

C’est dès septembre 2018 ; alors que je quittais l'inspection nucléaire (IN) pour le site nucléaire de Chooz dans les Ardennes et dans le cadre d'une mutation que les premiers faits de harcèlement moral vont commencer.
A partir du 30 novembre 2018 ; devant la violence et la répétition des faits de harcèlement moral : Je vais être presque un an en arrêt de travail.
A mon retour ; début octobre 2019 ; je vais faire officiellement "une alerte Groupe" pour officialiser mon harcèlement moral et cela n'a pas plu du tout à la Direction du site de Chooz.
C’est dans ce contexte, au même moment, que j’apprenais qu’un agent de mon service, M. « Dominique » (Ndlr : nous lui donnerons ce nom afin de cacher son identité), venait de déposer plainte contre moi pour agression sexuelle et pour des faits qui se seraient déroulés dès mon arrivée sur le site de Chooz les quinze premiers jours de septembre 2018 et le 31 octobre 2019.
J’apprenais l’existence de cette plainte le 5 novembre 2019 ; non par la Direction du site de Chooz, mais par un représentant syndical, alors que la direction en avait été informée directement par M. « Dominique », y compris directement auprès de mon Chef de Service dès le 2 novembre 2019 par mail de M. « Dominique ».
Pourtant, personne n’avait jugé utile de me le dire alors que je continuais de saluer M. « Dominique » tous les jours. D’ailleurs, je le connaissais à peine.
Fortement choqué, à nouveau, j’ai été arrêté pour syndrome dépressif dès le 5 novembre 2019 ; arrêt quasi ininterrompu puis ponctué de quelques reprises à mi-temps thérapeutique. On m'a "traité" de "PD", on a dit à mon épouse qui travaillait sur le site que j'avais changé de "bord" et j'en passe ... ! Les tentatives de suicide ont alors commencé.
Dans le cadre de mon audition en gendarmerie, j’insistais sur le lien entre les accusations calomnieuses de M. « Dominique » et l’instrumentalisation desdites accusations pour me faire entrer en disgrâce davantage que je ne l’étais.
Je m’étonnais de ce que ma plainte en dénonciation calomnieuse ne faisait l’objet d’aucune enquête par la gendarmerie, au regard de la violence des accusations que j’avais pu subir.
J’en concluais ainsi : « Je pense malheureusement que ma plainte pour propos calomnieux et diffamation n’aboutira pas, et si ce devait être le cas, je me porterai partie civile pour connaître la vérité. Car sans affirmer (car sans preuves) qu’on a instrumentalisé M. « Dominique », j’affirme qu’on s’est servi de sa plainte pour m’affaiblir et affaiblir mon dossier aux Prud’hommes »
Cette chaîne hiérarchique prise ensemble, dans ses propos et comportements répétés, a commis des faits de harcèlement dit institutionnel ou managériale, poursuivant le même objectif d’isolement et d’éviction à mon encontre. Cela fût brutal. J'en garde des stigmates à vie !
Il eut suffi qu’une seule de ces personnes intervienne pour mettre fin à ma situation de placardisation et d’humiliation, à la suite des nombreuses alertes remontées, tant syndicale, que de l’ASN ou de la médecine du travail et de contrôle, pour que je puisse recouvrer une situation digne de travail.
Le mépris est allé jusqu’à ce qu’en janvier 2020, alors que j’étais isolé de mes équipes depuis le 6 novembre 2019, je reçois un mail automatique, en lien avec mes fonctions de chef de service délégué, m’enjoignant à évaluer mes collaborateurs dont M. « Dominique » !
Et lorsque je demandais des explications et des consignes à mon Chef de Service, celui-ci se bornait à effacer mes messages à et ne jamais me répondre.
La Direction du site de Chooz, après avoir dénoncé mon harcèlement moral puis avoir été accusé de faits d’agressions sexuelles ont collectivement œuvré pour bloquer mon reclassement , mon existence sur le site, mon évolution de carrière en instrumentalisant les rumeurs proférées à mon encontre, en ne prenant aucune mesure lors de la plainte ubuesque de M. Dominique », en rompant le collectif de travail envers moi, en ne donnant suite à aucune de mes alertes ni à celles de la médecine du travail, en m’isolant dans un autre bâtiment au prétendu motif de le protéger, laissant M. « Dominique » et M. mon Chef de Service continuer d’agir à mon encontre, et en me maintenant plusieurs semaines sans un vrai bureau, sans ordinateur et sans téléphone, exclu des listes de diffusion de mails. Une désocialisation voulue.
La plainte de M. »Dominique » aurait pu déclencher une mesure disciplinaire à mon encontre ainsi qu’à un licenciement pour faute grave. Toute la chaîne hiérarchique a participé de mon isolement et à ma placardisation.
En l’espèce, de multiples pressions ont été exercées à mon encontre afin de m’évincer de mes fonctions de chef de service délégué et, de façon beaucoup plus directe, de mettre en cause ma réputation professionnelle et personnelle alors que j'entraînais en natation des jeunes enfants entres 8 et 12 ans. Que pensaient de moi les parents de ces enfants ? Que j'étais un pervers ou un agresseur sexuel ? Heureusement non et mon Club m' a épaulé.
J’ai été victime, notamment, des manœuvres de mon Chef de Service afin de se protéger lui-même dans sa posture de chef de service et des conséquences de ses propres manquements, mais également d’une mise en cause largement diffusée dans le service et d’un dénigrement répété, ayant in fine conduit à l’éviction de l’ensemble de mes responsabilités jusqu’à mon isolement dans un autre bâtiment, alors que je n’avais strictement commis aucune faute.
Cette isolement, même une fois l'affaire d'agression sexuelle classée sans suite va continuer jusqu'à ma mutation en juin 2021.
« Or le fait de déplacer un salarié victime de harcèlement moral et de dénonciation calomnieuse provoquant son isolement ne saurait en aucun cas constituer une mesure de protection. »
L'instrumentalisation, au même moment, d’une plainte ubuesque d’un agent qui n’en était pas à son coup d’essai, M. « Dominique », d’agression sexuelle, alors que l’ASN enquêtait sur mes conditions de travail et fera un "Article 40" auprès du Procureur de la République.
Ma plainte pour "diffamation" a été, sans contre-enquête, classée sans suite. J'ai en 2021 entrepris de saisir le Procureur Général de Reims afin de lui demander de réouvrir l'enquête afin de connaitre la vérité. Je n'ai depuis pas eu de réponse ....
Mais hier, 14 octobre 2024, je reçois une lettre du Tribunal Judiciaire des Ardennes intitulée "avis d'audience à victime".
Le Procureur Général me demande d'être entendu en qualité de victime devant la Chambre Correctionnelle et à l'encontre de M. "Dominique" qui je cite "a dénoncé par tout moyen à la gendarmerie des Ardennes des faits de nature à entraîner des actions judiciaires, administratives ou disciplinaire au préjudice de Monsieur Arnaud BEGIN, en l'espèce en déposant plainte contre ce dernier pour des faits d'agressions sexuelles commis au sein de la centrale nucléaire de Chooz".
Nous allons donc ; avec mon avocat ; préparer cette audience prévue le fin avril 2025 devant la Chambre Correctionnelle.
Je n'attends pas de dédommagement, je veux juste savoir pourquoi cette personne m'a sali, m'a fait passer au sein de la centrale pour un agresseur sexuelle et à détruit une partie de ma vie. Je veux enfin connaitre la vérité et nous aurons l'occasion de pouvoir le faire !
C'est dans ce contexte d'une nouvelle plainte que j'ai besoin davantage de votre aide même si je n'aime pas faire l'aumône. Je vous mets en lien, pour ceux qui veulent m'aider vers la cagnotte en ligne :
Je vous remercie pour votre aide.
Bien à vous
Arnaud,