
"Les représentants de la loi «vont utiliser le pouvoir qu'ils vont avoir pour menacer» les plaignantes : «C'est moi la loi» ou «je connais le juge» sont des phrases souvent entendues. Sophie Boutboul évoque également des «traitements de faveur» dont bénéficieraient les forces de l'ordre accusées. «Par exemple, on avait laissé le téléphone au mis en cause lors d'une garde à vue alors que c'est interdit. Et ce genre de comportements va empêcher les condamnations. Il y a une double responsabilité de la justice et des autorités sur ce sujet», explique Sophie Boutboul. Pour elle, les familles et les victimes alertent en vain depuis des années : «On n'arrive même pas à accéder au nombre de plaintes pour violences conjugales». Contacté par nos soins, le ministère de l'Intérieur n'a pas encore répondu à nos sollicitations."