Petition updateFéminisme ou antimalisme ?‌‌Hommage de la Convention à Rousseau
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Jan 15, 2021

A l'occasion de la translation de la dépouille de Jean-Jacques Rousseau au Panthéon, Cambacérès, au nom de la Convention rend un vibrant hommage au philosophe.

Discours prononcé par le président de la convention nationale, lors de la translation des cendres de Jean-Jacques Rousseau au Panthéon, le 20 vendémiaire de l'an troisième de la république ; imprimé par ordre de la convention nationale.

Citoyens,

Les honneurs du Panthéon, décernés aux mânes de Rousseau, sont un hommage que la nation rend aux vertus, aux talents et au génie.

S'il n'avait été que l'homme le plus éloquent de son siècle, nous laisserions à la renommée le soin de le célébrer ; mais il a honoré l'humanité ; mais il a étendu l'empire de la raison et reculé les bornes de la morale. Voilà sa gloire et ses droits à notre reconnaissance.

Moraliste profond, apôtre de la liberté et de l'égalité, il a été le précurseur qui a appelé la nation dans les routes de la gloire et du bonheur ; et si une grande découverte appartient à celui qui l'a le premier signalée, c'est à Rousseau que nous devons cette régénération salutaire qui a opéré de si heureux changements dans nos mœurs, dans nos coutumes, dans nos lois, dans nos esprits, dans nos habitudes.

Au premier regard qu'il jeta sur le genre humain, il vit les peuples à genoux, courbés sous les sceptres et les couronnes ; il osa prononcer les mots d'égalité et de liberté.

Ces mots ont retenti dans tous les cœurs et les peuple se sont levés.

Il a le premier prédit la chute des empires et des monarchies ; il a dit que l'Europe avait vieilli, et que ces grands corps, près de se heurter, allait s'écrouler comme ces monts antiques qui s'affaissent sous le poids des siècles.

Politique sublime, mais toujours sage et bienveillant, la bonté a fait la base de sa législation. Il a dit que dans les violentes agitations il faut nous défier de nous-mêmes, qu'on n'est point juste si l'on est humain, et que quiconque est plus sévère que la loi est un tyran.

Le germe de ses écrits immortels est dans cette maxime : Que la raison nous trompe plus souvent que la nature. Fort de ce principe, il a combattu le préjugé, il a ramené la nature égarée et, à la voix de Rousseau, le lait de la mère a coulé sur les lèvres de l'enfant.

Enfin, comme si Rousseau eût été l'ange de la liberté et que toutes les chaînes eussent dû tomber devant lui, il a brisé les langes mêmes de l'enfance et à sa voix l'homme a été libre depuis le berceau jusqu'au cercueil.

Citoyens, le héros de tant de vertus devait en être le martyr.

Rousseau a vécu dans la pauvreté, et son exemple nous apprend qu'il n'appartient point à la fortune ni de donner ni de ravir la véritable grandeur.

Sa vie sera une époque dans les fastes de la vertu, et ce jour, ces honneurs, cette apothéose, ce concourt de tout un peuple, cette pompe triomphale, tout annonce que la Convention nationale veut acquitter à la fois, envers le philosophe de la nature, et la dette des Français et la reconnaissance de l'humanité.

                                        *    *     *

Un hommage de Louis Aragon au père des peuples

Ô grand Staline, ô chef des peuples,

Toi qui fais naître l’homme,

Toi qui fécondes la terre,

Toi qui rajeunis les siècles,

Toi qui fais fleurir le printemps,

Toi qui fais vibrer les cordes musicales,

Toi, splendeur de mon printemps, toi,

Soleil, reflété par des milliers de cœurs.

Louis Aragon

 

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