Victoire

Gouvernement d'indignité nationale : la coupe est pleine

Cette pétition a abouti avec 1 241 signatures !


Simples citoyens révoltés et non résignés, nous appelons à la mobilisation continue contre la banalisation du cynisme d'un gouvernement indigne qui prétend représenter le pays en justifiant la violence économique et sociale exercée à l'encontre des plus faibles, des plus fragiles et des plus démunis par l'invocation de boucs-émissaires que sont les migrants victimes d'un harcèlement policier tout aussi insupportable et contraire au respect de la dignité et de la solidarité humaines. Notre intention est de diffuser le plus largement possible cette protestation publique afin de recueillir un maximum de signatures et d'interpeller le gouvernement pour démontrer que l'«opinion publique» ne soutient pas forcément sa politique prétendument sécuritaire qui déshonore la nation et dans laquelle nous ne nous reconnaissons pas.

Gouvernement d’indignité nationale : la coupe est pleine

 Le temps est venu de manifester publiquement notre honte, notre indignation et notre écœurement face à un gouvernement qui encourage et pratique une politique policière répressive à l'endroit de malheureux migrants «sans papiers» qui transitent par notre pays sans rien nous demander ni nous coûter mais que l'on présente comme des criminels, qui exige à leur endroit la plus extrême fermeté comme s'ils menaçaient la sécurité de l'Etat et de ses citoyens, qui traite le harcèlement et la répression quotidienne de ces réfugiés épuisés, démunis de tout et sans défense d'opérations de «nettoyage» dont il se félicite et se réjouit. Ce gouvernement qui prétend représenter la Belgique et qui en vient à réclamer le droit pour la police de perquisitionner sans mandat les domiciles privés pour y déloger quelques migrants transis de froid dans la nuit glaciale recueillis, hébergés et nourris pour une nuit par des citoyens solidaires et responsables qui sauvent notre honneur en portant secours et assistance à ces personnes en danger. Rappelons avec force qu'en criminalisant ainsi des réfugiés, des demandeurs d'asile et des migrants qui cherchent à échapper à la misère, à l'horreur, à un sort misérable auquel aucun d'entre nous ne se résoudrait, en incriminant les citoyens sensibles à leur sort qui leur prêtent secours et en les menaçant de perquisitions intempestives à leur domicile, c'est rien moins que le droit national et international qui sont ainsi bafoués, à savoir l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, l'article 12 de la Déclaration universelle des Droits de l'homme et l'article 15 de la Constitution belge qui prévoient l'inviolabilité du domicile privé, mais encore la responsabilité pénale du citoyen en matière de non assistance à personne en danger et l'omission de porter secours à personne en péril, et surtout l'article 3 commun aux quatre Conventions de Genève et les articles 12 et 13 de la Déclaration universelle des Droits de l'homme qui stripulent respectivement que «Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays» et que «Devant la persécution, toute personne a le droit de chercher asile et de bénéficier de l'asile en d'autres pays».

Le plus désolant dans cette affaire est de devoir encore et inlassablement rappeler les principes moraux et les plus élémentaires de toute société qui fondent notre commune humanité à savoir la fraternité et la solidarité. Car ce qui est en cause ici est bien l'absence de toute empathie et de tout sentiment d'entraide et de secours à l'égard de ces migrants criminalisés et reconduits par la force dans l'enfer qu'ils cherchent à fuir comme l'ont fait par le passé nos aïeux en des temps plus troublés et comme le ferait du reste chacun d'entre nous. C'est à un véritable choix de société que nous confronte la politique de notre gouvernement et aux exactions de notre tristement célèbre secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration comparé non sans raison à Donald Trump par le Washington Post et dont la politique fait dire au Nouvel Observateur que la Belgique est «le pays où on se fait une fierté de chasser les migrants». Notre pays n'a certes pas de leçon à recevoir de la part de pays comme l'Amérique de Trump qui érige la xénophobie en vertu nationale ou de la France qui ne nous a pas attendus pour rendre illégal le secours citoyen aux migrants, mais on n'a pas non plus lieu d'être fier de la politique menée dans notre pays en la matière et encore moins de la popularité dont jouirait dans notre pays un secrétaire d'État coupable de collaboration avec les services secrets d'une dictature à laquelle il renvoie ses réfugiés et de mensonge au Premier ministre, au Parlement et au Peuple. Il y a urgence à exiger pour le moins et sans relâche la démission de ce personnage sinon celle du Premier-Ministre s'il n'est pas capable de faire respecter nos institutions et de sanctionner ceux qui doivent l'être.

Face à ce gouvernement d'indignité nationale qui compte parmi ses membres des sympathisants notoires d'anciens collaborateurs pro-nazis, à savoir M. Jan Jambon, Vice-Premier ministre et ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, chargé de la Régie des bâtiments, qui justifie la collaboration pendant la Seconde Guerre mondiale et a assisté à un meeting de Jean-Marie Le Pen en Belgique, et son secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration, chargé de la Simplification administrative, adjoint au ministre de la Sécurité et de l'Intérieur, M. Theo Francken qui célèbre le 90e anniversaire de Bob Maes, ancien activiste pro-nazi et fondateur de la milice d'extrême droite VMO, et dont les mensonges répétés ainsi les dérapages verbaux éhontés sont systématiquement excusés et couverts par un Premier-Ministre qu'il se permet de railler publiquement par ailleurs, et qui, flanqué de pas moins de quatre Vice-Premiers ministres, ouvertement soumis au chantage par le chef du parti des deux sus-nommés au cas où il se permettrait de révoquer son secrétaire d'État, choisit par impuissance, faiblesse, lâcheté, calcul politique ou conviction de jouer au matamore en encouragent cette politique inhumaine qualifiée de ferme à l'égard des plus faibles d'entre tous sous prétexte de protéger nos frontières. Comme s'il s'agissait là désormais de la priorité de ce gouvernement, et donc de la menace la plus grave qui pèserait sur l'intégrité du territoire, sur la sureté de l'État, sur la sécurité de nos concitoyens, sur leur bien-être et leur qualité de vie, bref de notre principal sujet de préoccupation. Et cette manière de semer l'inquiétude et le trouble dans l'esprit de ceux qui pensent qu'une poignée de migrants qui tentent désespérément d'embarquer pour la Grande-Bretagne constitue une menace nationale et qu'il faut renvoyer ces gens chez eux manu militari trouve évidemment un appui à chaque fois qu'un journaliste fainéant reprend le poncif de la soi-disant "jungle de Calais", comme s'il s'agissait là d'une réalité objective et non d'un slogan raciste forgé par les politiques pour faire peur et justifier une politique répressive à l'endroit de ces malheureux.

Il est donc temps que prenne fin cette mascarade indigne. Déjà la nomination comme secrétaire d'État à l'Asile et la Migration, chargé de la Simplification administrative de quelqu'un qui considère l'asile et la migration comme des "problèmes" qu'il faut "nettoyer" (entendez "éradiquer") et dont la pensée et la communication simplistes et populistes suggéreraient de supprimer le mot «administrative» de sa fonction, et d'un second membre du parti séparatiste flamand N-VA comme ministre de la Sécurité et de l'Intérieur ressemblait à une farce et constituait une véritable provocation. La plaisanterie de mauvais goût a assez duré. Nous exigeons dès à présent non plus des excuses inutiles et insincères ou des recadrages de façade mais le démission pure et simple de M. Theo Francken qui n'a pas sa place dans un gouvernement national ou à défaut sa révocation par un Premier ministre dont nous exigeons qu'il commence par exercer sa fermeté vis-à-vis des manquements graves de son secrétaire d'État s'il veut démontrer au peuple belge qu'il est bien le chef de ce gouvernement. Il y va de la crédibilité et de la dignité de notre gouvernement et surtout de l'honneur du pays.



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