

Au 2 octobre, voici le point de la situation :
1️⃣ Le stock est toujours bloqué en Belgique.
2️⃣ Sa valorisation « officielle » est de 9,7 Millions de $, calculée au prix préférentiel ONG (proche du coût de production). Mais en valeur marchande (prix public en pharmacie), on estime que ce stock représente près de 100 M$ — un facteur 10 ! Cela met en lumière les marges colossales de l’industrie pharmaceutique et l’importance du travail des ONGs pour redistribuer des produits essentiels à la santé reproductive dans les pays sans industrie pharmaceutique. L’administration américaine pourrait être tentée de détourner ce stock en le vendant au plus offrant, à des acteurs peu scrupuleux.
3️⃣ Avec des juristes belges, nous avons publié une nouvelle tribune dans Le Monde appelant le gouvernement belge à saisir le stock. Car au-delà de l’urgence éthique et sanitaire, des arguments juridiques solides justifient cette saisine. Lien vers la tribune du Monde.
4️⃣ Nous avons également rédigé une note juridique plus détaillée qui expose ces fondements. Lire l’argumentaire détaillé.
Ce stock représente des millions de traitements qui pourraient être utilisés immédiatement dans des pays où les besoins sont immenses. L’USAID en démantèlement, ou ce qu’il en reste, est un grand bazar où il semble impossible de parler avec un décisionnaire sérieux. La Belgique a pris une position diplomatique claire. La France, et surtout l’Union Européenne, restent silencieuses sans prise de position publique ferme. Cette asymétrie nourrit les doutes sur le devenir de ce stock. Continuons à faire pression : signez, partagez, interpellez vos élus pour empêcher sa destruction ou son détournement et exiger sa redistribution à celles et ceux qui en ont besoin.