

Garantir la transparence dans les dons du concert "Colombia, mon amour "
Le problème
[versión en Español disponible al final]
À l'attention des organisateurs, partenaires et artistes du concert « Colombia mon amour ».
Nous saluons votre initiative. Depuis le séisme du 10 août, des milliers de familles colombiennes ont été sinistrées, dont certaines sont les nôtres. Nous soutenons pleinement toute action qui vise à leur apporter une aide de manière concrète et transparente. C'est justement parce que nous tenons à cette solidarité que nous vous écrivons. Il est fondamental que chaque euro donné arrive aux personnes affectées, et que la totalité des dons soient investis dans la reconstruction matérielle et sociale de leurs vies, sans instrumentalisation politique, et dans le respect des droits fondamentaux.
Les annonces publicitaires du concert précisent que les dons seront versés à la Fundación Colombia Luz y Sonrisas, ce qui soulève pour nous de très grandes préoccupations. Plusieurs faits de connaissance publique nous inquiètent sur la transparence dans la gestion des fonds reçus par cette fondation, dans le cadre du séisme survenu le 10 août en Colombie :
Qui est cette fondation ?
La Fondation Colombia Luz y Sonrisas a été créée et est présidée par la Première dame de la nation sous le symbole du mouvement “Las Tigresas de la Patria”, lancé pendant la période de campagne présidentielle de l’actuel président d’extrême droite, Abelardo de La Espriella, lui- même se faisant appeler “El Tigre”. Il nous semble important de préciser que cette Fondation a été créée dans ce contexte de campagne présidentielle et en un temps record : constituée le 20 mars 2026, inscrite à la Chambre de Commerce le 7 juillet 2026. [1][2].
Concernant la transparence et le suivi des fonds :
● Il n'est toujours pas possible de savoir combien d'argent a été collecté par la Fondation. Près de deux mois après le séisme, ni la Fondation, ni la Présidence de la République colombienne, qui a publiquement promu la fondation pour la réception de ces dons, ni le ministère des Finances n'ont publié le moindre chiffre sur les sommes reçues ou leur utilisation [3] [4] [5].
● Les demandes d'information sont restées sans réponse. Le 24 août, Alejandro Ocampo, membre du congrès et vice-président du Sénat a déposé un derecho de petición (demande formelle d'information fondée sur l’article 23 de la Constitution colombienne) sur le montant collecté, l'usage des fonds et les mécanismes d'audit. Il n'a reçu aucune réponse.
● Deux recours en justice n'ont pas apporté de chiffres. Malgré deux tutelas (recours pour la protection des droits fondamentaux fondé sur l’article 86 de la Constitution colombienne) présentées et initialement admises auprès des juges de la République, à Bogotá et à Barranquilla, elles ont récemment été rejetées, sans pour autant donner de réponses sur les fonds reçus par la Fondation. À Bogotá, une seule des quatre parties visées a répondu, sans donner de chiffres : elle a mis en cause l'impartialité de la juge.
● La reddition des comptes du séisme manque. Le bilan de la campagne publié par la Fondation compte les tonnes d'aide livrées, mais ne mentionne aucune somme d'argent. Sa page transparence couvre quatre urgences antérieures, mais pas celle du séisme.
● Une promesse non tenue. Les conditions de don de la Fondation prévoient d'informer publiquement sur les excédents [6]. Deux mois plus tard, rien n'a été publié et les donations concernant le séisme n'y apparaissent pas.[7]
● Le seul don connu a été révélé par le donateur. Fedepalma a versé 670 millions de pesos par l'intermédiaire de la Fondation. On le sait parce que Fedepalma l'a publié, pas parce que la Fondation l'a déclaré [8].
La publicité de l’information comme gage de transparence
Le droit à l'information n'est pas facultatif. En Colombie, la Constitution et la loi 1755 de 2015 garantissent le droit de demander des informations, y compris aux personnes privées qui gèrent des ressources d'intérêt public. Les dons ouvrent droit, dans certaines conditions, à des avantages fiscaux, et les citoyens ont un droit constitutionnel de contrôler les ressources destinées à des fins sociales. Le refus ou l’absence de réponse dans l’accès à l’information constitue la violation d’un droit fondamental.
La traçabilité des fonds protège tout le monde. Elle protège les victimes, les personnes donatrices et votre événement. Nous ne mettons pas en doute votre bonne foi. Nous voulons que la générosité de votre public puisse être chiffrée, suivie et investie à bon escient. D’autant plus que pour bénéficier de l'avantage fiscal, la Fondation doit fournir une attestation de réception du don à la personne donatrice, selon les obligations préétablies par la Direction des impôts. Elle est signée par le réviseur fiscal, ou le comptable, et indique la forme, le montant et la destination du don. Ainsi, une fondation qui délivre ces attestations dispose donc forcément de données chiffrées. D’où l’inquiétude face à l’absence de réponse documentée de la Fondation.
Tous ces éléments interviennent dans un contexte d'arrivée au pouvoir d’un gouvernement d’extrême droite qui, depuis sa prise des fonctions, n’a toujours pas rendu un bilan consolidé de la comptabilité complète de chaque somme versée, au niveau national et international, jusqu'au bénéficiaire final. Les dépenses et le nombre total de bénéficiaires effectivement aidés restent inconnus.
Nous demandons de :
1. Verser les dons collectés aux organisations dont l’expérience et la transparence sont prouvées. Dans un exercice de responsabilité citoyenne, de respect de la dignité humaine, des droits fondamentaux et de l’engagement du public pour une noble cause, nous sollicitons que l’intégralité des bénéfices soit destinée à des organisations dont les comptes sont publics et audités. Par exemple, la liste de donations faites à la Fondation « Pies descalzos » de la chanteuse colombienne Shakira, est publique et directement consultable dans son site web [9] ou encore la Croix Rouge colombienne dont l’expérience n’est aucunement mise en doute. Nous nous mettons à votre disposition afin, si vous le souhaitez, de vous fournir une liste d’organisations et de fondations fiables avec une expérience reconnue sur le terrain.
2. Rendre public le(s) nouveau(x) bénéficiaire(s) et les modalités de suivi des fonds : montant collecté, date du virement et rapport sur leur utilisation.
Enfin, La solidarité ne peut en aucun cas servir des intérêts opaques et individuels, ni voiler la corruption. Aux artistes, nous demandons de la cohérence : votre nom et votre réputation sont en jeu.
Nous invitons, chaleureuse et respectueusement le public, à ne pas assister au concert si le bénéficiaire des fonds n'est pas changé et à soutenir directement des organisations faisant un travail en toute transparence.
Votre solidarité mérite des garanties. Pas de solidarité internationale sans reddition des comptes !
Aidez-nous à atteindre ce but en signant cette pétition pour demander une gestion responsable et efficace des fonds recueillis. Ensemble, nous pouvons faire une différence positive pour les victimes du séisme en Colombie.
Actualisation au 17 octobre 2026:
Des comptes incomplets, incohérents et contredits par les communications officielles
Le 16 octobre 2026, soixante-huit jours après le séisme, la Première Dame, Ana Lucía Pineda, a enfin publié l'état comptable des dons reçus par sa Fondation. Loin d'apporter la transparence attendue, ce document soulève de nouvelles questions graves. [10]
1. Un seul donateur pour plus de 80 % des fonds, et 19 % des dons sans aucune explication
La Fondation déclare avoir reçu 54 589 523 791 pesos colombiens, soit environ 54,6 milliards de pesos. Près de 44,2 milliards de pesos, soit 81 % du total, proviendraient d'un seul donateur : la famille Gilinski. Selon le document, ce don serait exclusivement destiné à la reconstruction d'établissements scolaires et de centres de santé à Cali. Les 19 % restants ne font l'objet d'aucun détail : on ne sait ni d'où ils viennent, ni à quoi ils servent. [10]
2. Deux mois après le séisme, presque rien n'a été dépensé
Seuls 0,02 % des dons ont été utilisés, et uniquement pour des frais administratifs. Autrement dit, deux mois après la catastrophe, rien ou presque n'a été consacré à la reconstruction ni à l'aide aux sinistrés.
3. Des chiffres qui se contredisent
Les montants publiés ne correspondent pas à ceux que la Première Dame avait elle-même annoncés au départ. Les chiffres concernant les professionnels mobilisés ne sont pas cohérents non plus. [10]
Plus grave encore, le total déclaré ne correspond pas aux montants mis en avant par le Président et par la Fondation dans leurs messages officiels de remerciement aux donateurs. Le sénateur Alejandro Ocampo a souligné sur son compte X que le montant publié est trois fois inférieur à la somme des montants qu'ils avaient eux-mêmes annoncés. Où est passée la différence ?
Des propos inacceptables
Le 16 octobre 2026, interrogée par la journaliste Vanessa de la Torre, la Première Dame a déclaré que sa Fondation « n'est pas un ministère » et qu'elle « n'est pas obligée de montrer ce qu'elle fait, parce que les fondations rendent leurs comptes à leur conseil d'administration ».
Cette position est inacceptable. La Fondation n'est certes pas un ministère. Mais la Fondation a été désignée comme l'un des trois canaux officiels de la campagne "Colombia un solo corazón" pour la collecte des dons après le séisme et suggérée par des institutions publiques et par le président, lui-même, comme canal pour recevoir ces dons. Elle gère donc, des fonds destinés à une cause d'intérêt général. Les citoyens qui ont donné, et tous ceux qui attendent de l'aide, ont le droit de savoir comment cet argent est utilisé.
Refuser de rendre des comptes au public, c'est nier le droit fondamental à l'information. C'est aussi trahir la confiance des donateurs, et décourager ceux qui pourraient donner à l'avenir.
Version en Español :
«Colombia mon amour»: sí a la solidaridad internacional, sí a la transparencia. Para que cada donación llegue realmente a las víctimas del terremoto.
A la atención de los organizadores, socios y artistas del concierto «Colombia mon amour».
Celebramos su iniciativa. Desde el terremoto del 10 de agosto, miles de familias colombianas han resultado damnificadas, entre ellas algunas de las nuestras. Apoyamos plenamente toda acción que busque brindarles ayuda de manera concreta y transparente. Es precisamente porque valoramos esta solidaridad que les escribimos. Es fundamental que cada euro donado llegue a las personas afectadas, y que la totalidad de las donaciones se invierta en la reconstrucción material y social de sus vidas, sin instrumentalización política y con respeto de los derechos fundamentales.
Los anuncios publicitarios del concierto precisan que las donaciones serán entregadas a la Fundación Colombia Luz y Sonrisas, lo cual nos genera muy serias preocupaciones. Varios hechos de conocimiento público nos inquietan en cuanto a la transparencia en la gestión de los fondos recibidos por esta fundación, en el marco del terremoto ocurrido el 10 de agosto en Colombia:
¿Quién es esta fundación?
La Fundación Colombia Luz y Sonrisas fue creada y es presidida por la Primera Dama de la Nación bajo el símbolo del movimiento "Las Tigresas de la Patria", lanzado durante el periodo de campaña presidencial del actual presidente de extrema derecha, Abelardo de La Espriella, quien a su vez se hace llamar "El Tigre". Nos parece importante precisar que esta Fundación fue creada en el contexto de esta campaña política y en un tiempo récord: constituida el 20 de marzo de 2026 e inscrita en la Cámara de Comercio el 7 de julio de 2026. [1][2].
En cuanto a la transparencia y el seguimiento de los fondos:
• Todavía no es posible saber cuánto dinero ha recaudado esta fundación. Casi dos meses después del terremoto, ni la Fundación, ni la Presidencia de la República de Colombia, que promovió públicamente la fundación para la recepción de estas donaciones, ni el Ministerio de Hacienda han publicado cifra alguna sobre las sumas recibidas o su utilización [3] [4] [5].
• Las solicitudes de información no han recibido respuesta. El 24 de agosto, Alejandro Ocampo, congresista y vicepresidente del Senado, presentó un derecho de petición (solicitud formal de información fundada en el artículo 23 de la Constitución colombiana) sobre el monto recaudado, el uso de los fondos y los mecanismos de auditoría. No recibió ninguna respuesta.
• Dos acciones judiciales no han aportado cifras. A pesar de que se presentaron dos tutelas (acciones de protección de derechos fundamentales fundadas en el artículo 86 de la Constitución colombiana), inicialmente admitidas ante jueces de la República en Bogotá y en Barranquilla, estas fueron recientemente rechazadas, sin que por ello se dieran respuestas sobre los fondos recibidos por la Fundación. En Bogotá, solo una de las cuatro partes demandadas respondió, sin dar cifras: cuestionó la imparcialidad de la jueza.
• Falta la rendición de cuentas del terremoto. El balance de la campaña publicado por la Fundación contabiliza las toneladas de ayuda entregadas, pero no menciona ninguna suma de dinero. Su página de transparencia cubre cuatro emergencias anteriores, pero no la del terremoto.
• Una promesa incumplida. Las condiciones de donación de la Fundación prevén informar públicamente sobre los excedentes [6]. Dos meses después, no se ha publicado nada y las donaciones relativas al terremoto no aparecen allí. [7]
• La única donación conocida fue revelada por el donante. Fedepalma entregó 670 millones de pesos por intermedio de la Fundación. Se sabe porque Fedepalma lo publicó, no porque la Fundación lo haya declarado [8].
La publicidad de la información como garantía de transparencia
El derecho a la información no es opcional. En Colombia, la Constitución y la Ley 1755 de 2015 garantizan el derecho a solicitar información, incluso a los particulares que administran recursos de interés público. Las donaciones dan derecho, bajo ciertas condiciones, a beneficios tributarios, y los ciudadanos tenemos el derecho constitucional de controlar los recursos destinados a fines sociales. La negativa o la falta de respuesta en el acceso a la información constituye la vulneración de un derecho fundamental.
La trazabilidad de los fondos protege a todos. Protege a las víctimas, a los donantes y a su evento. No ponemos en duda su buena fe. Queremos que la generosidad de su público pueda ser cuantificada, monitoreada e invertida adecuadamente. Más aún cuando, para acceder al beneficio tributario, la Fundación debe expedir al donante un certificado de recepción de la donación, conforme a las obligaciones previamente establecidas por la DIAN. Dicho certificado es firmado por el revisor fiscal o el contador, e indica la forma, el monto y la destinación de la donación. Así, una fundación que expide estos certificados dispone necesariamente de datos cuantificados. De ahí la inquietud ante la ausencia de una respuesta documentada por parte de la Fundación.
Todos estos elementos se dan en un contexto de llegada al poder de un gobierno de extrema derecha que, desde que asumió sus funciones, todavía no ha presentado un balance consolidado de la contabilidad completa de cada suma entregada, a nivel nacional e internacional, hasta el beneficiario final. Los gastos y el número total de beneficiarios efectivamente ayudados siguen siendo desconocidos.
Solicitamos:
1. Entregar las donaciones recaudadas a organizaciones con experiencia y transparencia comprobadas. En un ejercicio de responsabilidad ciudadana, de respeto por la dignidad humana, los derechos fundamentales y el compromiso del público con una noble causa, solicitamos que la totalidad de las ganancias se destine a organizaciones cuyas cuentas sean públicas y auditadas. Por ejemplo, la lista de donaciones hechas a la Fundación «Pies Descalzos» de la cantante colombiana Shakira es pública y puede consultarse directamente en su sitio web [9], o también la Cruz Roja Colombiana, cuya experiencia no está en absoluto en duda. Quedamos a su disposición para, si así lo desean, proporcionarles una lista de organizaciones y fundaciones confiables con reconocida experiencia en el terreno.
2. Hacer público(s) el(los) nuevo(s) beneficiario(s) y las modalidades de seguimiento de los fondos: monto recaudado, fecha de la transferencia e informe sobre su utilización.
Por último, la solidaridad no puede en ningún caso servir a intereses opacos e individuales, ni encubrir la corrupción. A los artistas les pedimos coherencia: su nombre y su reputación están en juego.
Invitamos, cordial y respetuosamente, al público a no asistir al concierto si no se cambia el beneficiario de los fondos, y a apoyar directamente a organizaciones que trabajen con total transparencia.
Actualización al 17 de octubre de 2026:
Cuentas incompletas, incoherentes y que se contradicen con los comunicados oficiales. El 16 de octubre de 2026, sesenta y ocho días después del terremoto, la Primera Dama, Ana Lucía Pineda, publicó finalmente el estado contable de las donaciones recibidas por su Fundación. Lejos de brindar la transparencia esperada, este documento plantea nuevas y graves dudas. [10]
1. Un solo donante aporta más del 80 % de los fondos, y el 19 % de las donaciones carece de explicación alguna. La Fundación declara haber recibido 54 589 523 791 pesos colombianos, es decir, aproximadamente 54,6 mil millones de pesos. Casi 44,2 mil millones de pesos, es decir, el 81 % del total, provendrían de un solo donante: la familia Gilinski. Según el documento, esta donación estaría destinada exclusivamente a la reconstrucción de escuelas y centros de salud en Cali. El 19 % restante no cuenta con ningún detalle: no se sabe de dónde proviene ni para qué se utiliza. [10]
2. Dos meses después del terremoto, casi no se ha gastado nada. Solo se ha utilizado el 0,01 % de las donaciones, y únicamente para gastos administrativos. En otras palabras, dos meses después de la catástrofe, no se ha destinado nada, o casi nada, a la reconstrucción ni a la ayuda a los damnificados.
3. Cifras contradictorias. Los montos publicados no coinciden con los que la Primera Dama misma había anunciado inicialmente. Las cifras relativas a los profesionales movilizados tampoco son coherentes. [10]
Aún más grave es que el total declarado no coincide con las cifras que el presidente y la Fundación mencionaron en sus mensajes oficiales de agradecimiento a los donantes. El senador Alejandro Ocampo señaló en su cuenta de X que la cifra publicada es tres veces menor que la suma de los montos que ellos mismos habían anunciado. ¿A dónde se fue la diferencia?
Declaraciones inaceptables
El 16 de octubre de 2026, al ser interrogada por la periodista Vanessa de la Torre, la Primera Dama declaró que su Fundación «no es un ministerio» y que «no está obligada a mostrar lo que hace, porque las fundaciones rinden cuentas ante su consejo de administración».
Esta postura es inaceptable. Es cierto que la Fundación no es un ministerio. Pero la Fundación fue designada como uno de los tres canales oficiales de la campaña «Colombia un solo corazón» para la recaudación de donaciones tras el terremoto y fue sugerida por instituciones públicas y por el propio presidente como canal para recibir dichas donaciones. Por lo tanto, administra fondos destinados a una causa de interés público. Los ciudadanos que han donado, y todos aquellos que esperan recibir ayuda, tienen derecho a saber cómo se utiliza ese dinero.
Negarse a rendir cuentas ante el público es negar el derecho fundamental a la información. También es traicionar la confianza de los donantes y desanimar a quienes podrían donar en el futuro.
Su solidaridad merece garantías. ¡No hay solidaridad internacional sin rendición de cuentas!
Références :
[1] https://www.elcolombiano.com/colombia/ana-lucia-pineda-tigresas-fundacion-ayudas-
terremoto-BN40184317
[2]
https://www.publimetro.co/noticias/2026/08/21/investigacion-pone-la-lupa-sobre-ana-lucia-
pineda-su-fundacion-estaria-recibiendo-donaciones-del-terremoto/
[3]
https://www.diario-red.com/articulo/colombia/fundacion-primera-dama-sigue-revelar-cuanto-
dinero-recaudo-damnificados-terremoto-colombia/20261001100000077362.html
[4]
https://www.colombia.com/actualidad/nacionales/fundacion-de-la-primera-dama-enfrenta-
cuestionamientos-por-donaciones-para-damnificados-del-terremoto-606862
[5]
https://www.elcolombiano.com/colombia/senado-exige-transparencia-donaciones-fundacion-
primera-dama-terremoto-MA40264866
[6]
https://fundacioncolombialuzysonrisas.org/transparencia
[7]
https://cambiocolombia.com/poder/articulo/2026/10/la-fundacion-de-la-primera-dama-puede-
recibir-donaciones-pero-sigue-sin-revelar-cuanto-ha-recaudado
[8]
https://fedepalma.org/comunicados/fedepalma-se-une-a-la-reconstruccion-de-colombia-y-
moviliza-al-sector-palmero-en-apoyo-a-las-familias-afectadas-por-el-terremoto/
[9]
www.fundacionpiesdescalzos.com/en/impacto-fpd
[10]
https://cambiocolombia.com/poder/articulo/2026/10/las-cuentas-de-la-fundacion-de-la-primera-dama-cuanto-recaudo-quien-puso-la-plata-y-las-cuentas-que-no-le-cuadran-a-la-oposicion
Victoire
Le problème
[versión en Español disponible al final]
À l'attention des organisateurs, partenaires et artistes du concert « Colombia mon amour ».
Nous saluons votre initiative. Depuis le séisme du 10 août, des milliers de familles colombiennes ont été sinistrées, dont certaines sont les nôtres. Nous soutenons pleinement toute action qui vise à leur apporter une aide de manière concrète et transparente. C'est justement parce que nous tenons à cette solidarité que nous vous écrivons. Il est fondamental que chaque euro donné arrive aux personnes affectées, et que la totalité des dons soient investis dans la reconstruction matérielle et sociale de leurs vies, sans instrumentalisation politique, et dans le respect des droits fondamentaux.
Les annonces publicitaires du concert précisent que les dons seront versés à la Fundación Colombia Luz y Sonrisas, ce qui soulève pour nous de très grandes préoccupations. Plusieurs faits de connaissance publique nous inquiètent sur la transparence dans la gestion des fonds reçus par cette fondation, dans le cadre du séisme survenu le 10 août en Colombie :
Qui est cette fondation ?
La Fondation Colombia Luz y Sonrisas a été créée et est présidée par la Première dame de la nation sous le symbole du mouvement “Las Tigresas de la Patria”, lancé pendant la période de campagne présidentielle de l’actuel président d’extrême droite, Abelardo de La Espriella, lui- même se faisant appeler “El Tigre”. Il nous semble important de préciser que cette Fondation a été créée dans ce contexte de campagne présidentielle et en un temps record : constituée le 20 mars 2026, inscrite à la Chambre de Commerce le 7 juillet 2026. [1][2].
Concernant la transparence et le suivi des fonds :
● Il n'est toujours pas possible de savoir combien d'argent a été collecté par la Fondation. Près de deux mois après le séisme, ni la Fondation, ni la Présidence de la République colombienne, qui a publiquement promu la fondation pour la réception de ces dons, ni le ministère des Finances n'ont publié le moindre chiffre sur les sommes reçues ou leur utilisation [3] [4] [5].
● Les demandes d'information sont restées sans réponse. Le 24 août, Alejandro Ocampo, membre du congrès et vice-président du Sénat a déposé un derecho de petición (demande formelle d'information fondée sur l’article 23 de la Constitution colombienne) sur le montant collecté, l'usage des fonds et les mécanismes d'audit. Il n'a reçu aucune réponse.
● Deux recours en justice n'ont pas apporté de chiffres. Malgré deux tutelas (recours pour la protection des droits fondamentaux fondé sur l’article 86 de la Constitution colombienne) présentées et initialement admises auprès des juges de la République, à Bogotá et à Barranquilla, elles ont récemment été rejetées, sans pour autant donner de réponses sur les fonds reçus par la Fondation. À Bogotá, une seule des quatre parties visées a répondu, sans donner de chiffres : elle a mis en cause l'impartialité de la juge.
● La reddition des comptes du séisme manque. Le bilan de la campagne publié par la Fondation compte les tonnes d'aide livrées, mais ne mentionne aucune somme d'argent. Sa page transparence couvre quatre urgences antérieures, mais pas celle du séisme.
● Une promesse non tenue. Les conditions de don de la Fondation prévoient d'informer publiquement sur les excédents [6]. Deux mois plus tard, rien n'a été publié et les donations concernant le séisme n'y apparaissent pas.[7]
● Le seul don connu a été révélé par le donateur. Fedepalma a versé 670 millions de pesos par l'intermédiaire de la Fondation. On le sait parce que Fedepalma l'a publié, pas parce que la Fondation l'a déclaré [8].
La publicité de l’information comme gage de transparence
Le droit à l'information n'est pas facultatif. En Colombie, la Constitution et la loi 1755 de 2015 garantissent le droit de demander des informations, y compris aux personnes privées qui gèrent des ressources d'intérêt public. Les dons ouvrent droit, dans certaines conditions, à des avantages fiscaux, et les citoyens ont un droit constitutionnel de contrôler les ressources destinées à des fins sociales. Le refus ou l’absence de réponse dans l’accès à l’information constitue la violation d’un droit fondamental.
La traçabilité des fonds protège tout le monde. Elle protège les victimes, les personnes donatrices et votre événement. Nous ne mettons pas en doute votre bonne foi. Nous voulons que la générosité de votre public puisse être chiffrée, suivie et investie à bon escient. D’autant plus que pour bénéficier de l'avantage fiscal, la Fondation doit fournir une attestation de réception du don à la personne donatrice, selon les obligations préétablies par la Direction des impôts. Elle est signée par le réviseur fiscal, ou le comptable, et indique la forme, le montant et la destination du don. Ainsi, une fondation qui délivre ces attestations dispose donc forcément de données chiffrées. D’où l’inquiétude face à l’absence de réponse documentée de la Fondation.
Tous ces éléments interviennent dans un contexte d'arrivée au pouvoir d’un gouvernement d’extrême droite qui, depuis sa prise des fonctions, n’a toujours pas rendu un bilan consolidé de la comptabilité complète de chaque somme versée, au niveau national et international, jusqu'au bénéficiaire final. Les dépenses et le nombre total de bénéficiaires effectivement aidés restent inconnus.
Nous demandons de :
1. Verser les dons collectés aux organisations dont l’expérience et la transparence sont prouvées. Dans un exercice de responsabilité citoyenne, de respect de la dignité humaine, des droits fondamentaux et de l’engagement du public pour une noble cause, nous sollicitons que l’intégralité des bénéfices soit destinée à des organisations dont les comptes sont publics et audités. Par exemple, la liste de donations faites à la Fondation « Pies descalzos » de la chanteuse colombienne Shakira, est publique et directement consultable dans son site web [9] ou encore la Croix Rouge colombienne dont l’expérience n’est aucunement mise en doute. Nous nous mettons à votre disposition afin, si vous le souhaitez, de vous fournir une liste d’organisations et de fondations fiables avec une expérience reconnue sur le terrain.
2. Rendre public le(s) nouveau(x) bénéficiaire(s) et les modalités de suivi des fonds : montant collecté, date du virement et rapport sur leur utilisation.
Enfin, La solidarité ne peut en aucun cas servir des intérêts opaques et individuels, ni voiler la corruption. Aux artistes, nous demandons de la cohérence : votre nom et votre réputation sont en jeu.
Nous invitons, chaleureuse et respectueusement le public, à ne pas assister au concert si le bénéficiaire des fonds n'est pas changé et à soutenir directement des organisations faisant un travail en toute transparence.
Votre solidarité mérite des garanties. Pas de solidarité internationale sans reddition des comptes !
Aidez-nous à atteindre ce but en signant cette pétition pour demander une gestion responsable et efficace des fonds recueillis. Ensemble, nous pouvons faire une différence positive pour les victimes du séisme en Colombie.
Actualisation au 17 octobre 2026:
Des comptes incomplets, incohérents et contredits par les communications officielles
Le 16 octobre 2026, soixante-huit jours après le séisme, la Première Dame, Ana Lucía Pineda, a enfin publié l'état comptable des dons reçus par sa Fondation. Loin d'apporter la transparence attendue, ce document soulève de nouvelles questions graves. [10]
1. Un seul donateur pour plus de 80 % des fonds, et 19 % des dons sans aucune explication
La Fondation déclare avoir reçu 54 589 523 791 pesos colombiens, soit environ 54,6 milliards de pesos. Près de 44,2 milliards de pesos, soit 81 % du total, proviendraient d'un seul donateur : la famille Gilinski. Selon le document, ce don serait exclusivement destiné à la reconstruction d'établissements scolaires et de centres de santé à Cali. Les 19 % restants ne font l'objet d'aucun détail : on ne sait ni d'où ils viennent, ni à quoi ils servent. [10]
2. Deux mois après le séisme, presque rien n'a été dépensé
Seuls 0,02 % des dons ont été utilisés, et uniquement pour des frais administratifs. Autrement dit, deux mois après la catastrophe, rien ou presque n'a été consacré à la reconstruction ni à l'aide aux sinistrés.
3. Des chiffres qui se contredisent
Les montants publiés ne correspondent pas à ceux que la Première Dame avait elle-même annoncés au départ. Les chiffres concernant les professionnels mobilisés ne sont pas cohérents non plus. [10]
Plus grave encore, le total déclaré ne correspond pas aux montants mis en avant par le Président et par la Fondation dans leurs messages officiels de remerciement aux donateurs. Le sénateur Alejandro Ocampo a souligné sur son compte X que le montant publié est trois fois inférieur à la somme des montants qu'ils avaient eux-mêmes annoncés. Où est passée la différence ?
Des propos inacceptables
Le 16 octobre 2026, interrogée par la journaliste Vanessa de la Torre, la Première Dame a déclaré que sa Fondation « n'est pas un ministère » et qu'elle « n'est pas obligée de montrer ce qu'elle fait, parce que les fondations rendent leurs comptes à leur conseil d'administration ».
Cette position est inacceptable. La Fondation n'est certes pas un ministère. Mais la Fondation a été désignée comme l'un des trois canaux officiels de la campagne "Colombia un solo corazón" pour la collecte des dons après le séisme et suggérée par des institutions publiques et par le président, lui-même, comme canal pour recevoir ces dons. Elle gère donc, des fonds destinés à une cause d'intérêt général. Les citoyens qui ont donné, et tous ceux qui attendent de l'aide, ont le droit de savoir comment cet argent est utilisé.
Refuser de rendre des comptes au public, c'est nier le droit fondamental à l'information. C'est aussi trahir la confiance des donateurs, et décourager ceux qui pourraient donner à l'avenir.
Version en Español :
«Colombia mon amour»: sí a la solidaridad internacional, sí a la transparencia. Para que cada donación llegue realmente a las víctimas del terremoto.
A la atención de los organizadores, socios y artistas del concierto «Colombia mon amour».
Celebramos su iniciativa. Desde el terremoto del 10 de agosto, miles de familias colombianas han resultado damnificadas, entre ellas algunas de las nuestras. Apoyamos plenamente toda acción que busque brindarles ayuda de manera concreta y transparente. Es precisamente porque valoramos esta solidaridad que les escribimos. Es fundamental que cada euro donado llegue a las personas afectadas, y que la totalidad de las donaciones se invierta en la reconstrucción material y social de sus vidas, sin instrumentalización política y con respeto de los derechos fundamentales.
Los anuncios publicitarios del concierto precisan que las donaciones serán entregadas a la Fundación Colombia Luz y Sonrisas, lo cual nos genera muy serias preocupaciones. Varios hechos de conocimiento público nos inquietan en cuanto a la transparencia en la gestión de los fondos recibidos por esta fundación, en el marco del terremoto ocurrido el 10 de agosto en Colombia:
¿Quién es esta fundación?
La Fundación Colombia Luz y Sonrisas fue creada y es presidida por la Primera Dama de la Nación bajo el símbolo del movimiento "Las Tigresas de la Patria", lanzado durante el periodo de campaña presidencial del actual presidente de extrema derecha, Abelardo de La Espriella, quien a su vez se hace llamar "El Tigre". Nos parece importante precisar que esta Fundación fue creada en el contexto de esta campaña política y en un tiempo récord: constituida el 20 de marzo de 2026 e inscrita en la Cámara de Comercio el 7 de julio de 2026. [1][2].
En cuanto a la transparencia y el seguimiento de los fondos:
• Todavía no es posible saber cuánto dinero ha recaudado esta fundación. Casi dos meses después del terremoto, ni la Fundación, ni la Presidencia de la República de Colombia, que promovió públicamente la fundación para la recepción de estas donaciones, ni el Ministerio de Hacienda han publicado cifra alguna sobre las sumas recibidas o su utilización [3] [4] [5].
• Las solicitudes de información no han recibido respuesta. El 24 de agosto, Alejandro Ocampo, congresista y vicepresidente del Senado, presentó un derecho de petición (solicitud formal de información fundada en el artículo 23 de la Constitución colombiana) sobre el monto recaudado, el uso de los fondos y los mecanismos de auditoría. No recibió ninguna respuesta.
• Dos acciones judiciales no han aportado cifras. A pesar de que se presentaron dos tutelas (acciones de protección de derechos fundamentales fundadas en el artículo 86 de la Constitución colombiana), inicialmente admitidas ante jueces de la República en Bogotá y en Barranquilla, estas fueron recientemente rechazadas, sin que por ello se dieran respuestas sobre los fondos recibidos por la Fundación. En Bogotá, solo una de las cuatro partes demandadas respondió, sin dar cifras: cuestionó la imparcialidad de la jueza.
• Falta la rendición de cuentas del terremoto. El balance de la campaña publicado por la Fundación contabiliza las toneladas de ayuda entregadas, pero no menciona ninguna suma de dinero. Su página de transparencia cubre cuatro emergencias anteriores, pero no la del terremoto.
• Una promesa incumplida. Las condiciones de donación de la Fundación prevén informar públicamente sobre los excedentes [6]. Dos meses después, no se ha publicado nada y las donaciones relativas al terremoto no aparecen allí. [7]
• La única donación conocida fue revelada por el donante. Fedepalma entregó 670 millones de pesos por intermedio de la Fundación. Se sabe porque Fedepalma lo publicó, no porque la Fundación lo haya declarado [8].
La publicidad de la información como garantía de transparencia
El derecho a la información no es opcional. En Colombia, la Constitución y la Ley 1755 de 2015 garantizan el derecho a solicitar información, incluso a los particulares que administran recursos de interés público. Las donaciones dan derecho, bajo ciertas condiciones, a beneficios tributarios, y los ciudadanos tenemos el derecho constitucional de controlar los recursos destinados a fines sociales. La negativa o la falta de respuesta en el acceso a la información constituye la vulneración de un derecho fundamental.
La trazabilidad de los fondos protege a todos. Protege a las víctimas, a los donantes y a su evento. No ponemos en duda su buena fe. Queremos que la generosidad de su público pueda ser cuantificada, monitoreada e invertida adecuadamente. Más aún cuando, para acceder al beneficio tributario, la Fundación debe expedir al donante un certificado de recepción de la donación, conforme a las obligaciones previamente establecidas por la DIAN. Dicho certificado es firmado por el revisor fiscal o el contador, e indica la forma, el monto y la destinación de la donación. Así, una fundación que expide estos certificados dispone necesariamente de datos cuantificados. De ahí la inquietud ante la ausencia de una respuesta documentada por parte de la Fundación.
Todos estos elementos se dan en un contexto de llegada al poder de un gobierno de extrema derecha que, desde que asumió sus funciones, todavía no ha presentado un balance consolidado de la contabilidad completa de cada suma entregada, a nivel nacional e internacional, hasta el beneficiario final. Los gastos y el número total de beneficiarios efectivamente ayudados siguen siendo desconocidos.
Solicitamos:
1. Entregar las donaciones recaudadas a organizaciones con experiencia y transparencia comprobadas. En un ejercicio de responsabilidad ciudadana, de respeto por la dignidad humana, los derechos fundamentales y el compromiso del público con una noble causa, solicitamos que la totalidad de las ganancias se destine a organizaciones cuyas cuentas sean públicas y auditadas. Por ejemplo, la lista de donaciones hechas a la Fundación «Pies Descalzos» de la cantante colombiana Shakira es pública y puede consultarse directamente en su sitio web [9], o también la Cruz Roja Colombiana, cuya experiencia no está en absoluto en duda. Quedamos a su disposición para, si así lo desean, proporcionarles una lista de organizaciones y fundaciones confiables con reconocida experiencia en el terreno.
2. Hacer público(s) el(los) nuevo(s) beneficiario(s) y las modalidades de seguimiento de los fondos: monto recaudado, fecha de la transferencia e informe sobre su utilización.
Por último, la solidaridad no puede en ningún caso servir a intereses opacos e individuales, ni encubrir la corrupción. A los artistas les pedimos coherencia: su nombre y su reputación están en juego.
Invitamos, cordial y respetuosamente, al público a no asistir al concierto si no se cambia el beneficiario de los fondos, y a apoyar directamente a organizaciones que trabajen con total transparencia.
Actualización al 17 de octubre de 2026:
Cuentas incompletas, incoherentes y que se contradicen con los comunicados oficiales. El 16 de octubre de 2026, sesenta y ocho días después del terremoto, la Primera Dama, Ana Lucía Pineda, publicó finalmente el estado contable de las donaciones recibidas por su Fundación. Lejos de brindar la transparencia esperada, este documento plantea nuevas y graves dudas. [10]
1. Un solo donante aporta más del 80 % de los fondos, y el 19 % de las donaciones carece de explicación alguna. La Fundación declara haber recibido 54 589 523 791 pesos colombianos, es decir, aproximadamente 54,6 mil millones de pesos. Casi 44,2 mil millones de pesos, es decir, el 81 % del total, provendrían de un solo donante: la familia Gilinski. Según el documento, esta donación estaría destinada exclusivamente a la reconstrucción de escuelas y centros de salud en Cali. El 19 % restante no cuenta con ningún detalle: no se sabe de dónde proviene ni para qué se utiliza. [10]
2. Dos meses después del terremoto, casi no se ha gastado nada. Solo se ha utilizado el 0,01 % de las donaciones, y únicamente para gastos administrativos. En otras palabras, dos meses después de la catástrofe, no se ha destinado nada, o casi nada, a la reconstrucción ni a la ayuda a los damnificados.
3. Cifras contradictorias. Los montos publicados no coinciden con los que la Primera Dama misma había anunciado inicialmente. Las cifras relativas a los profesionales movilizados tampoco son coherentes. [10]
Aún más grave es que el total declarado no coincide con las cifras que el presidente y la Fundación mencionaron en sus mensajes oficiales de agradecimiento a los donantes. El senador Alejandro Ocampo señaló en su cuenta de X que la cifra publicada es tres veces menor que la suma de los montos que ellos mismos habían anunciado. ¿A dónde se fue la diferencia?
Declaraciones inaceptables
El 16 de octubre de 2026, al ser interrogada por la periodista Vanessa de la Torre, la Primera Dama declaró que su Fundación «no es un ministerio» y que «no está obligada a mostrar lo que hace, porque las fundaciones rinden cuentas ante su consejo de administración».
Esta postura es inaceptable. Es cierto que la Fundación no es un ministerio. Pero la Fundación fue designada como uno de los tres canales oficiales de la campaña «Colombia un solo corazón» para la recaudación de donaciones tras el terremoto y fue sugerida por instituciones públicas y por el propio presidente como canal para recibir dichas donaciones. Por lo tanto, administra fondos destinados a una causa de interés público. Los ciudadanos que han donado, y todos aquellos que esperan recibir ayuda, tienen derecho a saber cómo se utiliza ese dinero.
Negarse a rendir cuentas ante el público es negar el derecho fundamental a la información. También es traicionar la confianza de los donantes y desanimar a quienes podrían donar en el futuro.
Su solidaridad merece garantías. ¡No hay solidaridad internacional sin rendición de cuentas!
Références :
[1] https://www.elcolombiano.com/colombia/ana-lucia-pineda-tigresas-fundacion-ayudas-
terremoto-BN40184317
[2]
https://www.publimetro.co/noticias/2026/08/21/investigacion-pone-la-lupa-sobre-ana-lucia-
pineda-su-fundacion-estaria-recibiendo-donaciones-del-terremoto/
[3]
https://www.diario-red.com/articulo/colombia/fundacion-primera-dama-sigue-revelar-cuanto-
dinero-recaudo-damnificados-terremoto-colombia/20261001100000077362.html
[4]
https://www.colombia.com/actualidad/nacionales/fundacion-de-la-primera-dama-enfrenta-
cuestionamientos-por-donaciones-para-damnificados-del-terremoto-606862
[5]
https://www.elcolombiano.com/colombia/senado-exige-transparencia-donaciones-fundacion-
primera-dama-terremoto-MA40264866
[6]
https://fundacioncolombialuzysonrisas.org/transparencia
[7]
https://cambiocolombia.com/poder/articulo/2026/10/la-fundacion-de-la-primera-dama-puede-
recibir-donaciones-pero-sigue-sin-revelar-cuanto-ha-recaudado
[8]
https://fedepalma.org/comunicados/fedepalma-se-une-a-la-reconstruccion-de-colombia-y-
moviliza-al-sector-palmero-en-apoyo-a-las-familias-afectadas-por-el-terremoto/
[9]
www.fundacionpiesdescalzos.com/en/impacto-fpd
[10]
https://cambiocolombia.com/poder/articulo/2026/10/las-cuentas-de-la-fundacion-de-la-primera-dama-cuanto-recaudo-quien-puso-la-plata-y-las-cuentas-que-no-le-cuadran-a-la-oposicion
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Pétition lancée le 15 octobre 2026