Petition update#DoctorsinDanger - stop au ciblage des hôpitaux et du personnel médical en Syrie !De nouveau la tristesse et la colère face aux meurtres de nos collègues à Deraa
Dr. Mego TERZIANParis, France
Jun 27, 2018
Il s’appelait Abdulhadi AlHariri et il a été tué lundi 25 juin à 13h parce qu’il portait secours à un homme blessé. Ce jeune ambulancier généreux et courageux a sacrifié sa vie pour sauver celles des autres. Il avait fait le choix de travailler bénévolement pour l'UOSSM et les Casques Blancs et pour cela il a été condamné. Ma tristesse est infinie. http://bit.ly/Abdulhadi_DoctorsinDanger Alors que les bombes pleuvent sur la province de Deraa ce lundi 25 juin, Abdulhadi AlHariri prend son ambulance pour se rendre sur le lieu d’une attaque dans la ville de Busr Al Harir. Sur place, les blessés sont partout. Abdulhadi repère un homme qui doit immédiatement être conduit à l’hôpital le plus proche. En route vers l’hôpital il est visé une première fois par une attaque aérienne. Il l’évite de justesse et paniqué, lance un appel d’urgence à nos collègues secouristes, qui se mettent en route immédiatement. Quatre heures de recherches plus tard, nos équipes sont sans nouvelles de Abdullhadi… Elles finiront par le trouver mort, au volant de son ambulance qu’il aura tenu à conduire jusqu’au bout. Les auteurs de ces crimes de guerre ne lui ont laissé aucun répit, la deuxième attaque lui aura été fatale. A cet horrible crime, précède celui d’une sage-femme de l'UOSSM, Maysoun Harbat. Elle et sa fille ont succombé aux bombardements intensifs sur Al-Harak le 21 juin. La seconde fille de Maysoun Harbat a survécu mais elle est toujours dans un état critique. Une jeune fille qui se retrouve aujourd’hui sans mère. Depuis le 19 juin, la région de Deraa subit de violents bombardements. Dimanche 14 juin, un centre de santé primaire appartenant à l'UOSSM à Busr Al Harir, a été touché par une frappe aérienne directe, causant de lourds dommages. L'installation a pu être évacuée et on ne déplore aucune victime. Le centre permettait de soigner 5 000 patients par mois. Dans la même zone, un hôpital a été touché et mis hors-service. Je crains que nous soyons sur le point d'assister à un autre siège d'une horreur sans nom à Deraa, tout comme ça a été le cas à Alep et à la Ghouta. Nous avons reçu des informations faisant état de centaines de frappes de missiles dans des zones résidentielles au cours des derniers jours. Ces zones sont peuplées de familles, de femmes et d'enfants. Le personnel médical est terrifié par ce qui va arriver. Il est incompréhensible qu'après six ans, les soignants continuent d'être tués en toute impunité. La violence doit cesser. Nous ressentons plus que du dégoût face à des actes si lâches. Si la communauté internationale a encore un tant soit de moralité, elle doit poursuivre les auteurs de ces crimes de guerre. #DoctorsinDanger Faites un don pour soutenir le personnel médical en Syrie : http://bit.ly/DoctorsinDanger_Deraa_Don
Copy link
WhatsApp
Facebook
Nextdoor
Email
X