Evidemment quand un Ministre en fonction ne respecte pas la séparation des pouvoirs et disqualifie une décision de Justice, que peut-on attendre des élus pro A69 ?
Après "ubueque" par Tabarot, on a donc droit à "proprement scandaleuse" et "inique" par Baylet, une décision qui "donne raison à une poignée de militants ultra-violents d’extrême gauche " par Carayon, "incompréhensible" et inacceptable par Terlier, "ubuesque" encore par Ramond qui a le culot de critiquer "le sens du timing" de la justice (mais qui a engagé les travaux à marche forcée sans attendre la décision sur le fond ?), "honteux et inacceptable" par Folliot, "incompréhensible et dévastatrice" par Bossi.
Faut-il également exiger la démission de toutes leurs charges publiques de ces tristes personnages ????
Ou se contenter de leur retourner l'ensemble des qualificatifs qu'ils se permettent d'utiliser pour commenter une décision de Justice ?
Jean-Michel Baylet, ancien ministre de l'aménagement du territoire et président du groupe Dépêche du Midi
"Cette décision est proprement scandaleuse. Comment a-t-on pu en arriver là alors que les travaux sont engagés depuis longtemps ? C’est faire fi de toutes les conséquences économiques, tant en matière d’emploi que de réparations ! On parle de 2 milliards d’euros si tout devait être remis en état, et cela, alors même que l’État cherche par tous les moyens à faire des économies sur le dos des Français… C’est aussi une très mauvaise nouvelle pour le désenclavement du sud Tarn et pour les perspectives économiques de la ville de Castres.
La justice administrative ne se grandit pas en prenant de telles décisions. Espérons que l’appel viendra contredire ce jugement inique. Espérons également qu'il n'y ait pas de conséquences sur la réalisation de la LGV entre Toulouse et Bordeaux."
Bernard Carayon
Bernard Carayon, le maire de Lavaur, ancien député du Tarn déplore que la "décision du tribunal administratif donne raison à une poignée de militants ultra-violents d’extrême gauche et tort à l’écrasante majorité des Tarnais, des élus et des entreprises, comme à l’État".
Une décision "incompréhensible" pour le député de la 3e circonscription du Tarn, Jean Terlier
"Comment comprendre cette décision alors que le projet a été déclaré d’intérêt public national et trouve sa légitimité et son financement dans la loi d’orientation des mobilités votée en 2019", s’interroge Jean Terlier dans un communiqué. "Comment accepter enfin que les juges n’aient pas pris en compte la situation du chantier avec près de 300 millions d’euros de travaux déjà engagés, 45 % des terrassements réalisés, 70 % des ouvrages d’art construits et plus de 1 000 salariés du concessionnaire qui se retrouveront demain sans emploi", a-t-il poursuivi.
"Atterré par cette situation ubuesque !" au conseil départemental du Tarn
"On marche sur la tête !", a commenté Christophe Ramond, le président du conseil départemental du Tarn, sur X. Rappelant que "plus de 300 millions d’euros ont été investis, que 70 % des ouvrages d’art sont réalisés, et que la fin des travaux est prévue en fin d’année", il dénonce ironiquement le "sens du timing" de la justice qui "sonne maintenant l’arrêt du chantier". "Comment imaginer une telle gabegie financière à l’heure où les finances publiques sont dans le rouge ?", s’interroge Christophe Ramond.
Honteux et inacceptable pour le sénateur du Tarn Philippe Folliot
"Honteux et inacceptable ! Le tribunal administratif de Toulouse suspend les travaux de l’A69, piétinant des années de concertation et l’intérêt général. Un projet crucial sacrifié sous la pression idéologique. Jusqu’où ira cette déconnexion avec la réalité ?", a fait savoir le sénateur centriste du Tarn, sur X.
L’A69 ? Une "bouée de sauvetage" pour le bassin Castres-Mazamet", pour le président de la CCI du Tarn Michel Bossi
Michel Bossi, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Tarn (CCI) a également commenté la décision du tribunal administratif de Toulouse. Il dénonce "une décision incompréhensible et dévastatrice". Pour lui, "l’arrêt de l’A69 sonne le glas de tout projet d’infrastructures de mobilité en France !"