ENSEIGNANTS-CHERCHEURS : CONTRE la mainmise des énarques sur les universités ou l'autonomie volée !

Le problème

CONTRE la mainmise des énarques sur les universités ou l'autonomie volée !

Dans un assourdissant et coupable silence d’un grand nombre d’acteurs de l’enseignement supérieur, Mme. Fioraso, Ministre  de l’Enseignement supérieur et de la recherche,  vient de  confirmer,  en mars 2013, la nomination d’un énarque du  conseil  d’Etat (Frédéric Mion) au poste de directeur de sciences po Paris. Cette nomination s’inscrit dans la droite ligne de la politique de ses prédécesseurs  qui avaient  préalablement offert, par décret du 29 juillet 2010, aux fonctionnaires d’administration non docteurs des universités la possibilité de devenir recteurs d’académie, chanceliers des universités. Le comble vient de se produire puisque le conseil d’administration du PRES Sorbonne Universités qui réunit notamment les universités Paris 4 (Paris Sorbonne) et Paris 6 (Pierre et Marie Curie) vient de choisir un autre énarque du Conseil d’Etat  (Thierry Tuot) comme président (6 septembre 2013).

Apparaît ainsi une mainmise progressive des administrateurs sur les universités. Que ces décisions veuillent afficher l’incapacité des universitaires à diriger les universités ou qu’elles manifestent la volonté de l’appareil d’Etat d’assoir son contrôle sur les universités françaises, elles doivent être vigoureusement dénoncées et combattues.

L’éviction sans raisons avouées et légitimes, d’universitaires de places qui étaient les leurs est insupportable car elle est lourde de conséquences pour les choix stratégiques des universités. Il s’agit non seulement d’un manque de respect pour une tradition républicaine, mais d’une rupture dans une histoire multiséculaire d’indépendance des universités.

 L’Université s’impose comme le lieu de création des savoirs scientifiques si importants pour la prospérité de notre société. Les directives exogènes peuvent dans le cadre universitaire devenir sclérosantes et liberticides. Notre protestation s’inscrit pleinement dans la défense de l’intérêt général : les choix de fonctionnement des universités doivent rester pertinents, cohérents et marquer le respect dû aux universitaires.

Nous appelons tous les collègues qui partagent notre indignation à condamner l’actuelle dérive, à exiger qu’il y soit mis fin et à exprimer leur réprobation en signant la présente déclaration.

 

Comité LOUIS PASTEUR

 

 

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Comite Louis PasteurLanceur de pétition
Cette pétition avait 1 208 signataires

Le problème

CONTRE la mainmise des énarques sur les universités ou l'autonomie volée !

Dans un assourdissant et coupable silence d’un grand nombre d’acteurs de l’enseignement supérieur, Mme. Fioraso, Ministre  de l’Enseignement supérieur et de la recherche,  vient de  confirmer,  en mars 2013, la nomination d’un énarque du  conseil  d’Etat (Frédéric Mion) au poste de directeur de sciences po Paris. Cette nomination s’inscrit dans la droite ligne de la politique de ses prédécesseurs  qui avaient  préalablement offert, par décret du 29 juillet 2010, aux fonctionnaires d’administration non docteurs des universités la possibilité de devenir recteurs d’académie, chanceliers des universités. Le comble vient de se produire puisque le conseil d’administration du PRES Sorbonne Universités qui réunit notamment les universités Paris 4 (Paris Sorbonne) et Paris 6 (Pierre et Marie Curie) vient de choisir un autre énarque du Conseil d’Etat  (Thierry Tuot) comme président (6 septembre 2013).

Apparaît ainsi une mainmise progressive des administrateurs sur les universités. Que ces décisions veuillent afficher l’incapacité des universitaires à diriger les universités ou qu’elles manifestent la volonté de l’appareil d’Etat d’assoir son contrôle sur les universités françaises, elles doivent être vigoureusement dénoncées et combattues.

L’éviction sans raisons avouées et légitimes, d’universitaires de places qui étaient les leurs est insupportable car elle est lourde de conséquences pour les choix stratégiques des universités. Il s’agit non seulement d’un manque de respect pour une tradition républicaine, mais d’une rupture dans une histoire multiséculaire d’indépendance des universités.

 L’Université s’impose comme le lieu de création des savoirs scientifiques si importants pour la prospérité de notre société. Les directives exogènes peuvent dans le cadre universitaire devenir sclérosantes et liberticides. Notre protestation s’inscrit pleinement dans la défense de l’intérêt général : les choix de fonctionnement des universités doivent rester pertinents, cohérents et marquer le respect dû aux universitaires.

Nous appelons tous les collègues qui partagent notre indignation à condamner l’actuelle dérive, à exiger qu’il y soit mis fin et à exprimer leur réprobation en signant la présente déclaration.

 

Comité LOUIS PASTEUR

 

 

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Pétition lancée le 14 novembre 2013