STAPS EN DANGER

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ON VA DROIT DANS LE MUR !


Stapsiennes, Stapsiens, nous nous adressons à vous aujourd'hui car nos conditions d'études, nos futures conditions de travail, et celles de nos enseignants se dégradent.

De nombreux lycéens sont dans la rue et ont bloqué leurs établissements pour protester contre la réforme Parcoursup (Loi ORE) :


Sélection pour l'université: En STAPS, cela se traduit par une sélection sur dossier valorisant le type de Bac, l'engagement associatif, des diplômes tels que le BAFA, PSC, BNSSA (...) ainsi que la pratique en club (Sport de haut niveau, arbitrage...).

→ Ces critères n'ont pas d'impact réels sur la réussite en STAPS.

→ Ce sont des critères sources d'inégalités de par le coût de ces formations

→ Cette sélection assumée à l'université condamne le droit à (l'essai) l'erreur puisque les néo-bacheliers sont prioritaires.


Cette loi "Orientation et Réussite des Etudiants" vise initialement à réduire le taux d'échec à la première année de fac. Dans les faits, elle permet surtout d'éviter au gouvernement d'injecter plus de fonds dans le système éducatif. De plus, la sélection à la fac prône une "école du mérite" sur des critères arbitraires.


De plus, le président Macron a prévu pour son quinquennat la suppression de 120 000 fonctionnaires (d'ici 2022). Jusqu'à maintenant, cela a impacté notre discipline par la suppression de 170 postes au CAPEPS en 2018 (870 en 2017, 700 en 2018 et 720 en 2019).

Pourtant, l'enseignement secondaire voit les effectifs de ses élèves augmenter de 24 000 élèves cette année et 30 000 supplémentaires l'année prochaine.


Nous nous demandons comment moins de moyens humains pourraient favoriser la réussite de tous les élèves...


Dans la visée des JO de 2024, nous sommes également engager à développer le goût du sport chez les jeunes avec pour objectif notamment d'augmenter le nombre de licenciés. Or le prix de la licence UNSS augmente de 10%.

 
De plus, les frais d'inscription à la fac vont considérablement augmenter pour les étudiants étrangers et risquent également d'augmenter pour tous les étudiants dans les années à venir. Or ce qui fait la beauté de nos facultés c'est aussi leurs richesses culturelles.


Enfin, le projet de loi Blanquer, qui sera débattu mi- février, nous inquiète particulièrement de par la suppression du CNESCO (Centre National d'Evaluation du Système Scolaire) dont le travail permettait une évaluation objective de notre système éducatif. Actuellement, cette loi vise à placer l'évaluation de notre profession dans les mains du ministre en remplaçant le Cnesco par une Instance d'Evaluation de l'Ecole.

 
Cette mesure tend à réduire le rôle des enseignants dans l'évolution de leur discipline.


L'accumulation de ces mesures nous semble catastrophique pour notre discipline, pour l'éducation en général, et surtout pour la réussite de nos élèves.

C'est pour cela que nous demandons :
-un plan pluriannuel de recrutement au concours du CAPEPS
-un nombre de postes en cohérence avec les ambitions, besoins et effectifs
-l'abrogation de la loi ORE
-l'abandon du projet d'augmentation des frais d'inscription à l'université
-l'abandon du projet de loi Blanquer
-de vrais moyens pour une politique éducative et sportive accessible à tous.



Pierre compte sur vous aujourd'hui

Pierre AMICE a besoin de votre aide pour sa pétition “gael.lebohec@assemblee-nationale.fr: STAPS EN DANGER”. Rejoignez Pierre et 108 signataires.