Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Une opinion de Georges Sorel sur Jaurès
SOS men bashing
Nov 18, 2022

On pourrait constituer un beau recueil de vilaines sentences politiques en compulsant l'Histoire socialiste de la Révolution française de Jaurès  : je n'ai pas eu la patience de lire les 1814 pages consacrées à raconter la Révolution entre le 10 août 1792 et la chute de Robespierre; j'ai simplement feuilleté ce fastidieux bouquin et j'ai vu qu'on y trouvait mêlées une philosophie parfois digne de M. Pantalon et une politique de pourvoyeur de guillotine.

J'avais, depuis longtemps estimé que Jaurès serait capable de toutes les férocités contre les vaincus; j'ai reconnu que je ne m'étais pas trompé; mais je n'aurais pas cru qu'il fût capable de tant de platitude : le vaincu, à ses yeux, a toujours tort, et la victoire fascine tellement notre grand défenseur de la Justice éternelle qu'il est prêt à souscrire toutes les proscriptions qu'on exigera de lui:  "Les révolutions, dit-il, demandent à l'homme le sacrifier le plus effroyable, non pas seulement de son repos, non pas seulement de sa vie, mais de l'immédiate tendresse humaine et de la pitié." Pourquoi avoir tant écrit sur l'inhumanité des bourreaux de Dreyfus? Eux aussi sacrifiaient "l'immédiate tendresse humaine" à ce qui leur paraissait être le salut de la patrie.

                Georges Sorel, Réflexions sur la violence, chapitre III.

                                            *     *     *

On ne dirige une masse qu'avec quelques hommes qui ne doivent rendre aucun compte à cette masse et qui la dirigent selon leur bon plaisir.

                                                             François Mitterrand, 1942.

                                             *    *    *                                               

Faites la gueule, vous êtes filmés.

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