Le Service Civique doit devenir universel #AttentatsParis

Le problème

Il est urgent d'ouvrir le Service Civique à tous les jeunes qui souhaitent l’effectuer. Et de se donner les moyens de le rendre obligatoire d’ici 2018
#ServiceCiviqueUniversel

Les attaques tragiques de ce 13 novembre l’ont prouvé : plus que jamais, la France a besoin de civisme, de solidarité, de brassage socio-culturel. Et elle doit prendre soin de sa jeunesse.
Le Service Civique est un outil formidable au service du « vivre ensemble ».
Avec le Service Civique, des jeunes de 16 à 25 ans s’engagent 6 à 10 mois pour des missions d’intérêt général, dans des associations, des collectivités locales ou des établissements publics (écoles, hôpitaux…).
En se sentant utiles, certains volontaires trouvent littéralement un sens à leur vie, et échappent ainsi à la tentation de la violence ou des dérives sectaires. Surtout, les volontaires côtoient des jeunes différents d’eux, qu’ils n’auraient jamais rencontrés autrement. Tous ensemble, ils construisent une génération plus solidaire et plus tolérante que les précédentes.

Malheureusement, par manque de moyens, il n’y a pas assez de missions pour tous les volontaires : sur les 150.000 garçons et des filles qui souhaitaient effectuer leur Service Civique en 2014, seuls 30.000 ont pu s’engager ! L’élan des autres a été coupé net. 

Nous, signataires de cet appel, exigeons que le Service Civique soit ouvert dès l’an prochain à tous les jeunes qui souhaitent l’effectuer. Et qu’il soit rendu obligatoire d’ici 2018, en créant d’ici là suffisamment de missions intéressantes pour tous les jeunes. 

Sarah, 21 ans, est en Service Civique à Marseille auprès de personnes handicapées : « C’était la main que j’attendais qu’on me tende. Avant ça, j’avais l’impression que toutes les portes se fermaient. Maintenant je sais ce que je veux faire dans la vie. »

Saron, 25 ans, en Service Civique dans le Val d’Oise sensibilise des familles à l’environnement et rend visite à des personnes âgées isolées : « J’ai pu rencontrer des personnes que je n’aurai jamais rencontrées par ailleurs. Cette expérience m’a permis de m’ouvrir aux autres et de gagner confiance en moi. »

Hakim, 24 ans, en Service Civique à Dunkerque, a prêté main forte à des associations auprès des migrants de Calais : « Cet engagement est encore trop méconnu à mes yeux, alors que son impact en termes de solidarité, de justice sociale, de vivre ensemble, est formidable. » 

 

Le Service Civique, qu’est-ce que c’est ?

Le Service Civique (coordonné par l’Agence du Service Civique) s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent s’engager pour 6 à 12 mois en faveur du sport, de la culture, de l’environnement, de l’éducation ou encore des personnes démunies, âgées ou handicapées. Dans des associations, des collectivités locales ou des établissements publics, ils ont l’occasion d’être volontaires aux côtés de jeunes très différents d’eux en termes d’âge, d’origine sociale, géographique et religieuse ou encore d’orientation sexuelle.

Les volontaires en Service Civique peuvent également recevoir une « formation citoyenne et civique » : des débats et des informations sur la laïcité, l’égalité hommes-femmes, la solidarité nationale… Dans certaines régions, ils peuvent obtenir des aides pour passer un permis, un brevet de secourisme ou une formation.

Les jeunes en Service Civique reçoivent une indemnisation mensuelle de 573 euros et surtout beaucoup de gratitude. C’est une étape citoyenne unique, un outil puissant au service du « vivre ensemble ». Il faut la généraliser ! 

 

Les atouts du Service civique 

Les témoignages des jeunes le prouvent : le Service Civique est utile à la société et apporte énormément aux jeunes. Certain(e)s se découvrent une vocation, tous gagnent en compétences et en expériences et adorent le sentiment de se rendre utile. Des jeunes qui étaient sous l’eau retrouvent même un sens à leur vie !

Ce qui nous enthousiasme le plus, c’est que ces volontaires du Service Civique ont l’occasion de se mélanger, par exemple dans les programmes proposés par Unis Cité. Au-delà des différences sociales, religieuses ou encore d’orientation sexuelle,  ils côtoient des garçons et des filles qu’ils n’auraient jamais rencontrés autrement. Ils envisagent ces différences comme une richesse, et les amène ainsi à apprivoiser la peur de l’autre et devenir des citoyens responsables et tolérants. A petites touches, tous ensemble, ils construisent une génération plus solidaire et plus tolérante que la précédente.

 

Les lacunes

150.000 jeunes se sont portés volontaires pour un Service Civique en 2014 mais seulement 30.000 ont obtenu une mission – un sur cinq ! L’Etat ne se donne pas les moyens pour trouver des missions et assurer l’encadrement de tou(te)s les volontaires. Pourtant, suite aux attentats de janvier, François Hollande s’était engagé à rendre le Service Civique universel.
Les signataires de ce manifeste exigent un Service Civique accessible à tous les volontaires dès maintenant, et obligatoire d’ici 2018 pour tous les jeunes de 16 à 25 ans.

 

Nos propositions

Nous sommes des citoyens engagés, de tous bords politiques et de toutes origines, simplement soucieux qu’il y ait plus de brassage et de solidarité entre les Français. Notre pays a besoin de faire tomber les barrières, de gommer les préjugés. Il a besoin d’habitants qui se respectent et il doit prendre soin de sa jeunesse. 

Le Service Civique fait vivre aux jeunes une expérience exceptionnelle et leur permet de changer la société à leur échelle. L’Etat doit débloquer les moyens pour rendre accessible à tou(te)s cette étape républicaine, transformatrice et citoyenne :
-       fournir les efforts financiers et humains pour offrir 150.000 missions de Service Civique en 2016, afin de ne laisser aucun volontaire sur le carreau ;
-       intensifier la « formation citoyenne et civique » pour l’élargir à tous ;
-       prendre en charge l’intégralité de l’indemnité touchée par les jeunes (573 euros), de façon à ce que les structures d’accueil aient l’obligation de mélanger les jeunes (diplômés et non diplômés, citadins, banlieusards et enfants du monde rural, jeunes en difficulté sociale, jeunes en situation de handicap…). Aujourd’hui, les structures paient une partie de l’indemnité et choisissent donc les jeunes les plus « rentables », pour parler crûment ;
-       débloquer les moyens pour encadrer les jeunes les plus en difficulté (physique, mentale ou sociale). Les garçons et filles « perdus » auront ainsi une chance de se trouver une place dans la société et seront moins tentés par les dérives sectaires ou fanatiques ;
-       se fixer l’objectif, d’ici 3 ans, de rendre le Service Civique obligatoire pour tous les jeunes de 16 à 25 ans. Notamment en faisant du « marketing » : loin d’être une corvée (comme le service militaire), le Service Civique est une étape formatrice, enrichissante et enthousiasmante !

Le civisme n’est pas inné, il s’acquiert. Donnons aux nouvelles générations les moyens de vivre cette étape transformatrice, pour construire un pays plus uni !

 

Coût et durée

Certains nous opposent que généraliser le Service Civique à tous les 16-25 ans coûterait une fortune à l’Etat (la somme est estimée à 6 milliards d’euros par an).

Mais combien coûte l’incivisme ? Combien coûtent la délinquance, l’échec scolaire, les dépressions (voire les suicides) d’adolescents, la fraude aux impôts, à la Sécu ou aux cotisations sociales faute d’avoir expliqué aux jeunes ce qu’est la solidarité nationale ? Et combien coûte aujourd’hui la dérive extrémiste qui pousse certains des enfants de la République à embarquer pour la Syrie ou l’Irak, faute de trouver leur place dans la société française ?

Certains proposent également un Service Civique obligatoire, mais en réduisant sa durée à deux ou trois mois. Les spécialistes de la question sont unanimes : il n’y a pas d’ « effet transformateur » en moins de 6 mois. On ne fait pas fondre des préjugés en quelques semaines. On ne fabrique pas des citoyens avec des activités purement occupationnelles, dans le simple but de faire du chiffre. Il faut du temps et de la bienveillance. Par ailleurs, la plupart des structures d’accueil dans le civil ne voient pas l’intérêt (et ne se sentent pas capables) de recevoir des jeunes pour moins de 6 mois.

Il faut donc un Service Civique long, encadré et adapté à chacun. C’est un effort, mais nous sommes convaincus qu’il en vaut la peine. La France ne doit pas avoir peur d’investir dans sa jeunesse. 

 

Pour aller plus loin 

. l’Agence du Service Civique
. des témoignages de jeunes sur le site d’Unis Cité
. "Le Service Civique peut répondre au dysfonctionnement du vivre ensemble", une tribune dans Marianne
. "Demain, le service civil - Et si tous les jeunes consacraient une année de leur vie à la solidarité ?", par Anne-Claire Pache, Marie Trellu-Kane et Lisbeth Shepherd, éditions Pearson Education (2005)
. "Changer le monde à 20 ans - du rêve citoyen au service civique", par Marie Trellu-Kane, éditions du Cherche Midi (2015)
. "Manifeste pour un service civique obligatoire", par Max Armanet, éditions Robert Laffont (2007) 

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Citoyens engagés pour le Service CiviqueLanceur de pétition
Cette pétition avait 140 signataires

Le problème

Il est urgent d'ouvrir le Service Civique à tous les jeunes qui souhaitent l’effectuer. Et de se donner les moyens de le rendre obligatoire d’ici 2018
#ServiceCiviqueUniversel

Les attaques tragiques de ce 13 novembre l’ont prouvé : plus que jamais, la France a besoin de civisme, de solidarité, de brassage socio-culturel. Et elle doit prendre soin de sa jeunesse.
Le Service Civique est un outil formidable au service du « vivre ensemble ».
Avec le Service Civique, des jeunes de 16 à 25 ans s’engagent 6 à 10 mois pour des missions d’intérêt général, dans des associations, des collectivités locales ou des établissements publics (écoles, hôpitaux…).
En se sentant utiles, certains volontaires trouvent littéralement un sens à leur vie, et échappent ainsi à la tentation de la violence ou des dérives sectaires. Surtout, les volontaires côtoient des jeunes différents d’eux, qu’ils n’auraient jamais rencontrés autrement. Tous ensemble, ils construisent une génération plus solidaire et plus tolérante que les précédentes.

Malheureusement, par manque de moyens, il n’y a pas assez de missions pour tous les volontaires : sur les 150.000 garçons et des filles qui souhaitaient effectuer leur Service Civique en 2014, seuls 30.000 ont pu s’engager ! L’élan des autres a été coupé net. 

Nous, signataires de cet appel, exigeons que le Service Civique soit ouvert dès l’an prochain à tous les jeunes qui souhaitent l’effectuer. Et qu’il soit rendu obligatoire d’ici 2018, en créant d’ici là suffisamment de missions intéressantes pour tous les jeunes. 

Sarah, 21 ans, est en Service Civique à Marseille auprès de personnes handicapées : « C’était la main que j’attendais qu’on me tende. Avant ça, j’avais l’impression que toutes les portes se fermaient. Maintenant je sais ce que je veux faire dans la vie. »

Saron, 25 ans, en Service Civique dans le Val d’Oise sensibilise des familles à l’environnement et rend visite à des personnes âgées isolées : « J’ai pu rencontrer des personnes que je n’aurai jamais rencontrées par ailleurs. Cette expérience m’a permis de m’ouvrir aux autres et de gagner confiance en moi. »

Hakim, 24 ans, en Service Civique à Dunkerque, a prêté main forte à des associations auprès des migrants de Calais : « Cet engagement est encore trop méconnu à mes yeux, alors que son impact en termes de solidarité, de justice sociale, de vivre ensemble, est formidable. » 

 

Le Service Civique, qu’est-ce que c’est ?

Le Service Civique (coordonné par l’Agence du Service Civique) s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans qui souhaitent s’engager pour 6 à 12 mois en faveur du sport, de la culture, de l’environnement, de l’éducation ou encore des personnes démunies, âgées ou handicapées. Dans des associations, des collectivités locales ou des établissements publics, ils ont l’occasion d’être volontaires aux côtés de jeunes très différents d’eux en termes d’âge, d’origine sociale, géographique et religieuse ou encore d’orientation sexuelle.

Les volontaires en Service Civique peuvent également recevoir une « formation citoyenne et civique » : des débats et des informations sur la laïcité, l’égalité hommes-femmes, la solidarité nationale… Dans certaines régions, ils peuvent obtenir des aides pour passer un permis, un brevet de secourisme ou une formation.

Les jeunes en Service Civique reçoivent une indemnisation mensuelle de 573 euros et surtout beaucoup de gratitude. C’est une étape citoyenne unique, un outil puissant au service du « vivre ensemble ». Il faut la généraliser ! 

 

Les atouts du Service civique 

Les témoignages des jeunes le prouvent : le Service Civique est utile à la société et apporte énormément aux jeunes. Certain(e)s se découvrent une vocation, tous gagnent en compétences et en expériences et adorent le sentiment de se rendre utile. Des jeunes qui étaient sous l’eau retrouvent même un sens à leur vie !

Ce qui nous enthousiasme le plus, c’est que ces volontaires du Service Civique ont l’occasion de se mélanger, par exemple dans les programmes proposés par Unis Cité. Au-delà des différences sociales, religieuses ou encore d’orientation sexuelle,  ils côtoient des garçons et des filles qu’ils n’auraient jamais rencontrés autrement. Ils envisagent ces différences comme une richesse, et les amène ainsi à apprivoiser la peur de l’autre et devenir des citoyens responsables et tolérants. A petites touches, tous ensemble, ils construisent une génération plus solidaire et plus tolérante que la précédente.

 

Les lacunes

150.000 jeunes se sont portés volontaires pour un Service Civique en 2014 mais seulement 30.000 ont obtenu une mission – un sur cinq ! L’Etat ne se donne pas les moyens pour trouver des missions et assurer l’encadrement de tou(te)s les volontaires. Pourtant, suite aux attentats de janvier, François Hollande s’était engagé à rendre le Service Civique universel.
Les signataires de ce manifeste exigent un Service Civique accessible à tous les volontaires dès maintenant, et obligatoire d’ici 2018 pour tous les jeunes de 16 à 25 ans.

 

Nos propositions

Nous sommes des citoyens engagés, de tous bords politiques et de toutes origines, simplement soucieux qu’il y ait plus de brassage et de solidarité entre les Français. Notre pays a besoin de faire tomber les barrières, de gommer les préjugés. Il a besoin d’habitants qui se respectent et il doit prendre soin de sa jeunesse. 

Le Service Civique fait vivre aux jeunes une expérience exceptionnelle et leur permet de changer la société à leur échelle. L’Etat doit débloquer les moyens pour rendre accessible à tou(te)s cette étape républicaine, transformatrice et citoyenne :
-       fournir les efforts financiers et humains pour offrir 150.000 missions de Service Civique en 2016, afin de ne laisser aucun volontaire sur le carreau ;
-       intensifier la « formation citoyenne et civique » pour l’élargir à tous ;
-       prendre en charge l’intégralité de l’indemnité touchée par les jeunes (573 euros), de façon à ce que les structures d’accueil aient l’obligation de mélanger les jeunes (diplômés et non diplômés, citadins, banlieusards et enfants du monde rural, jeunes en difficulté sociale, jeunes en situation de handicap…). Aujourd’hui, les structures paient une partie de l’indemnité et choisissent donc les jeunes les plus « rentables », pour parler crûment ;
-       débloquer les moyens pour encadrer les jeunes les plus en difficulté (physique, mentale ou sociale). Les garçons et filles « perdus » auront ainsi une chance de se trouver une place dans la société et seront moins tentés par les dérives sectaires ou fanatiques ;
-       se fixer l’objectif, d’ici 3 ans, de rendre le Service Civique obligatoire pour tous les jeunes de 16 à 25 ans. Notamment en faisant du « marketing » : loin d’être une corvée (comme le service militaire), le Service Civique est une étape formatrice, enrichissante et enthousiasmante !

Le civisme n’est pas inné, il s’acquiert. Donnons aux nouvelles générations les moyens de vivre cette étape transformatrice, pour construire un pays plus uni !

 

Coût et durée

Certains nous opposent que généraliser le Service Civique à tous les 16-25 ans coûterait une fortune à l’Etat (la somme est estimée à 6 milliards d’euros par an).

Mais combien coûte l’incivisme ? Combien coûtent la délinquance, l’échec scolaire, les dépressions (voire les suicides) d’adolescents, la fraude aux impôts, à la Sécu ou aux cotisations sociales faute d’avoir expliqué aux jeunes ce qu’est la solidarité nationale ? Et combien coûte aujourd’hui la dérive extrémiste qui pousse certains des enfants de la République à embarquer pour la Syrie ou l’Irak, faute de trouver leur place dans la société française ?

Certains proposent également un Service Civique obligatoire, mais en réduisant sa durée à deux ou trois mois. Les spécialistes de la question sont unanimes : il n’y a pas d’ « effet transformateur » en moins de 6 mois. On ne fait pas fondre des préjugés en quelques semaines. On ne fabrique pas des citoyens avec des activités purement occupationnelles, dans le simple but de faire du chiffre. Il faut du temps et de la bienveillance. Par ailleurs, la plupart des structures d’accueil dans le civil ne voient pas l’intérêt (et ne se sentent pas capables) de recevoir des jeunes pour moins de 6 mois.

Il faut donc un Service Civique long, encadré et adapté à chacun. C’est un effort, mais nous sommes convaincus qu’il en vaut la peine. La France ne doit pas avoir peur d’investir dans sa jeunesse. 

 

Pour aller plus loin 

. l’Agence du Service Civique
. des témoignages de jeunes sur le site d’Unis Cité
. "Le Service Civique peut répondre au dysfonctionnement du vivre ensemble", une tribune dans Marianne
. "Demain, le service civil - Et si tous les jeunes consacraient une année de leur vie à la solidarité ?", par Anne-Claire Pache, Marie Trellu-Kane et Lisbeth Shepherd, éditions Pearson Education (2005)
. "Changer le monde à 20 ans - du rêve citoyen au service civique", par Marie Trellu-Kane, éditions du Cherche Midi (2015)
. "Manifeste pour un service civique obligatoire", par Max Armanet, éditions Robert Laffont (2007) 

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Les décisionnaires

François Hollande
President of the French Republic
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Pétition lancée le 23 novembre 2015