Pétition fermée
Adressée à GAIA

GAIA, pour les animaux, l'environnement, les petits paysans colombiens, dîtes NON ! à l'huile de palmiste dans votre Faux Gras !

La société belge GAIA, active dans la protection animale, propose un alternative végétale au foie gras dont la production est une torture pour les oies et les canards. Ce produit : le Faux Gras.
Tout aurait pu être merveilleux dans le meilleur des mondes, à une exception près… l'adjonction d'huile de palmiste (huile provenant de la noix de palme) dans leur Faux Gras.
Pour se défendre, GAIA argumente par le fait que l'huile de palmiste utilisée provient de Colombie et est estampillée RSPO et bio. Il est très facile alors, pour le consommateur lambda, de se faire berner par ces belles promesses. Lorsque l'on regarde de plus près, le monde de la RSPO et de la culture des palmiers à huile en Colombie n'est pas si rose.

Pour comprendre tout cela, il est bon de savoir tout d'abord ce qu'est la RSPO (Roundtable on Sustainable Palm Oil ou Table Ronde pour une Huile de Palme Durable).
La RSPO est une institution très largement controversée par les associations écologistes par son manque de fermeté et de contrôle mais aussi par les acteurs qui la composent. Des grands noms de groupes agroalimentaires et pétrochimiques en font partie dont le but premier est de faire toujours plus de bénéfices. La santé de notre planète passe très largement au second plan ou même, pour être plus précise, au dernier plan. Ne me dites pas que Monsanto, Cargill ou Sinar Mas se soucient des animaux, des peuples vivants depuis toujours dans les forêts primaires ? Si elles le font, c’est à grand renfort de communication pour se redorer un blason très largement sali… actions appelées tout bonnement « greenwashing ».

Dans le cas de l'huile de palmiste utilisée par GAIA, elle est certifiée bio donc ce qui est mentionné ci-après ne devrait pas les concerner. Cependant, il est bon d'être informé de ces faits car le monde du bio n'est pas à l'abri d'une dérive…
Les plantations RSPO sont traitées avec des pesticides nocifs pour l’environnement (le paraquat, un puissant pesticide neurotoxique fabriqué par Syngenta, membre de la RSPO, et interdit en Europe depuis 2007). Ils termineront via l’huile de palme dans l’assiette du consommateur. Les produits proposés à la vente ne mentionnent que très rarement si l’huile contenue est certifiée durable ou non et à quelle hauteur. Même certifiée, il y a trois niveaux de certification et rien n’empêche un exploitant d’avoir des parcelles non certifiées au milieu de celles certifiées. Comment vérifier par la suite si toute l’huile proposée par cet exploitant est réellement 100 % durable ? De plus, l’huile certifiée RSPO n’est pas un gage de totale confiance puisque, très régulièrement, des sociétés membres de la RSPO continuent de raser des pans entiers de forêts primaires et secondaires pour faire place à la culture de palmiers à huile (source : Centre for Orangutan Protection).

L'huile de palme et de palmiste venant de Colombie est « durable » puisqu’elle est certifiée RSPO et bio par ses méthodes de culture certifiées aussi. Cependant derrière se cachent scandales, expropriations, accaparements des terres, déforestation et recours aux paramilitaires. L’essentiel de la production colombienne vient du groupe Daabon qui se rapproche plus d’un empire mafieux que d’une simple entreprise lambda. Les membres de cette large famille ont les pieds en politique également, ce qui facilite la mainmise sur les terres.

Beaucoup d’industriels et petites entreprises se cachent derrière le bio pour justifier l’utilisation de l’huile de palme et de ses dérivés. Il ne faut pas se laisser berner et passer son chemin !

Le consommateur est encore mal informé sur la culture industrielle des palmiers à huile et les ravages causés. Comment peut-il alors faire la différence entre une production saine (celle venant des petits villages africains par exemple) et celle qui se résume par désastres environnemental, sanitaire et humain ? Comment une société résolument proche du monde animal peut-elle s'associer à l'image d'une production où l'animal sauvage n'a pas sa place ? Comment une société telle que GAIA peut-elle tomber dans la facilité d'explications mesquines où le fin mot secret est rentabilité ?

GAIA faite pression auprès de votre (vos) fournisseur(s), à l'heure actuelle Tartex, pour obtenir une recette sans huile de palmiste (et autres dérivés cela en va de soit). Il n'est pas compliqué de substituer cette huile tachée de sang par une autre plus respectueuse comme l'huile de tournesol par exemple, à moins que vous ne craignez de voir votre marge commerciale se réduire comme peau de chagrin.

GAIA, pour les animaux, l'environnement, les petits paysans colombiens, dîtes NON ! à l'huile de palmiste dans votre Faux Gras !

ps : Vous pouvez retrouver l'événement Facebook lié à cette pétition ici :
 "J'arrête de faire la promotion du FAUX GRAS DE GAIA, je fais un geste contre l'exploitation des petits fermiers colombiens, pour l'environnement et les animaux."
https://www.facebook.com/events/689319467813258/

Cette pétition a été remise à:
  • GAIA

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