
Boualem Sansal est l’otage d’une dictature qui bénéficie encore d’une image « globalement positive » dans les mouvements gazeux d’une gauche plus inspirée par Toussenel que par Jaurès. Ce constat nous amène à mesurer la frilosité du « monde culturel » et de ses institutions à afficher d’immenses portraits de l’écrivain emprisonné aux frontons de leurs bâtiments. Cette timidité est coupable, insupportable à tous ceux qui ne font pas de tri dans leur défense de la liberté et se refusent à reproduire, aujourd’hui, les accointances et les compromissions du passé stalinien et proto-fasciste avec l’inhumanité.
Il est temps d’afficher notre soutien de manière plus visible, plus décisive. L’oubli est toujours une victoire pour les adeptes de la lobotomie.