
Vingt-sept personnes sont mortes noyées dans la Manche le 24 novembre. Ce drame était redouté par les associations et par les trois grévistes de la faim de l’église Saint-Pierre à Calais, Anaïs Vogel, Ludovic Holbein et le père Philippe Demeestère, qui appelaient le président de la République à faire preuve d’humanité. Maintenant, la France doit sortir du cycle délétère et sans fin de l'inhospitalité élevée au rang d’action d’état. Il est urgent de changer de politique pour que la Manche ne soit plus un cimetière. Ensemble, à nouveau, faisons entendre nos voix en écrivant à nos élus avec notre plateforme automatisée.
L’arrêt de la grève de la faim à peine annoncé le xx novembre dernier, et malgré de maigres engagements pris par le gouvernement, des personnes exilées (sur)vivant près de Calais, étaient expulsées, leurs affaires confisquées… Le « sas d’hébergement » - un hangar de 300 places présenté comme une concession pour répondre aux demandes des grévistes – était fermé sur décision de la Préfecture et du ministère de l’Intérieur. Un nouvel arrêté préfectoral venait restreindre les lieux de distribution de nourriture et autres biens essentiels par les associations. Des tranchées étaient creusées et des rochers déposés sur des lieux de (sur)vie. Cette politique menée déshonore notre pays et la militarisation de la frontière n’est pas une solution.
Nos parlementaires doivent immédiatement interpeller Emmanuel Macron et Gérald Darmanin pour que les personnes exilées soient enfin accueillies dignement et puissent déposer leur demande d’asile en France, que cesse la politique purement sécuritaire, et que s’engagent d’urgence des discussions avec la Grande-Bretagne pour mettre en place des voies de passage sûres et légales.
Vous pouvez demander à votre député.e ou votre sénateur.trice d’intervenir en leur envoyant un mail ou un tweet. En quelques clics, grâce à la plateforme RiseFor en lien ci-dessous vous pouvez contribuer, à votre hauteur, à faire bouger ces lignes mortifères !