Stratégie Zéro Covid: éradiquer plutôt qu’atténuer, la seule solution !!

Un an après, la stratégie Zéro Covid protège mieux populations et économies
La stratégie Zéro Covid est un investissement économique rentable
Nous fêtons tristement confinés l’anniversaire de la pandémie Covid-19 dont, après douze mois de d’efforts intenses, nous n’avons pas encore su nous libérer. Nous poursuivons en France, comme dans de nombreux pays occidentaux, une stratégie d’atténuation. Appliquée dans les cas de pandémie grippale, elle vise autant que faire se peut à éviter la saturation de nos systèmes de santé. En vain.
Ceux-ci sont régulièrement débordés et les pouvoirs publics édictent des mesures toujours plus strictes pour limiter les contacts physiques qui propagent le virus. Nombreux sont ceux qui continuent de penser que cette stratégie d’atténuation fonctionnerait mieux si on augmente le nombre de lits ou lorsque les vaccins seront enfin disponibles pour tous. Ce pari est risqué. Il ne prend pas la mesure du défi à l’œuvre et ne nous rapproche pas des valeurs auxquelles nous tenons par-dessus tout : bouger, échanger, collaborer.
En dépit des piètres résultats de la stratégie en œuvre, nos pouvoirs publics continuent de croire qu’en augmentant les moyens de soigner les malades de la Covid, on pourra lever les mesures de restrictions qui visent à éviter la circulation de la pandémie. Cette idée ne prend pas la mesure des choses. D’une part, la santé en France ne manque pas de moyens financiers, mais souffre davantage d’une allocation inadéquate des moyens. Même avec plus de moyens ou une meilleure allocation des ressources, nous ne pourrions pas faire face à un virus aussi contagieux sans changer nos habitudes. Les calculs indiquent que le virus se propagerait d’un jour à l’autre par un facteur situé entre 1,1 et 1,22. Si bien qu’au bout de trois mois, si on l’avait laissé faire, la Covid aurait pu contaminer une grande partie de la population faute de réaction collective.
Penser que l’on pourrait vivre normalement si l’on avait des lits supplémentaires sous-estime cette dynamique
Après douze mois de crise sanitaire, il est possible de faire un bilan d'étape de l'efficacité des politiques publiques mises en œuvre dans la lutte contre la Covid-19. Or, les données sont fascinantes à ce sujet. Elles montrent que tous les pays du monde ne poursuivent pas la même stratégie et, plus important encore, certaines stratégies ont produit des résultats bien supérieurs aux autres en termes sanitaires et économiques.
En dépit des efforts déployés de part et d'autre, l'épidémie a été particulièrement meurtrière en Amérique du Nord, Amérique du Sud et Europe. En revanche, son impact a été moindre en Asie, Afrique et Océanie. Si certains pays font mieux que d'autres au sein des 11 pays du G10, force est de constater qu'aucun n'échappe à des mouvements de yoyo, rendant toute projection dans l'avenir difficile, ce qui pénalise les sociétés et les économies.
Par contre, il existe au sein de l'OCDE des pays qui s'en sortent beaucoup mieux sur le plan sanitaire et économique. Il s'agit notamment de l'Australie, de la Nouvelle-Zélande et de la Corée du Sud, représentant 82 millions d'habitants. Ils ont ceci de spécial d'avoir opté pour une stratégie différente, inspirée, d'une part, par leurs connaissances en maladies infectieuses, et par leurs observations du virus. Même si les données ne sont pas strictement homogènes, l'ampleur des variations interpelle puisque si nous nous comparons à eux, nous avons 42 fois plus de décès et un recul du PIB cinq fois plus important