des personnes indignes qui étaient censées le protéger ?! Comme l'Aide Sociale à l'Enfance, l'ARS, DASSE, UDAF, MDPH, ADAPEI.
Raphaël, au jour de sa mort, avait 5000€ sur son compte bancaire, l'UDAF lui a pris cet argent. Je n'ai eu de cesse de demander, que cet argent serve à aménager la sépulture où il repose. Ça aurait été plus propre, mais surtout plus décent. Au lieu de remplir ce trou avec cette terre. Mais l'UDAF a refusé.
Raphaël est donc enterré comme un chien, dans un trou qui normalement, était destiné à sa grande mère biologique. Il a donc eu ce privilège, étant parti en premier. S'est immonde, sa "mère" l'avait abandonné, elle ne le voyait jamais, pas plus que cette soit disant grand mère, venue de nulle part.
L'UDAF par économie lui ont rendu le corps de Raphaël. Toutes ces institutions sont d'une bassesse qui révolte la conscience. Mais Monsieur Macron ne risque pas de les réformer car, cela ferait désordre. Il vaut mieux les laisser agir en toute impunité.
Je me suis proposée de racheter la tombe où repose Raphaël, auprès de la mairie de Saint-Affrique (Aveyron), mais cela m'a été refusé, me disant qu'il aurait fallu que Raphaël l'achète du temps de son vivant, et que ce n'était pas possible car je n'étais rien pour lui, aucun lien de sang.
Pourtant, le Conseil General de l'Aveyron a bien su me le confier de sa naissance jusqu'à ses 18 ans et 6 mois, sans aucune aide de leur part.
Je me suis retrouvée avec toute ma famille, mon mari, mes enfants et petits enfants, prisonnière de leur système infernal. Car en plus de Raphaël qui était pupille de l'état, je me suis retrouvée avec quatre autres enfants : Quentin, Nathan, Jennifer et Jennifer Haquin, que L'Aide Sociale à l'Enfance, m'avait confiée, alors que je n'avais qu'un agrément pour trois enfants. L'Aide Sociale à l'Enfance, pour se protéger, m'a demandé de faire une extension d'agrément.
Je ne pouvais prendre aucun congés, j'étais obligée d'être d'astreinte 24/24 et du 1er janvier au 31 décembre. Et comme Raphaël était mineur, est qu'aucune institution ne voulait le garder (pour ces gens là, l'argent compte plus que tout, il n'y a pas de place pour les sentiments). Après l'IME de la Rouquette, le MAS de St Léon et le MAS de St Come d'Olt, il a fallu que Raphaël soit majeur, pour pouvoir être accueilli dans une antichambre de la mort, c'est d'ailleurs bien là que Raphaël a été assassiné.
Le Conseil General de l'Aveyron, lui avait trouvé une place à l'IME de Bouscayrol à Toulouse, ils pensaient pouvoir s'en débarrasser. Mais au vu, de son lourd handicap, l'IME, ne souhaitait le garder que du lundi 11h au vendredi 14h. Le reste du temps y compris pendant les vacances scolaires, les jours fériés, Raphaël restait chez moi. Et comme le Conseil General de l'Aveyron ne voulait dépenser aucun sous pour Raphaël, c'est moi et mon mari, qui avons fait les trajets, l'Hospitalet-du-Larzac - Toulouse. La journée du lundi, et celle du vendredi. Les autres enfants, restaient à la charge de mes enfants, afin qu'ils puissent aller à l'école.
Nous avons fait ce trajet durant 8 ans. Et avec notre voiture personnelle, sans aucune garantie. Pas même un bon de transport. Il a fallu que je me fasse arrêter par les gendarmes du Tarn, pour mettre fin à ce transport clandestin.
Pendant ces 18 années, de garde de Raphaël, nous avons vécu avec ma famille avec la peur au ventre. Peur, qu'il n'arrive un accident à Raphaël car je n'avais aucune aide de leur part, car son handicap leur faisait peur. Et, on ose me dire que je ne suis rien pour Raphaël !
Ici en France, c'est la débandade, aucune morale, aucun respect, aucune structures adaptées aux personnes handicapées, aux vieillards. Les chiens à la SPA sont mieux considérés que les êtres humains.
Dans ces établissements, maison d'accueil spécialisée, ils nous disent qu'ils manquent de tout : moyens financiers, personnels (infirmiers, ASH, aide soignants), personnel primordial pour le bien être des malades, pour leur apporter de la chaleur humaine et bien non, c'est marche ou crève.
Raphaël n'avait besoin que de sortir tous les jours, dans son fauteuil roulant, car il avait beaucoup de difficultés à marcher. Lorsqu'il était à l'IME à Toulouse, il s'était fracturé la hanche, il n'a même pas été soigné, ni opéré de la part de ses bourreaux afin qu'il puisse conserver le peu de mobilité qu'il avait. Non, la directrice de la MAS de St Come d'Olt a préféré pour son bien être, nous interdire les visites, l'enfermer dans le noir, l'attacher dans son lit, baignant dans son urine, couvert d'eczéma, bourré de neuroleptiques, privé de nourriture (sa maigreur faisait peur à voir). Il était placé en alternance avec Sainte Marie, Hôpital Psychiatrique de Rodez dans l'Aveyron. Il n'y a plus de conscience morale.
Tout ce que je veux c’est que l’UDAF lui fasse aménager sa sépulture.
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