

Boycott de la France à la COP 25 en soutien aux manifestations chiliennes
Le problème
Vendredi 18 octobre 2019, le président du Chili, Sebastian Piñera, a déclaré le pays en Etat d'urgence, déployant plus de 10 000 soldats dans les rues et instaurant un couvre-feu, raccourcis deux fois depuis.
Les manifestations se sont déroulées pacifiquement, au son des "cacerolazos" mais ont aussi mené à de nombreuses scènes de pillages et saccages, lourdement réprimées par les militaires qui n'ont pas hésité à tirer à balles réelles dans la foule.
Ces manifestations ont été déclenchées par l'augmentation du prix du ticket de métro, une goutte d'eau dans un vase déjà plein d'inégalités sociales. "Le Chili est l’un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE. Selon les Nations unies, 1 % des Chiliens concentrent plus de 25 % des richesses du pays. Le coût de la vie y est sans cesse plus élevé : la moitié des travailleurs chiliens gagne l’équivalent de 500 euros ou moins par mois." (Le Monde, 21/10/19). Ces manifestations sont le miroir d'un ras-le-bol général parfaitement compréhensible.
Aujourd'hui 23 octobre 2019, nous dénombrons déjà 2643 détentions, 15 morts, 84 blessés par arme à feu, ainsi que des faits de viols et de torture de la part des forces de l'ordre et de l'armée On ignore également la localisation de certains détenus, jusqu'à présent déclarés "disparus" (selon l'Institut National des Droits de l'Homme du Chili). Ces faits ne sont pas sans rappeler les souvenirs douloureux de la dictature de Pinochet pour les Chiliens.
Nous demandons donc au Président de la République, M. Emmanuel Macron, ainsi qu'à son gouvernement de boycotter la COP 25 qui aura lieu début décembre à Santiago, pour exprimer ainsi son profond désaccord avec cette répression, et pour garantir son respect des Droits de l'Homme.
Le problème
Vendredi 18 octobre 2019, le président du Chili, Sebastian Piñera, a déclaré le pays en Etat d'urgence, déployant plus de 10 000 soldats dans les rues et instaurant un couvre-feu, raccourcis deux fois depuis.
Les manifestations se sont déroulées pacifiquement, au son des "cacerolazos" mais ont aussi mené à de nombreuses scènes de pillages et saccages, lourdement réprimées par les militaires qui n'ont pas hésité à tirer à balles réelles dans la foule.
Ces manifestations ont été déclenchées par l'augmentation du prix du ticket de métro, une goutte d'eau dans un vase déjà plein d'inégalités sociales. "Le Chili est l’un des pays les plus inégalitaires de l’OCDE. Selon les Nations unies, 1 % des Chiliens concentrent plus de 25 % des richesses du pays. Le coût de la vie y est sans cesse plus élevé : la moitié des travailleurs chiliens gagne l’équivalent de 500 euros ou moins par mois." (Le Monde, 21/10/19). Ces manifestations sont le miroir d'un ras-le-bol général parfaitement compréhensible.
Aujourd'hui 23 octobre 2019, nous dénombrons déjà 2643 détentions, 15 morts, 84 blessés par arme à feu, ainsi que des faits de viols et de torture de la part des forces de l'ordre et de l'armée On ignore également la localisation de certains détenus, jusqu'à présent déclarés "disparus" (selon l'Institut National des Droits de l'Homme du Chili). Ces faits ne sont pas sans rappeler les souvenirs douloureux de la dictature de Pinochet pour les Chiliens.
Nous demandons donc au Président de la République, M. Emmanuel Macron, ainsi qu'à son gouvernement de boycotter la COP 25 qui aura lieu début décembre à Santiago, pour exprimer ainsi son profond désaccord avec cette répression, et pour garantir son respect des Droits de l'Homme.
Les décisionnaires

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Pétition lancée le 23 octobre 2019