

Il y a quatre mois, nous avons écrit une lettre au président de la République, pour l’alerter sur la crise sans précédent de l’hôpital public, et lui demander de prendre des mesures. Nous étions une centaine de signataires. Depuis des citoyens de toute la France et de tous les milieux ont signé cette lettre, par dizaines, par centaines de milliers. Nous n’avons reçu aucune réponse. Pire, pendant ce temps, des lits ont encore été supprimés, la pénurie de matériel s’est aggravée, et rien n’a été fait pour soulager les soignant-e-s à bout de forces.
Début octobre, après les urgentistes, les médecins à leur tour ont manifesté en masse et publiquement leur désaccord et leur colère contre la ruine programmée de notre hôpital. En dehors d'annonces dérisoires en novembre, rien n'a été fait pour répondre à leurs alertes. Ne nous trompons pas : c’est nous qu’ils défendent, nous et nos proches, accueillis et soignés tout au long de notre vie dans ce « bien commun » exceptionnel qu’est l’hôpital. Soutenons-les, en signant et en faisant signer encore plus largement cette lettre qui est notre levier pour faire enfin réagir les pouvoirs publics.
Et puisque la période de la Saint-Valentin s’y prête, partageons notre attachement à l’hôpital en lui écrivant quelques mots de tendresse (usagers.cih@gmail.com).