
Le principal point de droit invoqué par ces recours est que la sincérité du scrutin a été violée. La sincérité du scrutin est fondée sur l’article 3 de la Constitution : « le suffrage est universel, égal et secret ».
La sincérité du scrutin implique que le résultat de l’élection doit être l’exact reflet de la volonté exprimée par la majorité du corps électoral. C’est pourquoi la perception collective de cette notion est primordiale. La sincérité du scrutin implique notamment le respect des principes d’égalité et de liberté. C’est davantage sur la liberté que la majorité des recours portent.
La plupart des requérants considèrent que le principe de liberté (également de neutralité et d’objectivité) a été atteint lors du premier tour des élections municipales.
Pour reprendre les propos du professeur de droit public Jean-Philippe Derosier , « si un candidat a perdu à 20 voix près, qu’il a un nombre conséquent d’attestations d’électeurs certifiant qu’ils ne sont pas allés voter à cause du coronavirus, qu’ils ne s’abstiennent jamais par ailleurs et qu’ils auraient voté pour ledit candidat, cela peut peser. »