
Quel avenir pour le cinéma en centre-ville à La Ciotat ?
Un triste constat
Depuis plus de 9 mois maintenant, le cinéma Lumière a fermé ses portes.
Il est effacé des discours officiels. 111 ans de cinéma et d’histoire locale sont ainsi jetés aux oubliettes.
La place Evariste Gras est, depuis, désertée et les ciotadennes et les ciotadens n’ont plus accès à bon nombre de films.
La salle de l'Eden-théâtre offre certes une programmation de qualité, mais les obligations d'événements liées à son statut (plusieurs festivals dans l’année, privatisations de la salle …) diminuent d'autant l'offre de films aux ciotaden-nes amoureux du cinéma.
Une concertation fantôme
En novembre 2023, un cabinet d’Aide à la Maitrise d’Ouvrage (la société Prémices) a été missionné par la Ville de La Ciotat pour procéder à un audit de la Halle Lumière et proposer différents projets d’aménagement et de fonctionnement d’un équipement culturel.
En janvier, des réunions de consultation de quelques associations, dont la CCU, et de professionnels de la culture, ont été organisées, mais aucun retour et échange collectifs n’ont été faits.
De l’aveu même de Prémices, la feuille de route de la mairie est claire : tout sauf du cinéma !
De la concertation chère à Monsieur le Maire avec sa formule « Proseco », il ne reste que l’annonce !
Pourtant une solution existe
Une formidable opportunité se présente. La Délégation de Service Public (DSP) de l’Eden doit être renouvelée l’an prochain.
On peut lire dans l’éditorial du programme de février : « Devenu récemment le seul cinéma en centre-ville, l'Eden est prêt à relever la responsabilité de l'accueil d'un nouveau public (…) À situation nouvelle, réponse innovante».
En effet, si la « ville du cinéma » veut vraiment développer l'offre de films pour les ciotaden-nes, augmenter le nombre de séances, développer un nouveau public, alors, oui, il y a une solution : intégrer deux salles de cinéma dans le projet de centre culturel de la Halle Lumière et en confier la gestion à l’Eden, dans le cadre de cette nouvelle DSP.
Cette ouverture permettrait de satisfaire la demande cinématographique en centre-ville en augmentant de manière substantielle la programmation. On utiliserait ainsi au mieux les ressources humaines déjà existantes et la généreuse subvention accordée par la commune à cet établissement.
Mais avec qui discuter de cette solution « innovante » ?
Il est urgent qu’une véritable concertation sur ce sujet soit mise en place.
La Culture ça Urge est prête à y participer pour défendre des propositions constructives et porter la voix des 7000 signataires de la pétition qui demandent le maintien de salles de cinéma dans la Halle Lumière.
www.la-ccu.com collectif.actionsculturelles@ecomail.fr