Non à l'expulsion de Reda vers le Soudan, ni d'aucun autre !!!

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Translation in English below

L’expulsion de Reda de ce mardi 9 avril a été reportée ! Mais on continue : Reda Dhawelbeit, soudanais d'origine darfouri est toujours menacé d’être renvoyé à Karthoum où il risque à coup sûr d'être arrêté à son arrivée et de subir les tortures que l'on sait, voire la mort. Et d’autres que lui risquent de subir le même sort !

Reda a 40 ans, il a tout quitté, sa femme enceinte, son fils qu'il n'a jamais pu serrer dans ses bras, un travail qu'il aimait, ses parents, ses amis. Pourquoi ? Pour échapper à une dictature qui cherchait à le briser. Il a demandé l'asile en Belgique qui le lui a refusé obstinément. Et aujourd'hui après l'avoir laissé pourrir pendant plus de 2 mois en centre fermé, la Belgique veut le renvoyer dans son pays très prochainement. Il y risque la torture et la mort, n'ayont pas peur des mots. Ce risque est d'autant plus important que Reda fait partie de ces Soudanais qui ont été identifiés par la délégation soudanaise invitée par Théo Francken en septembre 2017. Suite à cette visite la sécurité soudanaise a d'ailleurs rendu visite peu de temps après à son épouse pour la menacer.

Deux arrêts de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, datés du 15 janvier 2015 – A.A. c. France (n o 18039/11), A.F. c. France (n o 80086/13) – ont jugé que l’éloignement des requérants soudanais emporte violation de l’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme, eu égard aux risques avérés de traitements inhumains ou dégradants en cas de renvoi au Soudan. La Cour Européenne des Droits de l’Homme a jugé que les mesures d’éloignement prises à l’encontre des requérants soudanais étaient contraires à cet article.

Je souhaite également attirer votre attention quant à la détérioration actuelle de la situation sécuritaire au Soudan, telle que documentée par les rapports et articles d’Amnesty International et Human Rights Watch les mois derniers. En effet, ces instances mettent en avant les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de la violente répression contre la population et les manifestants depuis décembre 2018. Cette répression a fait une soixantaine de morts, plus d’un millier d’arrestations et environ 2000 blessés. Les enlèvements et la torture sont pratiqués à grande échelle par les Services de Sécurité (NISS). Les Soudanais expulsés sont interceptés et interrogés par les Services de Sécurité à leur arrivée au Soudan ; de nombreux témoignages confirment que, pour plusieurs ressortissants expulsés, leurs proches sont sans nouvelles d’eux depuis leur expulsion. Ils sont arrêtés, disparaissent, et à ce jour ont possiblement été tués.

Nous demandons de mettre tout en œuvre pour empêcher le rapatriement de Reda Dhawelbeit ; tout comme d'ailleurs tout rapatriement vers ce pays, le Soudan, dont la situation actuelle ne garantit aucunement la sécurité pour les personnes qui y seraient renvoyées.

In ENGLISH:

No to the deportation of Reda to Sudan, no to deportations in general!

The expulsion of Reda of this tuesday april 9 has been reported ! But we have to continue : Reda Dhawelbeit, a Sudanese with darfuri’s rooths, will be sent back to Karthoum where he will most probably be arrested and tortured, not to say killed. Other sudanese may be in the same situation.

Reda is 40, he left everthing and everyone; his pregnant woman, his son whom he never could hold into his arms, a work he really liked, his parents, his friends. Why? To escape a dictatorship that wanted to destroy him. He requested asylum in Belgium but it was refused. Tomorrow 9 April, after retaining him in a closed centre for more than 2 months, Belgium is planning to send him back to his country where he runs the risk to be tortured and killed. This risk is even bigger since Reda is part of the Sudanese people who were identified by the Sudanese delegation that had been invited to Belgium by Theo Francken in September 2017. Following that visit, the Sudanese security had even paid a visit to his wife to threaten her.

Two rulings by the European Court of Human Rights, from 15 January 2015 - A.A. vs. France (n o 18039/11), A.F. vs. France (n o 80086/13) – deemed that the deportation of Sudanese applicants was a violation of article 3 of the European Convention of Human Rights regarding the proven risks of inhumane or degrading treatments in case of return to Sudan. The European Court of Human Rights deemed that the dismissal measures taken against Sudanese applicants were contrary to that article.

I also wish to draw your attention to the current deterioration of the security situation in Sudan, as documented by reports and articles by Amnesty International and Human Rights Watch over the last months. Indeed, these organisations point the human rights abuses committed in the context of the violent repression against the population and demonstrators since December 2018. This repression caused over sixty deaths, more than a thousand arrests and around 2,000 wounded. Kidnappings and torture are widely used by the Security Services (NISS). The deported Sudanese are arrested and questioned by them when landing in Sudan; loads of testimonies confirm that the families of several deported nationals have remained without news from them since their deportation. They were arrested, disappeared, and have probably been killed by now.

We call on every action possible to prevent Reda Dhawelbeit's deportation as well as any other deportation to Sudan where the current situation doesn't guarantee at all the security of the people who live there.

 

 


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