
Cher.e.s ami.e.s, j'ai l'habitude de vous transmettre des nouvelles de mes collègues en Syrie. Cette fois-ci, c'est un peu différent, la situation est terrible. Le Dr Mohannad Alkhalil me dit qu'il est à bout de souffle. https://bit.ly/covid19aboutdesouffle
Après les dégâts de la guerre, le risque du COVID-19 vient amplifier la crise humanitaire déjà très critique. Il a peur pour ses patients. Si le COVID19 venait à se propager en Syrie, il ne saurait vraiment pas quoi faire et c'est la première fois qu'il utilise des mots aussi durs. Je vous laisse avec ce témoignage bouleversant :
"Je suis le Dr Mohannad Alkhalil, je suis médecin interniste. Entre la guerre et le risque de COVID-19, je suis à bout de souffle. Dès l’obtention de mon diplôme, j’ai œuvré pour offrir aux plus démunis de mon village des soins de santé gratuits. Au début de la guerre, tandis que les soignants ne pouvaient pas soigner ouvertement les victimes du conflit, j’ai dû ouvrir un hôpital clandestin. J’ai pu continuer à offrir à chacun les soins qu’il méritait. Je me suis ensuite engagé avec l’UOSSM. Rien ne m’a fait baisser les bras, ni les bombardements ciblés, ni les arrestations de mes collègues, ni les patients qui affluaient en continue. Je sais faire face à la tension. Mais ce qui arrive, je ne suis pas sûre que nous puissions y faire face.
Comment pourrions-nous subir un énième fléau, le COVID-19, quand même des pays mieux équipés, n’ont pas su le contrôler ? Alors que nous manquons déjà terriblement de tout. Nous n’avons pas assez de lits, de consommables médicaux, de masques, de surblouses, de gants, de kits d’hygiène, de kits de diagnostics, de structures médicales. Le système est lui aussi, à bout de souffle."
Aujourd'hui, la meilleure réponse au COVID-19 est de renforcer la capacité du système sanitaire. Avec 50 €, soit 17 € après déduction fiscale, vous participez à l’achat du matériel médical, dont 20 masques N95, pour le personnel soignant dans le nord de la Syrie. https://bit.ly/Urgence_aboutdesouffle