Le management n'est pas une science anglo-saxonne

Signataires récents:
berangere DESCHAMPS et 19 autres ont signé récemment.

Le problème

Dans une tribune au « Monde », 100 enseignants et chercheurs en gestion appellent les autorités académiques françaises à contester la domination des revues anglophones dans l’évaluation de leurs travaux : https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/20/la-recherche-francophone-en-sciences-de-gestion-n-a-aucune-raison-d-accepter-une-soumission-a-un-ordre-anglo-saxon_5425600_3232.html

Pour évaluer la recherche en sciences de gestion, un principe s’est imposé : celui de se baser sur les seuls articles publiés dans des revues académiques, au détriment des autres formes de production scientifique (ouvrages, rapports de recherche, etc.). Dans ce cadre, le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) et la Fondation Nationale pour l’Enseignement et la Gestion des Entreprises (FNEGE) ont tous deux élaboré des listes de revues, qui font aujourd’hui référence dans notre discipline. Ces listes jouent un rôle d’assurance qualité, en distinguant les revues répondant aux exigences académiques (principe d’évaluation par les pairs, en double aveugle), des autres. Elles établissent par ailleurs une hiérarchisation entre les revues d’excellence, qui sont classées à un « rang 1 » et les revues moins prestigieuses, classées à des rang 2, 3 et 4.

Or, c’est là que le bât blesse. Car ces listes légitiment une domination des revues anglo-saxonnes sur les revues francophones. Parmi les 110 revues classées par le CNRS à un rang 1, comme parmi les 61 revues classées par la FNEGE à ce rang, aucune n’est de langue française. Comment deux institutions françaises en arrivent-elles à l’aberration consistant à dire qu’une revue publiée dans notre langue serait par nature moins bonne qu’une revue en anglais ? L’élément qui légitime cet état de fait aux yeux de ses concepteurs est leur moindre facteur d’impact. Le facteur d’impact est une mesure de visibilité des revues. Son calcul s’opère en comptant le nombre de fois où les articles publiés dans la revue sont cités par d’autres articles au cours des 3 dernières années.

Pour le dire avec une métaphore, le principal critère utilisé pour hiérarchiser les revues s’apparente aujourd’hui à un calcul de box office de cinéma. Selon une logique similaire à celle consistant à calculer les entrées à la sortie d’un film d’une semaine sur l’autre, c’est en fonction du nombre de citations de ses articles juste après leur parution que la qualité d’une revue est évaluée. Au-delà d’inciter le monde de la recherche à un court-termisme désastreux, un tel calcul de box office repose par nature sur un biais majeur : il avantage ceux qui disposent d’un plus grand marché. Ainsi, mécaniquement, un article en anglais sera plus cité qu’un article en français, parce qu’il y a plus de chercheurs anglophones dans le monde pour lire les articles publiés dans cette langue, qu’il y a plus de revues anglophones, plus d’institutions, etc. Mais évidemment, ce plus fort facteur d’impact ne veut rien dire de la qualité des travaux publiés dans les revues francophones. Ainsi, Jacques Audiard ou Jean-Luc Godard, parce que leurs films ont généré bien moins d’entrées que ceux de Steven Spielberg ou Martin Scorsese, seraient-il moins bons réalisateurs ? Leurs impacts sur les pratiques cinématographiques seraient-ils moindres ?

Nous chercheurs en sciences de gestion, en poste dans des universités, des IUT, des écoles de commerce, des écoles d’ingénieur, des grandes écoles, en France ou à l’étranger, demandons que le CNRS et la FNEGE cessent cette discrimination et accordent à quelques revues françaises un classement en rang 1. La recherche francophone en sciences de gestion possède une histoire riche et n’a en effet aucune raison d’accepter une soumission à un ordre anglo-saxon qui serait par nature supérieur. Parmi les pères fondateurs de la gestion et du management, on trouve ainsi de nombreux francophones. Sur le plan institutionnel, c’est la France qui a créé la première école de commerce avec l’ESCP, et les écoles de commerce françaises sont aujourd’hui les mieux classées d’Europe. Dans les revues anglo-saxonnes prestigieuses, ce sont souvent de grands intellectuels français tels Aron, Boudon, Bourdieu, Deleuze, Derrida, Foucault, Morin, etc., qui sont mobilisés. Récemment, ce sont les travaux francophones menés en sciences de gestion qui ont influencé l’élaboration de la loi PACTE, visant à repenser l’entreprise, et à promouvoir une vision alternative à la vision actionnariale anglo-saxonne qui a produit avec la crise des subprime les effets nocifs que l’on sait.

Il n’est pas ici de notre rôle de dire quelles revues francophones en sciences de gestion méritent d’être classées rang 1. C’est au CNRS et à la FNEGE de réfléchir à des principes de classement, et de les rendre publics et transparents. Ajoutons toutefois ici qu’il y a urgence à ce que ces institutions agissent et mettent en œuvre cette réforme, qui ne révolutionne en rien le principe des classements et ne pose aucune difficulté technique. Le système actuel a incité au fil des années de plus en plus de chercheurs francophones à délaisser le français pour publier en anglais, et ainsi conduit à un appauvrissement de la production en langue française qu’il convient d’arrêter. Surtout, le système actuel a amené de plus en plus de chercheurs à intérioriser une domination anglo-saxonne qui est sans fondement, et à laquelle il convient symboliquement de mettre un terme.

Premiers signataires :

Yves-Marie Abraham, HEC Montréal ; Aurélien Acquier, ESCP Europe ; Michel Albouy, Université Grenoble Alpes et Grenoble Ecole de management ;Franck Aggeri, Mines ParisTech, PSL ; Pascal Auregan, IAE de Caen ; Jérôme Barthélémy, ESSEC Business School ; Philippe Baumard, CNAM ; Yoann Bazin, EM Normandie ; Laurent Béduneau-Wang,Ecole polytechnique ; Faouzi Bensebaa, Université Paris-VIII - Vincennes-St-Denis ; Véronique Bessière,IAE, Université de Montpellier ; Dominique Besson,IAE, Université de Lille ; Madeleine Besson, Institut Mines Telecom BS ; Guillaume Blum, Université Laval ; Hamid Bouchikhi, ESSEC Business School ; Jean-Philippe Bouilloud, ESCP Europe ; Julienne Brabet, Université Paris-Est-Créteil ; Martine Brasseur, Université Paris-Descartes ; Alain Burlaud, CNAM ; Thierry Burger-Helmchen, Université de Strasbourg ; Valentina Carbone, ESCP Europe ; Valérie Chanal, Université Grenoble-Alpes ; Cécile Chanut-Guieu, Université Aix-Marseille ;Tarik Chakor, Université Savoie Mont Blanc ; Gérard Charreaux, Université de Bourgogne ; Sandra Charreire-Petit, Université Paris-Sud, Paris-Saclay ; Eduardo Chia, INRA ; Pénélope Codello, HEC Montréal ; Bernard Colasse, Université Paris-Dauphine, PSL ; Olivier Coussi, IAE, Université de Poitiers ; Nathalie Couix, INRA Toulouse ; Albert David, Paris-Dauphine, PSL ; Christian Defélix, IAE, Université Grenoble Alpes ; Frédérique Dejean,Paris-Dauphine, PSL ; Jean-Philippe Denis,Université Paris-Sud, Paris-Saclay ; Isabelle Derumez, IAE Gustave-Eiffel, Université Paris-Est ;Alain Desreumaux, IAE de Lille ; Aude Deville, IAE, Université Côté d’Azur ; Marie-Laure Djelic, Sciences Po Paris ; Mehran Ebrahimi, ESG, Université du Québec à Montréal ; Claire Edey Gamassou, Université Paris Est ; Nathalie Fabbe-Costes, Aix-Marseille Université ; Guilhem Fabre, Université Paul Valéry-Montpellier 3 ; Patrick Gibert,Université Paris-Nanterre ; Philippe Gillet, Université Paris-Sud, Paris-Saclay ; André Grelon, EHESS ; Pascal Griset, Sorbonne université ; Eric Godelier,Ecole polytechnique ; Johanna Habib, Université polytechnique Hauts-de-France ; Taïeb Hafsi, HEC Montréal; Armand Hatchuel, Mines ParisTech ; Bernard Haudeville, Aix-Marseille Université ; Gérard Hirigoyen, Université de Bordeaux ; Xavier Hollandts, Kedge Business School ; Lionel Honoré,Université de la Polynésie française ; Rémi Jardat,IAE Gustave Eiffel ; Ludovic Jeanne, EM Normandie ; Michel Kalika, Université de Lyon ; Catherine Karyotis, Neoma Business School ; Thomas Lagoarde-Segot, KEDGE BS ; Norbert Lebrument,IAE Auvergne School of Management ; Yannick Lemarchand, Université de Nantes ; Thomas Loilier, IAE, Université de Caen ; Laurent Livolsi,Aix-Marseille Université ; Sylvain Luc, Université Laval ; Luc Marco, Université Paris-XIII, Sorbonne Paris Cité ; Alain-Charles Martinet, Université Jean-Moulin Lyon-III ; Bachir Mazouz, ENAP ; Jérome Méric, IAE Poitiers ; Nicolas Mottis, Ecole polytechnique ; Pierre Mounier-Kuhn, MSH, CNRS ; Damien Mourey, ENS Paris-Saclay ; Gilles Paché,Aix-Marseille Université ; Thierry Pairault, CNRS, EHESS ; Florence Palpacuer, Université de Montpellier ; Bernard Paranque, Kedge Business School ; Roland Pérez, Université de Montpellier ; Yvon Pesqueux, CNAM ; Nadine Richez-Battesti, LEST-CNRS et Aix-Marseille Université ; Claude Rochet, Université Versailles - St-Quentin ; Anne Rollet, Aix-Marseille Université ; Aurélien Rouquet, Neoma Business School ; Christine Roussat, Université Clermont-Auvergne ; Anne-Laure Saives,ESG-UQAM ; Sylvie Sammut, Université de Montpellier ; Nathalie Sampieri-Teissier, Aix Marseille Université ; Jean-Michel Saussois, ESCP Europe ; Blanche Segrestin, Mines ParisTech ;Sabine Sépari, ENS Paris Saclay ; Claude Simon, ESCP Europe ; Bérangère Lauren Szostak,Université de Lorraine ; Laurent Taskin, Louvain School of Management, UC Louvain ; Christophe Torset, IAE Lyon ; Dimitri Uzunidis, Université du Littoral ; Albéric Tellier, IAE, Université de Caen ; André Torre, INRA ; François Vatin, Université Paris-Nanterre ; Corinne Vercher-Chaptal, Université Paris-XIII, Sorbonne Paris Cité.

 

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Dans une tribune au « Monde », 100 enseignants et chercheurs en gestion appellent les autorités académiques françaises à contester la domination des revues anglophones dans l’évaluation de leurs travaux : https://www.lemonde.fr/idees/article/2019/02/20/la-recherche-francophone-en-sciences-de-gestion-n-a-aucune-raison-d-accepter-une-soumission-a-un-ordre-anglo-saxon_5425600_3232.html

Pour évaluer la recherche en sciences de gestion, un principe s’est imposé : celui de se baser sur les seuls articles publiés dans des revues académiques, au détriment des autres formes de production scientifique (ouvrages, rapports de recherche, etc.). Dans ce cadre, le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) et la Fondation Nationale pour l’Enseignement et la Gestion des Entreprises (FNEGE) ont tous deux élaboré des listes de revues, qui font aujourd’hui référence dans notre discipline. Ces listes jouent un rôle d’assurance qualité, en distinguant les revues répondant aux exigences académiques (principe d’évaluation par les pairs, en double aveugle), des autres. Elles établissent par ailleurs une hiérarchisation entre les revues d’excellence, qui sont classées à un « rang 1 » et les revues moins prestigieuses, classées à des rang 2, 3 et 4.

Or, c’est là que le bât blesse. Car ces listes légitiment une domination des revues anglo-saxonnes sur les revues francophones. Parmi les 110 revues classées par le CNRS à un rang 1, comme parmi les 61 revues classées par la FNEGE à ce rang, aucune n’est de langue française. Comment deux institutions françaises en arrivent-elles à l’aberration consistant à dire qu’une revue publiée dans notre langue serait par nature moins bonne qu’une revue en anglais ? L’élément qui légitime cet état de fait aux yeux de ses concepteurs est leur moindre facteur d’impact. Le facteur d’impact est une mesure de visibilité des revues. Son calcul s’opère en comptant le nombre de fois où les articles publiés dans la revue sont cités par d’autres articles au cours des 3 dernières années.

Pour le dire avec une métaphore, le principal critère utilisé pour hiérarchiser les revues s’apparente aujourd’hui à un calcul de box office de cinéma. Selon une logique similaire à celle consistant à calculer les entrées à la sortie d’un film d’une semaine sur l’autre, c’est en fonction du nombre de citations de ses articles juste après leur parution que la qualité d’une revue est évaluée. Au-delà d’inciter le monde de la recherche à un court-termisme désastreux, un tel calcul de box office repose par nature sur un biais majeur : il avantage ceux qui disposent d’un plus grand marché. Ainsi, mécaniquement, un article en anglais sera plus cité qu’un article en français, parce qu’il y a plus de chercheurs anglophones dans le monde pour lire les articles publiés dans cette langue, qu’il y a plus de revues anglophones, plus d’institutions, etc. Mais évidemment, ce plus fort facteur d’impact ne veut rien dire de la qualité des travaux publiés dans les revues francophones. Ainsi, Jacques Audiard ou Jean-Luc Godard, parce que leurs films ont généré bien moins d’entrées que ceux de Steven Spielberg ou Martin Scorsese, seraient-il moins bons réalisateurs ? Leurs impacts sur les pratiques cinématographiques seraient-ils moindres ?

Nous chercheurs en sciences de gestion, en poste dans des universités, des IUT, des écoles de commerce, des écoles d’ingénieur, des grandes écoles, en France ou à l’étranger, demandons que le CNRS et la FNEGE cessent cette discrimination et accordent à quelques revues françaises un classement en rang 1. La recherche francophone en sciences de gestion possède une histoire riche et n’a en effet aucune raison d’accepter une soumission à un ordre anglo-saxon qui serait par nature supérieur. Parmi les pères fondateurs de la gestion et du management, on trouve ainsi de nombreux francophones. Sur le plan institutionnel, c’est la France qui a créé la première école de commerce avec l’ESCP, et les écoles de commerce françaises sont aujourd’hui les mieux classées d’Europe. Dans les revues anglo-saxonnes prestigieuses, ce sont souvent de grands intellectuels français tels Aron, Boudon, Bourdieu, Deleuze, Derrida, Foucault, Morin, etc., qui sont mobilisés. Récemment, ce sont les travaux francophones menés en sciences de gestion qui ont influencé l’élaboration de la loi PACTE, visant à repenser l’entreprise, et à promouvoir une vision alternative à la vision actionnariale anglo-saxonne qui a produit avec la crise des subprime les effets nocifs que l’on sait.

Il n’est pas ici de notre rôle de dire quelles revues francophones en sciences de gestion méritent d’être classées rang 1. C’est au CNRS et à la FNEGE de réfléchir à des principes de classement, et de les rendre publics et transparents. Ajoutons toutefois ici qu’il y a urgence à ce que ces institutions agissent et mettent en œuvre cette réforme, qui ne révolutionne en rien le principe des classements et ne pose aucune difficulté technique. Le système actuel a incité au fil des années de plus en plus de chercheurs francophones à délaisser le français pour publier en anglais, et ainsi conduit à un appauvrissement de la production en langue française qu’il convient d’arrêter. Surtout, le système actuel a amené de plus en plus de chercheurs à intérioriser une domination anglo-saxonne qui est sans fondement, et à laquelle il convient symboliquement de mettre un terme.

Premiers signataires :

Yves-Marie Abraham, HEC Montréal ; Aurélien Acquier, ESCP Europe ; Michel Albouy, Université Grenoble Alpes et Grenoble Ecole de management ;Franck Aggeri, Mines ParisTech, PSL ; Pascal Auregan, IAE de Caen ; Jérôme Barthélémy, ESSEC Business School ; Philippe Baumard, CNAM ; Yoann Bazin, EM Normandie ; Laurent Béduneau-Wang,Ecole polytechnique ; Faouzi Bensebaa, Université Paris-VIII - Vincennes-St-Denis ; Véronique Bessière,IAE, Université de Montpellier ; Dominique Besson,IAE, Université de Lille ; Madeleine Besson, Institut Mines Telecom BS ; Guillaume Blum, Université Laval ; Hamid Bouchikhi, ESSEC Business School ; Jean-Philippe Bouilloud, ESCP Europe ; Julienne Brabet, Université Paris-Est-Créteil ; Martine Brasseur, Université Paris-Descartes ; Alain Burlaud, CNAM ; Thierry Burger-Helmchen, Université de Strasbourg ; Valentina Carbone, ESCP Europe ; Valérie Chanal, Université Grenoble-Alpes ; Cécile Chanut-Guieu, Université Aix-Marseille ;Tarik Chakor, Université Savoie Mont Blanc ; Gérard Charreaux, Université de Bourgogne ; Sandra Charreire-Petit, Université Paris-Sud, Paris-Saclay ; Eduardo Chia, INRA ; Pénélope Codello, HEC Montréal ; Bernard Colasse, Université Paris-Dauphine, PSL ; Olivier Coussi, IAE, Université de Poitiers ; Nathalie Couix, INRA Toulouse ; Albert David, Paris-Dauphine, PSL ; Christian Defélix, IAE, Université Grenoble Alpes ; Frédérique Dejean,Paris-Dauphine, PSL ; Jean-Philippe Denis,Université Paris-Sud, Paris-Saclay ; Isabelle Derumez, IAE Gustave-Eiffel, Université Paris-Est ;Alain Desreumaux, IAE de Lille ; Aude Deville, IAE, Université Côté d’Azur ; Marie-Laure Djelic, Sciences Po Paris ; Mehran Ebrahimi, ESG, Université du Québec à Montréal ; Claire Edey Gamassou, Université Paris Est ; Nathalie Fabbe-Costes, Aix-Marseille Université ; Guilhem Fabre, Université Paul Valéry-Montpellier 3 ; Patrick Gibert,Université Paris-Nanterre ; Philippe Gillet, Université Paris-Sud, Paris-Saclay ; André Grelon, EHESS ; Pascal Griset, Sorbonne université ; Eric Godelier,Ecole polytechnique ; Johanna Habib, Université polytechnique Hauts-de-France ; Taïeb Hafsi, HEC Montréal; Armand Hatchuel, Mines ParisTech ; Bernard Haudeville, Aix-Marseille Université ; Gérard Hirigoyen, Université de Bordeaux ; Xavier Hollandts, Kedge Business School ; Lionel Honoré,Université de la Polynésie française ; Rémi Jardat,IAE Gustave Eiffel ; Ludovic Jeanne, EM Normandie ; Michel Kalika, Université de Lyon ; Catherine Karyotis, Neoma Business School ; Thomas Lagoarde-Segot, KEDGE BS ; Norbert Lebrument,IAE Auvergne School of Management ; Yannick Lemarchand, Université de Nantes ; Thomas Loilier, IAE, Université de Caen ; Laurent Livolsi,Aix-Marseille Université ; Sylvain Luc, Université Laval ; Luc Marco, Université Paris-XIII, Sorbonne Paris Cité ; Alain-Charles Martinet, Université Jean-Moulin Lyon-III ; Bachir Mazouz, ENAP ; Jérome Méric, IAE Poitiers ; Nicolas Mottis, Ecole polytechnique ; Pierre Mounier-Kuhn, MSH, CNRS ; Damien Mourey, ENS Paris-Saclay ; Gilles Paché,Aix-Marseille Université ; Thierry Pairault, CNRS, EHESS ; Florence Palpacuer, Université de Montpellier ; Bernard Paranque, Kedge Business School ; Roland Pérez, Université de Montpellier ; Yvon Pesqueux, CNAM ; Nadine Richez-Battesti, LEST-CNRS et Aix-Marseille Université ; Claude Rochet, Université Versailles - St-Quentin ; Anne Rollet, Aix-Marseille Université ; Aurélien Rouquet, Neoma Business School ; Christine Roussat, Université Clermont-Auvergne ; Anne-Laure Saives,ESG-UQAM ; Sylvie Sammut, Université de Montpellier ; Nathalie Sampieri-Teissier, Aix Marseille Université ; Jean-Michel Saussois, ESCP Europe ; Blanche Segrestin, Mines ParisTech ;Sabine Sépari, ENS Paris Saclay ; Claude Simon, ESCP Europe ; Bérangère Lauren Szostak,Université de Lorraine ; Laurent Taskin, Louvain School of Management, UC Louvain ; Christophe Torset, IAE Lyon ; Dimitri Uzunidis, Université du Littoral ; Albéric Tellier, IAE, Université de Caen ; André Torre, INRA ; François Vatin, Université Paris-Nanterre ; Corinne Vercher-Chaptal, Université Paris-XIII, Sorbonne Paris Cité.

 

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Pétition lancée le 22 février 2019