Pétition fermée
Adressée à Evêché de Luçon et 2 autres

Sauvons la chapelle balnéaire Sainte-Thérèse de Saint-Jean-de-Monts

1 004
signataires

15 août 1925 : pose de la première pierre de la chapelle !

Le combat pour la sauvegarde du patrimoine continue ! Saint-Jean-de-Monts ne doit pas perdre un élément architectural unique qui marque les croyants et les non-croyants. C'est avant tout une lutte patrimoniale, pour que l'héritage matériel et affectif de milliers de personnes partout en France soit préservé et respecté !

La chapelle vivra et continuera d'être un des symboles de Saint-Jean-de-Monts comme elle l'a été depuis le début de son essor touristique.

Nous pensons également à nos amis de la chapelle des Goélands de style corbuséen, qui vit ses dernières heures à Saint-Jean-de-Monts aussi... Leur pétition est accessible ici : http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N28288

 

-Aucune réponse de la paroisse et une lettre du diocèse ne répondant à rien (malgré nombre de questions précises par courriers, appels, recommandés, courriels...). Faire croire que le maintien de la chapelle de 1932 est incompatible avec l'accessibilité légitime est malheureux et faux. Notons qu'à ce titre, rien n'a été fait depuis 2005 sinon abandonner le site.

-La phrase « Nos prédécesseurs ont agi de la même manière : ils n'ont pas hésité à démolir des églises pour reconstruire des lieux plus adaptés aux besoins de leur époque. » écrite en justification par le diocèse, est regrettable. La sauvegarde du bâtiment de 1932 et l'utilisation du terrain (2000m2 au total) peuvent permettre un projet cohérent et respectueux du patrimoine.

-Aucune écoute sur le fait qu'un projet alternatif est possible techniquement et financièrement

-De nombreux messages d'architectes, d'habitants, d'historiens, de prêtres et de religieux en colère

-Des relais dans la presse locale et nationale

-Aucune garantie sur combien de vitraux seront conservés et dans quelle mesure

Les propriétaires de maisons dans le quartier autour de la chapelle découvrent le projet de destruction et sont scandalisé.

Ce mépris de l'architecture du XXe siècle est insupportable, nous continuons la mobilisation avec des associations, des habitants...

Comment croire que les mêmes personnes qui n'ont pas été capables d'entretenir la chapelle de 1932, arriveront à assurer la maintenance et d'un bâtiment comportant une grande surface de verre et une hauteur sous plafond supérieure ?

Les commanditaires doivent changer leur projet et la chapelle doit être protégée !!!

Merci à tous !

N'oubliez pas de suivre la page Facebook « Sauvons la chapelle Sainte-Thérèse »

[...]

Au sud de Saint-Jean-de-Monts, sur la limite avec Saint-Hilaire-de-Riez, le quartier de la plage des Demoiselles (lotissement final de 75 hectares de superficie) tient son nom du terrain hérité de deux sœurs au niveau duquel un aérodrome militaire américain fut érigé en 1918 avant de voir naitre en 1925 l’actuelle avenue Valentin sur l’ancienne piste d’aviation. Autour de cet axe ont poussé de nombreux pavillons d’habitation et de villégiature, mais aussi quelques villas à l’architecture éclectique, hôtels, commerces alimentaires… Cet ensemble urbain est témoin de la popularisation des bains de mer notamment en ceci que de nombreuses familles de tous milieux ont investi leurs économies pour s’offrir des vacances, une maison pour la retraite… Conjointement à la naissance de ce quartier, la chapelle Sainte-Thérèse est consacrée en 1932 sur un terrain de 2000 m2 acheté par l’association diocésaine de Luçon. Le bâti d’origine en ardoise, bois et béton est doté d’une superficie avoisinant les 150 m2 à laquelle s’ajoute une « chapelle d’été » moderne (fibrociment, métal, bois…) dépassant les 450 m2. Ajoutons que de par sa date de construction, le sanctuaire a toujours été marqueur de la vie du lotissement, de son identité sociale et architecturale…

 

D’ailleurs, au sujet de l’architecture, la chapelle présente nombre de caractéristiques propres à la période artistique et au caractère balnéaire de la ville. En effet, on peut remarquer par exemple la verticalité régulière dans le courant art-déco, laquelle est présente dans les lucarnes d’éclairage ou dans le triplet aveugle (partie en briques) du clocher. La réponse à l’identité océanique montoise est visible notamment dans la voûte rappelant une coque de bateau renversée ou encore un vitrail traitant l’Espoir du marin. Ajoutons à cela les angles brisés en couronnement des ouvertures (lucarnes, porche…). On observe que ce dernier motif architectural est extrêmement présent aux environs de la chapelle dans des maisons qui lui sont contemporaines ou postérieures. Il n’est pas nécessairement faux de penser à une influence de la chapelle sur les autres bâtiments, d’autant que la forte récurrence de l’élément sur une telle échelle est une curiosité propre à de rares endroits.

Au sein de la chapelle, onze vitraux de style moderne commandés et offerts par le baron Jacques D’Assignies dans les années 1960 sont présents. Ils traitent la Vierge Marie et sainte Thérèse, notamment par la représentation de fleurs de lys et de roses. Par ailleurs, il est intéressant de noter que dans l’autel, est (était ?) insérée la pierre noire sacrée d’Alexandre Ténèbre, abbé réfractaire de Croix-de-Vie.

 

A l’époque où une prise de conscience tardive a permis de sauvegarder nombre de bâtiments d’architecture d’inspiration balnéaire des fleuves de béton, la chapelle Sainte-Thérèse vit ses derniers instants, promise à une destruction totale (hors quelques vitraux notamment). L’argumentation de la paroisse évoquée en octobre 2011 parlait de la nécessité d’effectuer des travaux de réhabilitation, notamment en lien avec les normes d’accessibilité aux personnes à mobilité réduite. Par ailleurs, l’état du bâtiment présente certaines dégradations comme des fissures, de la vétusté et de l’amiante dans la chapelle d’été ou encore un gonflement du béton par l’humidité entrainant la dilatation de certains vitraux.

Néanmoins, le bâtiment d’origine reste globalement sain et intègre, en témoigne la fiche d’inventaire réalisée en 2011 par le service patrimoine de la Région des Pays de la Loire qui parle de « bon état ». Malgré tout, l’avant-projet présenté par la paroisse Saint-Martin-des-Monts (et validé par le Diocèse de Luçon) le 23 avril 2014 est celui d’une chapelle entièrement neuve dessinée par le cabinet local OPS et d’une superficie totale de 230 m2 (contre plus de 600 m2 pour la totalité des bâtiments actuels). Sur le plan technique, rien n’empêche donc la sauvegarde, la restauration et l’agrandissement respectueux du bâtiment patrimonial de 1932 (par exemple par le remplacement du « hangar » postérieur) en incluant l’aménagement du terrain restant pour les messes de plein-air dans les meilleures conditions. Si l’on suit l’argumentation de la paroisse (lire Ouest-France du 25 avril 2014), il est comme évident que la question patrimoniale a été éludée au motif de problématiques financières, certes légitimes mais considérées comme infranchissables.

Dans le cas d’un site privé non inscrit ou classé monument historique (mais dont l’intérêt culturel n’est pas à prouver), des possibilités de financements ne sont pas à négliger par le biais du mécénat, de fondations… Il est regrettable que ces pistes n’aient pas été évoquées et expérimentées. Pareillement, le remplacement d’un élément architectural baigné de l’affection des générations qui ont vécu et grandi autour, par une structure contemporaine relativement banale, est extrêmement gênant vis-à-vis du quartier et de sa croissance autour de la chapelle originelle.

 

Sur le plan patrimonial comme religieux, la perte d’un symbole greffé à nombre d’histoires familiales et personnelles est un élément dont on a minimisé l’importance. Garder des vitraux est insuffisant alors même que le bâtiment actuel est absolument sauvable. Prévus pour débuter à l’automne 2014 et s’achever à l’été 2015, les travaux ne sont pas lancés à ce jour.

A la différence de la chapelle contemporaine des Goélands dont la destruction a vu nombre de voix contestataires s’élever, la chapelle Sainte-Thérèse va disparaitre dans une indifférence manifeste, du moins dans une absence de réactions empreinte de fatalisme et d’immuabilité. Moi qui découvre ce sanctuaire en tombant amoureux du quartier des Demoiselles et de son humanité, je ne peux me résoudre à croire que les erreurs du passé puissent être une nouvelle fois reproduites alors qu’elles sont évitables en prenant le temps qu’il faut. Peut-être n’est-il pas trop tard, j’essaye de m’en persuader.

 

William Chevillon, le 30 novembre 2014

Article avec photos : http://williamchevillon.over-blog.com/2014/11/la-destruction-de-la-chapelle-sainte-therese-est-elle-reellement-ineluctable.html

Parmi les soutiens et relais :

  • Société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France (SPPEF)
  • Association Urgences Patrimoine
  • Louvre pour Tous
  • Les Chantiers du cardinal
  • La Tribune de l'Art
  • Fédération Patrimoine et Environnement
  • Patrimoine en Blog
  • Une église pour Arc-sur-Tille
  • Association de protection de l'identité culturelle et patrimoniale chaumoise
  • Cercle ligneronnais d'études patrimoniales historiques et environnementales
  • Société d'Histoire et d'Etudes du pays Challandais
  • Association valaisanne de défense du patrimoine bâti
  • Association Bouchain Patrimoine

Et aussi nombre d'architectes, des descendants du donateur des vitraux, d'historiens de l'art, d'artistes, de prêtres...

Et surtout beaucoup d'habitants, d'amoureux du patrimoine et d'habitués du quartier.

 

(Dans les commentaires sur internet et dans les écrits sur cahier de prières... il est souhaitable que chacun s'exprime avec mesure et sans outrance. Merci.)

 

Cette pétition a été remise à:
  • Evêché de Luçon
  • Doyenné de Saint-Jean-de-Monts
  • Responsables culturels des collectivités et de l'Etat

    William CHEVILLON a lancé cette pétition avec seulement une signature au départ et il y a maintenant 1 004 signataires. Lancez votre pétition pour créer le changement que vous souhaitez voir.




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