Interdiction des implants de surveillance: Abilify MyCite

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Drogage forcé : pour l’interdiction formelle de l’implantation de puce électronique dans le corps des psychotiques et des dépressifs pour surveiller leur prise de neuroleptique.

La Food and Drug Administration, l’agence du médicament aux États-Unis, vient d’autoriser l’implantation d’une puce électronique dans le corps des personnes schizophrènes, bipolaires ou dépressives sévères afin de surveiller leur prise de neuroleptique : l’abilify MyCite. La puce est ingérée sous la forme d’une pastille électronique qui se fiche dans l’estomac et qui envoie un signal à un récepteur externe, transmettant via Bluetooth à un smartphone, puis dans le cloud, des informations biologiques et personnelles comme l’heure de la prise du traitement et le niveau d’activité.

Cette puce a été élaborée par le laboratoire pharmaceutique Otsuka, qui commercialise l’abilify, et l’entreprise Proteus Digital Health, qui a levé des millions de dollars auprès de fonds d’investissement et d’autres laboratoires. D’après le journal « Les Échos », une puissante campagne de lobbying est en cours, à travers des communiqués de presse, des accords avec les assurances santé et des promesses de ristourne aux premières personnes qui accepteront d’ingérer volontairement les implants électroniques.

Proteus Digital Health jure ses grands dieux que les informations biologiques et personnelles de la puce ne seront transmissent aux psychiatres, aux infirmiers et même à la famille qu’avec l’autorisation du patient, et le laboratoire Otsuka a déclaré qu’il avait embauché des experts à ses propres frais qui se prononceront bientôt sur le caractère parfaitement éthique de la marchandise qu’il s’apprête commercialiser.

Otsuka et Proteus Digital Health nous prendraient-ils pour des idiots ? Pourquoi avoir visés spécifiquement les schizophrènes, les bipolaires et les dépressives sévères, qui, dans tous les pays du monde, sont régulièrement hospitalisés sous contrainte, soumis à des traitements forcés qu'ils n’ont aucune possibilité légale de refuser ?

Quel psychiatre a pu être suffisamment perverti pour oser affirmer qu’un psychotique qui souffre déjà d’angoisse de persécution, de peur d’être observé, a besoin d’ingérer une pilule qui le surveille de l’intérieur, et qui envoie des informations à caractère privée à des personnes qui ont tout pouvoir sur lui ?

À quel point un psychiatre peut-il être assez inhumain, assez distant et assez glacial, pour oser proposer à un dépressif sévère un implant qui le renseignera automatiquement sur la prise d’un traitement, sans même avoir besoin de lui adresser la parole ?

Lorsque Proteus Digital Health affirme que les psychotiques et les dépressifs sévères pourront ou non autoriser l’envoie des informations récoltées par la puce, c’est un mensonge frontal, car les législations de tous les pays prévoient que les psychotiques ou les dépressifs sévères puissent être soumis à des traitements forcés, y compris l’ingestion obligatoire d’abilify ou d’abilify MyCite.

C’est pourquoi nous exigeons l’interdiction formelle des implants de surveillance des psychotiques et des dépressifs sévères aux agences de contrôle du médicament.



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