

Empêchez la réduction des aides des Missions Locales du Grand Est
Le problème
Je suis jeune, j’habite dans le Grand Est, et comme des dizaines de milliers d’autres, je sais ce que représente une mission locale : un endroit où on nous écoute, où on nous aide à trouver une formation, un premier emploi, une alternance, ou simplement à remettre un pied dans la vie active quand tout se complique.
En octobre 2026, la Région Grand Est a décidé de suspendre le financement des 43 missions locales, qui accompagnent environ 83 000 jeunes dans leur recherche d’emploi, leur reconversion ou leur formation. Ce n’est pas un premier coup : en 2025, la Région avait déjà réduit ce financement de 43 %.
Cette décision tombe en plein milieu de l’année. Depuis le 1er janvier, les missions locales appliquent des dispositifs et actions définis par la Région elle-même. À Nancy par exemple, une subvention de 200 000 € prévue dans le budget 2026 ne sera finalement pas versée, annoncée en plein mois d’octobre.
Les conséquences sont déjà concrètes : fermetures d’antennes, arrêts de permanences, projets abandonnés. Certaines missions locales ont déjà engagé des licenciements économiques, et l’association régionale évoque désormais la possible disparition de certaines structures.
Derrière ces chiffres, il y a nous : des jeunes sans diplôme, en reconversion, en galère, parfois en souffrance psychologique. Les missions locales sont souvent les premières à repérer ce mal-être et à nous orienter vers de l’aide. Les fragiliser, c’est fragiliser toute une génération, surtout dans les territoires ruraux où il n’existe souvent aucune autre porte d’entrée.
Les missions locales ne s’occupent pas seulement de CV. Elles nous accompagnent sur le budget, la santé, le logement, la mobilité. Et elles ne concernent plus seulement les jeunes sans diplôme : de plus en plus de diplômés du supérieur y viennent, face à un marché du travail en pleine transformation.
Pour rappel : (source d'Elise Carémiaux, directrice de la mission locale du Pays Messin pour le média ICI)
-le chômage des jeunes atteint 21,6 % ;
-un étudiant sur quatre est obligé de travailler pour financer ses études ;
-55 % des 18-24 ans souffrent d’un problème de santé mentale, et les missions locales sont souvent les premières à repérer ce mal-être et à orienter vers de l’aide.
On entend que tout le monde doit faire des efforts. Mais pourquoi les jeunes devraient-ils être la variable d’ajustement du budget ?
Nous demandons à la Région Grand Est de :
-Rétablir le financement des missions locales pour 2026, comme prévu.
-Inscrire une ligne budgétaire pour les missions locales dans le budget 2027.
-Associer les missions locales et les jeunes concernés à toute décision future sur leur financement.

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Le problème
Je suis jeune, j’habite dans le Grand Est, et comme des dizaines de milliers d’autres, je sais ce que représente une mission locale : un endroit où on nous écoute, où on nous aide à trouver une formation, un premier emploi, une alternance, ou simplement à remettre un pied dans la vie active quand tout se complique.
En octobre 2026, la Région Grand Est a décidé de suspendre le financement des 43 missions locales, qui accompagnent environ 83 000 jeunes dans leur recherche d’emploi, leur reconversion ou leur formation. Ce n’est pas un premier coup : en 2025, la Région avait déjà réduit ce financement de 43 %.
Cette décision tombe en plein milieu de l’année. Depuis le 1er janvier, les missions locales appliquent des dispositifs et actions définis par la Région elle-même. À Nancy par exemple, une subvention de 200 000 € prévue dans le budget 2026 ne sera finalement pas versée, annoncée en plein mois d’octobre.
Les conséquences sont déjà concrètes : fermetures d’antennes, arrêts de permanences, projets abandonnés. Certaines missions locales ont déjà engagé des licenciements économiques, et l’association régionale évoque désormais la possible disparition de certaines structures.
Derrière ces chiffres, il y a nous : des jeunes sans diplôme, en reconversion, en galère, parfois en souffrance psychologique. Les missions locales sont souvent les premières à repérer ce mal-être et à nous orienter vers de l’aide. Les fragiliser, c’est fragiliser toute une génération, surtout dans les territoires ruraux où il n’existe souvent aucune autre porte d’entrée.
Les missions locales ne s’occupent pas seulement de CV. Elles nous accompagnent sur le budget, la santé, le logement, la mobilité. Et elles ne concernent plus seulement les jeunes sans diplôme : de plus en plus de diplômés du supérieur y viennent, face à un marché du travail en pleine transformation.
Pour rappel : (source d'Elise Carémiaux, directrice de la mission locale du Pays Messin pour le média ICI)
-le chômage des jeunes atteint 21,6 % ;
-un étudiant sur quatre est obligé de travailler pour financer ses études ;
-55 % des 18-24 ans souffrent d’un problème de santé mentale, et les missions locales sont souvent les premières à repérer ce mal-être et à orienter vers de l’aide.
On entend que tout le monde doit faire des efforts. Mais pourquoi les jeunes devraient-ils être la variable d’ajustement du budget ?
Nous demandons à la Région Grand Est de :
-Rétablir le financement des missions locales pour 2026, comme prévu.
-Inscrire une ligne budgétaire pour les missions locales dans le budget 2027.
-Associer les missions locales et les jeunes concernés à toute décision future sur leur financement.

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Pétition lancée le 22 octobre 2026