Arrêt des sanctions, poursuites, violences contre les grévistes, justice égale pour tous!

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Les Stylos Rouges condamnent avec force les tentatives d'intimidations et les menaces proférées par le ministre Blanquer et par le recteur de Clermont-Ferrand. Nous apportons notre soutien total à tous les collègues menacés de sanctions pour avoir fait grève lors des épreuves du bac 2019, ce qui est totalement illégal puisque la grève est un droit constitutionnel, et notamment aux collègues de Clermont-Ferrand poursuivis par une plainte et menacés de sanctions par les instances de cette académie pour leurs actions contre les E3C.

La volonté du ministère mais aussi du pouvoir dans son ensemble est claire : faire peur aux manifestants, empêcher, entraver le droit de grève par tous les moyens y compris illégaux comme faire surveiller le baccalauréat par des parents d'élèves, faire des exemples, laisser les forces de « l'ordre » humilier et parfois tabasser des manifestants et des lycéens, comme devant le lycée Hélène Boucher (Paris 20è).

Le recteur de Clermont comme le ministre ont beau jeu de parler de la loi quand celle-ci est régulièrement bafouée par ailleurs.

Nous, les Stylos Rouges exigeons :

-L'arrêt des poursuites et des sanctions contre nos collègues.

-Une véritable impunité zéro pour les délits commis par les ministres, les hauts-fonctionnaires et les hommes d'affaires qui les fréquentent assidûment et des enquêtes indépendantes et systématiques sur tout soupçon de conflits d'intérêts les concernant.

-Des poursuites et des mesures fermes contre toute attitude contraire à leur mission de la part des forces de « l'ordre » ainsi que pour ceux qui les couvrent.

 

Il nous semble nécessaire de rappeler que les forces de « l'ordre » sont rémunérées par l'argent public et sont donc au service de la sécurité des citoyens et pas d'une minorité de privilégiés au pouvoir ou d'un parti politique pour protéger leurs intérêts et empêcher des citoyens de manifester, interdire l'accès à des manifestations, surveiller des manifestants et des meneurs de grèves, gérer des plaintes infondées contre des collègues grévistes.

Il semble falloir également rappeler à notre ministre et à ses collègues qu'ils sont au service de la population, pas des chefs tout puissants et au-dessus des lois. Casser une grève est un délit. Diffamer des agents publics est un délit. Intimider des agents est un délit et les sanctionner ou les inquiéter pour avoir fait grève ou des actions militantes est un fait de harcèlement dont même un recteur ou un ministre pourrait avoir à répondre au pénal.

Plutôt que de mentir sans cesse sur toutes les chaînes (nous serions 0,1% de « radicalisés » selon lui, c'est à dire 880 enseignants à agir contre ses réformes, soit 8 par département), nous demandons enfin à notre ministre, de faire preuve de cette « bienveillance » dont le ministère nous rebat les oreilles depuis une décennie à l'égard des principaux acteurs de l'Education nationale que nous sommes en répondant favorablement à nos revendications :

                                 SALAIRES – MOYENS – RESPECT