

JSL/BIEN PUBLIC : STOP AU PROJET D’IA ET DE SUPPRESSIONS DE POSTES DU CREDIT MUTUEL
Le problème
Des outils d’intelligence artificielle pour remplacer des journalistes et des salariés : c’est le projet lancé par le Crédit Mutuel via une vague de plans sociaux visant près de 400 postes dans son groupe de presse locale, dont une grande partie supprimés dans les rédactions.
La banque a forgé cette branche presse couvrant l’est de la France, la Bourgogne et la région Rhône-Alpes. Nommée « Ebra », elle compte aujourd’hui neuf journaux régionaux et des filiales, telles qu'Ebra services, Ebra Events, etc. Parmi ces titres figurent Le Journal de Saône-et-Loire et Le Bien public, qui composent la société Est Bourgogne média (EBM) où 19 suppressions de postes sont annoncées.
Pour justifier ce plan, le Crédit Mutuel et le groupe Ebra s’appuient sur le déploiement d’outils d’intelligence artificielle, et notamment d’un outil d’intelligence artificielle générative, c’est-à-dire qui pourra relire, analyser, corriger et réécrire des textes, sur tous les articles des journalistes professionnels et des correspondants locaux de presse (CLP).
La mise en page du journal papier, aujourd'hui dévolue à des journalistes, sera quasi-intégralement réalisée par une intelligence artificielle. Il en sera de même pour le travail des autres salariés de la rédaction, sur les annonces de sorties, les mariages, nécrologies etc. Avec, là aussi, des suppressions de postes.
Ces bouleversements technologiques constituent un tournant pour le métier de journaliste et une atteinte à ses fondements.
Ce sombre tableau n’est pas de la science-fiction… C’est demain ! Déjà, le groupe Ebra a fermé l’accueil d’un grand nombre des agences de ses journaux au public. Et il a même fait résilier les baux de plusieurs de ses locaux. Désormais, il s’attaque à ceux qui font chaque jour votre journal.
Dans un monde où les réseaux sociaux, les « fake news », les plateformes et l’intelligence artificielle floutent la réalité, nous appelons donc le Crédit Mutuel à revenir sur son projet d’économies par l’industrialisation à marche forcée de médias et métiers qui ne s’y prêtent pas. Et à rester fidèle à son esprit mutualiste au service des citoyens.
Nous exhortons notre actionnaire, le Crédit Mutuel – qui a réalisé plus de 4 milliards d’euros de bénéfices après impôts ces trois dernières années - à conserver la spécificité de chacun des titres qu’il a achetés, afin de respecter la diversité de nos territoires et identités. Nous lui demandons de maintenir l'humain et le lecteur au cœur du projet éditorial du groupe de presse. C'est un gage de fiabilité de l'information. La presse quotidienne régionale constitue un rouage essentiel de la démocratie locale. Une mission aujourd’hui fragilisée par l’introduction de l’IA et la course à la rentabilité. Moins de moyens et moins de présence sur le terrain sont autant de menaces pour le droit des lecteurs à une information fiable et de proximité.
Nous demandons au Crédit Mutuel et au groupe Ebra des garanties claires sur l’avenir de nos métiers et un engagement ferme en faveur d’un journal garanti sans intelligence artificielle, avec une information produite et vérifiée par des journalistes, dans le respect de leur travail et de leur déontologie.
L'ensemble des organisations syndicales appelle la direction du Journal de Saône-et-Loire et du Bien public au dialogue social pour préserver les emplois et la qualité de l'information.
SIGNEZ POUR QUE LE CREDIT MUTUEL GARANTISSE QUE L'IA NE REMPLACERA PAS L'HUMAIN, SAUVEGARDE SES VALEURS ET POUR QU'IL RECULE SUR SON PROJET D'INTEGRATION A MARCHE FORCEE DE L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DANS LES JOURNAUX DONT IL EST PROPRIETAIRE.

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Le problème
Des outils d’intelligence artificielle pour remplacer des journalistes et des salariés : c’est le projet lancé par le Crédit Mutuel via une vague de plans sociaux visant près de 400 postes dans son groupe de presse locale, dont une grande partie supprimés dans les rédactions.
La banque a forgé cette branche presse couvrant l’est de la France, la Bourgogne et la région Rhône-Alpes. Nommée « Ebra », elle compte aujourd’hui neuf journaux régionaux et des filiales, telles qu'Ebra services, Ebra Events, etc. Parmi ces titres figurent Le Journal de Saône-et-Loire et Le Bien public, qui composent la société Est Bourgogne média (EBM) où 19 suppressions de postes sont annoncées.
Pour justifier ce plan, le Crédit Mutuel et le groupe Ebra s’appuient sur le déploiement d’outils d’intelligence artificielle, et notamment d’un outil d’intelligence artificielle générative, c’est-à-dire qui pourra relire, analyser, corriger et réécrire des textes, sur tous les articles des journalistes professionnels et des correspondants locaux de presse (CLP).
La mise en page du journal papier, aujourd'hui dévolue à des journalistes, sera quasi-intégralement réalisée par une intelligence artificielle. Il en sera de même pour le travail des autres salariés de la rédaction, sur les annonces de sorties, les mariages, nécrologies etc. Avec, là aussi, des suppressions de postes.
Ces bouleversements technologiques constituent un tournant pour le métier de journaliste et une atteinte à ses fondements.
Ce sombre tableau n’est pas de la science-fiction… C’est demain ! Déjà, le groupe Ebra a fermé l’accueil d’un grand nombre des agences de ses journaux au public. Et il a même fait résilier les baux de plusieurs de ses locaux. Désormais, il s’attaque à ceux qui font chaque jour votre journal.
Dans un monde où les réseaux sociaux, les « fake news », les plateformes et l’intelligence artificielle floutent la réalité, nous appelons donc le Crédit Mutuel à revenir sur son projet d’économies par l’industrialisation à marche forcée de médias et métiers qui ne s’y prêtent pas. Et à rester fidèle à son esprit mutualiste au service des citoyens.
Nous exhortons notre actionnaire, le Crédit Mutuel – qui a réalisé plus de 4 milliards d’euros de bénéfices après impôts ces trois dernières années - à conserver la spécificité de chacun des titres qu’il a achetés, afin de respecter la diversité de nos territoires et identités. Nous lui demandons de maintenir l'humain et le lecteur au cœur du projet éditorial du groupe de presse. C'est un gage de fiabilité de l'information. La presse quotidienne régionale constitue un rouage essentiel de la démocratie locale. Une mission aujourd’hui fragilisée par l’introduction de l’IA et la course à la rentabilité. Moins de moyens et moins de présence sur le terrain sont autant de menaces pour le droit des lecteurs à une information fiable et de proximité.
Nous demandons au Crédit Mutuel et au groupe Ebra des garanties claires sur l’avenir de nos métiers et un engagement ferme en faveur d’un journal garanti sans intelligence artificielle, avec une information produite et vérifiée par des journalistes, dans le respect de leur travail et de leur déontologie.
L'ensemble des organisations syndicales appelle la direction du Journal de Saône-et-Loire et du Bien public au dialogue social pour préserver les emplois et la qualité de l'information.
SIGNEZ POUR QUE LE CREDIT MUTUEL GARANTISSE QUE L'IA NE REMPLACERA PAS L'HUMAIN, SAUVEGARDE SES VALEURS ET POUR QU'IL RECULE SUR SON PROJET D'INTEGRATION A MARCHE FORCEE DE L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE DANS LES JOURNAUX DONT IL EST PROPRIETAIRE.

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Pétition lancée le 26 octobre 2026