Petition updateFéminisme ou antimalisme ?Une société de violeurs ?
SOS men bashing
Dec 4, 2019

Ce qui s'est joué en France autour de l'affaire du Sofitel de New York, c'est moins la vérité des accusations contre un homme promis à la magistrature suprême que le procès de l'impunité du viol dans notre pays. Pourtant, depuis le début des années 1980, la France est, avec les États-Unis et la Grande-Bretagne, l’État démocratique qui réprime le plus sévèrement et le plus efficacement ce crime. Alors, que réclament donc les mouvements féministes concernant le droit du viol ? A travers une lecture décapante et implacable des interprétations de l'affaire du Sofitel qu'ont livrées ces mouvements et les médias, Marcela Iacub analyse le contenu de ces nouvelles revendications juridiques ainsi que les risques qu'elles font peser sur nos libertés, les rapports entre les sexes et l'émancipation des femmes.

C'est parce que le viol est un crime particulièrement grave qu'on ne peut pas accepter qu'il soit instrumentalisé par une idéologie faisant de la haine des hommes et de l'horreur du sexe ses principaux objectifs politiques. Il est peut-être temps d'entendre une voix féministe alternative pour tenter de comprendre ce qui s'est réellement joué en France à l'occasion de cette affaire.

Marcela Iacub, Fayard, 2012

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Peggy, encore un effort

La première fois que j'ai croisé Peggy Sastre, c'était à une émission de Frédéric Taddéi pour un plateau « spécial féminisme » [Un plateau « spécial féminisme » ? Voilà qui est surprenant, non ?]. Elle a levé les yeux au ciel quand j'ai parlé d'IVG, mais j'ai souri intérieurement quand elle s'est moquée des chiffres farfelus des viols sur les campus américains. Enfin quelqu'un démontait à voix haute les statistiques bidonnées lancées en tapis de bombes dans les arènes médiatiques par les militantes féministes. Eugénie Bastié, Causeur, N°56, avril 2018.

Bien sûr, ce sont des militantes féministes qui lancent les statistiques bidonnées dans les "arènes médiatiques", mais ce sont les arènes médiatiques elles-mêmes qui reprennent, diffusent, amplifient, martèlent ces statistiques. Sans ces "arènes médiatiques", courroies de transmission au service des militantes féministes, ces dernières ne seraient rien.

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La ballade des pendus

Le 17 mars dernier, Benny Fredriksson se donnait la mort. Quelques mois auparavant, le mari de la mezzo-soprano Anne-Sophie von Otter avait démissionné de son poste de directeur du Stadsteatern de Stockholm. Le 5 décembre 2017, emboîtant le pas à la presse américaine et à sa série d'enquêtes sur les délits et les crimes sexuels commis par le producteur Harvey Weinstein, le quotidien suédois Aftonbladet publiait plusieurs articles dénonçant « la culture du silence » que Fredriksson imposait dans son théâtre. Selon le journal, parmi les accusations portées par une quarantaine de témoignages anonymes, le régisseur avait forcé une comédienne à avorter, harcelé moralement et physiquement ses employés et couvert des acteurs ayant agressé sexuellement des actrices.

Trois jours après le suicide de Fredriksson, un cabinet indépendant mandaté par la ville de Stockholm pour enquêter sur la véracité des affirmations d'Aftonbladet rendait ses premières conclusions : aucun des 135 salariés du théâtre n'avait confirmé les rumeurs de harcèlement. Peggy Sastre, Causeur, N°56, avril 2018

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