
Dans une interview donné au Parisien hier, M. Darmanin explique que le deuxième rapport sur le féminicide de Chahinez a été remis au Premier Ministre la semaine dernière, mais que celui-ci ne sera pas rendu public.
Ce rapport devait, selon le ministre de l'Intérieur, expliquer si les « fonctionnaires de police ont menti ou n’ont pas tout dit à l’inspection générale » concernant la condamnation de leur collègue pour violences conjugales.
Le refus de rendre ce deuxième rapport public est une parfaite démonstration de l'omerta qui règne au sein des forces de sécurité intérieure en matière des violences faites aux femmes commises par leurs collègues.
Par ailleurs, dans cet interview, M. Darmanin estime à 20 le nombre d'auteurs de violences conjugales au sein d'un effectif de 250 000. Alors que 9,5% des appels au 3919 concerne des auteurs policiers ou gendarmes, ce chiffre nous semble plus que trouble.
Dans les faits, ce que M. Darmanin nous explique c'est qu'une femme victime peut être accueillie par un policier ou gendarme qui a une procédure en cours pour violences faites aux femmes, et qu'il n'a aucune intention de se soucier de leur sort.