Sauvegardons le métier d'aide familiale

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Pour faire face au vieillissement de la population, la Wallonie est sur le point de se doter d’une « Assurance autonomie ». Entendez par là, une couverture qui permettra à toute personne confrontée à une perte d’autonomie, de bénéficier de multiples services à son domicile afin de pouvoir y rester le plus longtemps possible, dans de bonnes conditions.

Pour mener à bien ce projet, les services d’aides à domicile ont évidemment un rôle clé à jouer ! Ce rôle, les aides familiales, que nous sommes, sont prêtes à l’endosser mais pas à n’importe quelles conditions. Aujourd’hui, ce projet d’assurance autonomie semble être une belle idée sur papier, mais, sa mise en application concrète nous inquiète ! Nous voulons que le Gouvernement wallon se donne les moyens de ses ambitions afin que l’assurance autonomie profite aux bénéficiaires sans mettre en danger les services d’aides aux familles !

Depuis sa création en 1945, notre métier est en constante évolution. Nous intervenons au domicile des personnes isolées, âgées, handicapées, malades ou encore des familles en difficulté, pour les aider dans leur vie quotidienne. Que l’on pense à l’entretien des pièces d’habitation, à la préparation des repas, à l’accompagnement pour aller faire les courses, à la gestion de leur budget, au soutien dans les démarches administratives… Tout cela en étant l’oreille attentive de la (ou des) personne(s) que nous accompagnons. Aujourd’hui, nous faisons finalement tout ce que pourrait faire un membre de la famille mais de manière professionnelle.

L’assurance autonomie, telle qu’imaginée par le Gouvernement wallon actuel, prévoit que nous ne puissions intervenir qu’un certain quota d’heures au domicile des bénéficiaires. Passé ce quota, les bénéficiaires devront financer eux-mêmes le surplus. Sachant que pour une levée et une mise au lit, il faut déjà 20 heures par semaines, que propose-t-on ? De venir lever ou nourrir les personnes un jour sur quatre ? Et pour le reste, les laisser se débrouiller ? De ce fait, demain, on nous demandera de faire encore plus en un temps record et inévitablement le relationnel en prendra un coup. Ce qui est évidemment dommageable : il n’est pas rare que nous soyons les seules personnes vues par le bénéficiaire sur toute la journée. Nous voulons continuer à exercer toutes ces tâches pour lesquelles nous avons été formées tout en préservant le social inhérent à notre métier !

Parce que oui, nous avons suivi et suivons encore des formations. L’actuelle assurance autonomie prévoit de ne plus accompagner des personnes que nous aidons actuellement comme les familles fragilisées. Que vont devenir ces personnes une fois mise hors système ? Celles qui peuvent se le permettre feront appel aux titres-services qui, bien qu’intervenant également au domicile des particuliers, ne font pas du tout le même métier. Les autres seront, encore un peu plus, en marge de la société. Nous voulons conserver l’ensemble de nos bénéficiaires actuels et, tant pour éviter une concurrence entre les différents intervenants à domicile, que pour conserver une qualité d’accompagnement des bénéficiaires, nous souhaitons qu’une fiche des tâches que chacun peut exercer ou non, soit mise en place !

Nous faisons un métier difficile, physiquement bien sûr, mais aussi moralement. Chaque jour, nous affrontons des situations très chargées émotionnellement : nous avons à faire à des bénéficiaires en dépression, certains souffrent de démences ou de dépendances… Nous voulons que ce métier, que nous aimons, soit davantage valorisé. Valorisé aux yeux de la société d’abord, mais aussi revalorisé financièrement. Nous souhaitons qu’enfin, notre profession soit reconnue comme faisant partie des métiers pénibles et qu’il en soit tenu compte dans le cadre des pensions.

Signez notre pétition ! Aujourd’hui, nous avons besoin de votre soutien, comme demain, vous, un voisin ou un membre de votre famille pourrait avoir besoin de nous dans son accompagnement à domicile

 



Virginie compte sur vous aujourd'hui

Virginie CELLI a besoin de votre aide pour sa pétition “Gouvernement wallon: Sauvegardons le métier d'aide familiale”. Rejoignez Virginie et 14 646 signataires.