
Chère amie, cher ami,
Il y a maintenant 13 ans, en mars 2011, débutait un conflit d’une violence sans nom en Syrie.
Depuis, la population fait face au pire que peut connaître un être humain : attaques, bombardements, tortures, sans parler des conséquences du terrible séisme de février 2023… mais également, avec un conflit maintenant ancré sur plus d’une décennie, un système de soins en lambeaux et la faim qui s’installe.
Et j'ai besoin de vous pour leur venir en aide.
Pour toute une génération d’enfants, maintenant à l’aube de l’âge adulte, la guerre et les privations sont le seul quotidien qu’ils aient jamais connu.
Pourtant, 13 ans après, suite au sursaut d’intérêt après le séisme l’an dernier, le monde entier semble avoir oublié la Syrie, comme je le dénonce dans cet article publié il y a quelques jours par RFI, ou encore dans cette tribune publiée le mois dernier dans Libération.
Laissez-moi d’ailleurs, à cette occasion, me présenter : je suis Mego Terzian, directeur général de l’ONG Mehad (ex UOSSM) depuis quelques mois. Médecin pédiatre, j’ai exercé toute ma vie sur le terrain humanitaire et j’ai notamment occupé, avant de m’engager au sein de Mehad, la fonction de président de Médecins sans Frontières de 2013 à 2022, décennie durant laquelle je me suis rendu, tout comme mon collègue le Pr Pitti, à de nombreuses reprises en Syrie.
Le pays, vous le savez peut-être, détient toujours le triste record du plus grand nombre de déplacés internes au monde (6,8 millions de personnes), et compte cette année le plus grand nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire depuis le déclenchement de la guerre, selon les Nations Unies.
Et on devrait atteindre cette année le chiffre effrayant de 15 millions de Syriens qui n’ont pas de quoi manger à leur faim.
En tant que pédiatre, je n’en connais que trop bien les conséquences, surtout chez les jeunes enfants et les femmes enceintes et allaitantes : cécités, retards de développement, handicaps physiques… sans parler bien sûr de la surmortalité infantile.
A chacune de mes visites sur place, j’ai été frappé par la dureté des conditions de vie des Syriens, mais aussi par leur formidable résilience, et leur envie de vivre, au-delà de ces épreuves.
Face à cette situation, notre ONG est, pour beaucoup de Syriens, le dernier recours pour bénéficier de soins de santé même les plus basiques.
A commencer par la prise en charge de la malnutrition, véritable fléau dans le pays, et dont les conséquences, je vous le disais, peuvent être dramatiques.
Et pour cela, votre aide est cruciale.
Du fait de la défection de nos bailleurs de fonds, nous avons déjà dû réduire certains de nos programmes. Pour poursuivre notre action en Syrie, votre don est véritablement indispensable.
La bonne volonté nous l’avons, tout comme l’expertise de nos professionnels de santé locaux - qui peuvent aussi, grâce à vous, être payés décemment pour leur précieux travail !
Mais sans votre soutien, rien de ce que nous entreprenons n’est possible.
Je sais que vous faites partie des personnes qui ne détournent pas le regard face à la situation humanitaire en Syrie.
Je compte sur votre aide.
Vous remerciant par avance,
Bien cordialement,
Mego Terzian
PS : vos dons à Mehad ouvrent droit à une réduction fiscale de 75 %. Ainsi, un don de 200 euros ne vous coûtera en réalité que 50 euros, et permettra de financer un programme de prévention "malnutrition" pour une famille complète d’un camp de réfugiés. Merci !