Petition updateFermeture du Service Restauration de la Résidence Autonomie Valdahon

La pétition numérique va être clôturée

Ysabel BARTHOD-MALATFrance
Feb 12, 2024

La pétition numérique va être clôturée. Elle est arrivée au bout de son efficacité. Et bien qu’elle reçoive encore quelques signatures : 606 actuellement. Il était évident qu’il n’y aurait pas de retour en arrière. En fait, il n’y avait aucune chance. Mais il fallait exercer une pression pour limiter les dégâts. La mairie n’a laissé aucune porte ouverte. La décision était prise, prise sans concertation. Et sans, de plus, aucune anticipation. Seulement une liste de traiteurs et l’installation de micro-ondes dans la salle. Personne n’a eu l’idée même de faire venir un ergothérapeute. Donc tout était à organiser pour éviter une catastrophe.

Cela a été, partiellement, réalisé. Lors de la réunion avec les élus le 16 Janvier dernier, après avoir visité la cuisine (ouverte à notre demande), force nous a été de constater qu’elle était impraticable avec un déambulateur ou un fauteuil roulant. Donc les réfrigérateurs devaient être, eux aussi, installés dans la salle. De même que la vaisselle « laissée gracieusement à disposition » … Ainsi qu’une desserte roulante avec les paniers pour la vaisselle sale ; le personnel présent lors des repas chargeant et mettant en marche le lave-vaisselle. Décision prise aussi au cours de la réunion, soulignant le manque de réflexion sur la « nouvelle organisation ». Qui avait pourtant, paraît-il, déjà fait l’objet d’une longue période de réflexion et de préparation… 
Chaque Noël, un superbe sapin remarquablement décoré, trônait à l’entrée de la pièce. En 2024, « y aura-t-il un sapin à Noël » ? Y aura-t-il assez de place ? Un peu de démagogie a pris la forme d’une banquette rutilante et d’un vaisselier de toute beauté… que personne n’a demandé. Peut-être l’effet solde ?

Quant aux avantages perdus et pour lesquels il fallait ferrailler, le bilan donc est mitigé : le pain livré …tous les DEUX jours…devient à la charge des résidents. Deux fruits livrés par le traiteur et deux desserts « offerts » par le CCAS ont été consentis, sur SEPT repas…Quant au fromage : trop compliqué. Mais la France a tant de fromages, n’est-ce pas Monsieur De Gaulle ? Il doit bien y en avoir qui sont plus faciles à mettre à la disposition des résidents. D’autant que l'inclusion d'une portion de camembert dans la ration militaire a été réalisé durant la Première Guerre mondiale… mais pas à la Résidence ! Quant au café il serait finalement servi et offert. Et le vin est « à l’étude » ... 

Même l’idée de recruter une ou un stagiaire dans les domaines du soin à la personne, ou en Service Civique, a été suggérée par des familles de résidents. Alors qu’il faudra peut-être un long délai pour concrétiser une embauche…si cela abouti un jour.  Trois personnes, mais seulement deux en cas de congés, sont censées pouvoir aider efficacement une trentaine de résidents se retrouvant brusquement en « mode cafétéria » à l’heure du déjeuner. Et du LUNDI au VENDREDI seulement. Le grand moment de la journée, autrefois synonyme de convivialité, les pieds sous la table et l’esprit joyeux, est devenu une source de fatigue, voire de stress.

La remise des 800 signatures (papier et numérique) n’a pas été faite à Madame La maire, prévenue…et absente. Mais à son adjointe qui a reçu la trentaine de personnes venue manifester leur mécontentement. Acquiesçant vaguement à une nouvelle réunion dans un mois, et à l’intervention d’une diététicienne. Mais, à ce jour, rien n’a été formalisé. Seule la joie et l’autocongratulation de Madame Le Hir, nous sont parvenues. Ainsi que l’évocation de manœuvres à visée électorale de notre part. Alors que le conseil municipal actuel est en poste jusqu’en …2026… Mais ce qui serait souhaitable, c’est que, plus encore que son âge, cette décision coûte à Madame La Maire, sa réélection en 2026. Il faudrait que personne n’oublie cette désastreuse décision.

A la résidence, il est difficile de savoir ce qu’il se passe et comment cela se passe, sans aller sur place. L’autre aspect à prendre en compte, c’est que, même si la prise des premiers repas ne semble pas particulièrement catastrophique, ce n’est qu’à la longue qu’il sera peut-être constaté un mal-être installé à bas bruit. Les résidents ne sont pas toujours très explicites sur leurs états d’âme. Et peu enclins à manifester. La détresse, tue, des résidents est un crève-cœur.

Néanmoins, un très grand merci à toutes celles et ceux qui ont relayé cette pétition, nous permettant de peser dans la balance. Et, comme dit plus haut, de LIMITER LES DÉGÂTS, matériels, hélas, seulement, et non pas les dégâts humains.

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