
Grâce à votre mobilisation #AgresseursAu17 depuis l'année dernière, de nombreuses femmes ont pris attache avec des associations porteuses de cette pétition pour témoigner des violences commises à leur égard par des policiers/gendarmes. C'est le début d'un #MeTooFdO (Me Too forces de l'ordre).
L'une de ces femmes courageuses, elle-même policière, témoigne auprès de Streetpress comment son ex-conjoint, auteur condamné définitivement pour violences conjugales, a pu intégrer l'école de police. Malgré les alertes d'Adeline, le directeur de l'école refuse de réagir. Ni le ministère de l'Intérieur, ni le président de la République n'ont répondu à ses sollicitations. Son ex-conjoint sera diplômé de l'école nationale de police le 15 juillet 2022, après quoi, il sera armé par l'État et affecté à une unité et peut être amené à recueillir la parole de femmes victimes de violences conjugales.
Nous vous demandons de partager ce témoignage pour pouvoir alerter sur la pratique de recrutement d'auteurs condamnés pour violences à l'égard des femmes au sein de nos forces de sécurité intérieure. Pratique visiblement courante, au point que cela n'émeut pas plus que ça l'institution.
Nous réitérons notre détermination à vouloir briser l'omerta qui entoure la commission de violences à l'égard des femmes commises par des membres des forces de l'ordre, et nous appelons les femmes s'estimant victimes de ces violences de nous contacter pour en témoigner.