Déclaration de Paris sur l’art et ses bénéfices en santé mentale et en psychiatrie

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Le problème

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Cette déclaration commune fait suite aux webinaires et à la Conférence Internationale sur le sujet, coorganisés par le GHU Paris psychiatrie & neurosciences (GHU Paris), la Coordination France Amérique-Latine de Psychiatrie (COFALP) et la World Association of Cultural Psychiatry (WACP). Dans une logique constructiviste ces trois organismes ont convoqué des « experts » [1] d’onze pays, six pôles parisiens, le Laboratoire de santé mentale, sciences humaines et sociales des usagers du GHU Paris, l’UNAFAM[2], l’Académie de l’Opéra national de Paris, le Musée d’Art et d’Histoire de l’Hôpital Sainte Anne, le Musée Maison Victor Hugo, le Musée d’Orsay, le Musée du Quai Branly.  Cette communauté d’experts a travaillé dans des webinaires pour explorer deux aspects fondamentaux :

1.      Décrire les dispositifs faisant de l’art un medium en santé mentale et en psychiatrie.

2.      Décrire les points communs, les invariants partageables entre différentes cultures et différents lieux de soins.

Les propositions ont été exposées au cours de la Conférence Internationale sur « L’art et ses bénéfices en santé mentale et en psychiatrie » les 19 et 20 septembre 2024 au GHU Paris. 

Cette déclaration fait œuvre de synthèse des réponses multiples, croisées, concluantes des webinaires. Son objectif général est de valoriser la médiation par l’art dans sa fonction sociale et soignante.

L’art s’adresse à toutes et tous, sans exception. Or, comme dans d'autres domaines, les changements de paradigme dans l'art sont d'abord refusés. Ils dérangent les normes établies, voire soulèvent la vindicte quand ce qui est considéré comme perversion ou décadence s'en mêle. Les sociétés humaines reconnaissent à leur façon et dans la diversité leurs valeurs artistiques. Elles désignent des lieux spécifiques pour préserver et transmettre aux générations futures des témoignages artistiques millénaires. Lorsque la création se voit reconnue, la société la protège et la préserve dans des musées que l’on fréquente tels des autels laïques à la recherche d’un bien-être, d’un dialogue. 

Le parcours de nos rencontres entre professionnels et patients nous a permis d’entendre les ressemblances et différences dans l’usage des dispositifs artistiques. Nous avons choisi de ne pas faire de distinction entre le professionnel du musée, l’artiste, le soignant et le soigné, dans une proposition qui va de l’expérience innovante à la pratique reconnue, ce parti pris étant un gage de richesse et croisement des regards. Nous avons constaté les différences et points communs des dispositifs. Nous avons recueilli des expériences pratiquées dans des lieux, eux aussi, très divers:   celui mis en place avec des jeunes Inuits au nord du Canada, la reprise de contes traditionnels au Pakistan pour travailler avec patients et familles illettrés, l’utilisation de l’art dans un Centre d’Accompagnement Thérapeutique au Mexique, la photo accompagnée d’un récit chez des jeunes en difficulté en Ouganda, l’accompagnement individuel ou institutionnel orienté par la psychanalyse en Amérique latine et en Europe, les traditions des Maîtres japonais, la photo engagée, réceptacle de l’histoire et de l’identité d’une population indienne au Chiapas, mais également l’art utilisé comme une arme en temps de guerre en Ukraine. Plus proche de la vieille Europe, évoquons l’utilisation de l’art dans la recherche, la remédiation cognitive, participant à la dialectisation de la vie des familles, sa pratique agissant comme une thérapie ou divers façons d’amener l’art à l’hôpital. Rappelons également la créativité soutenue chez l’enfant ou les stratégies soignantes en partenariat  avec des acteurs culturels inscrits dans la cité, facteur de reconquête citoyenne, d’inclusion sociale et de dignité retrouvée. 

Si des notions telles que l’art et la santé mentale ont des contours difficiles à poser, l’analyse des occurrences lexicales et thématiques des travaux a permis de constater que l’art est un bien commun, malgré la grande variété de pratiques étudiées. Car selon la période ou la culture, elles n’ont pas toujours été articulées de la même manière, passant de « l’art des fous » à la remédiation ; de l’atelier thérapeutique à l’art brut. 

L’expérience vécue face à l’œuvre d’art est toujours subjective et personnelle. Elle produit des changements perceptibles dans la personne mais parfois indescriptibles. L’impact bénéfique de l’œuvre d’art est à la fois direct auprès de l’observateur et il peut également produire du lien social voire une communion entre les sujets d’une société. Que l’on essaye d’expliquer son action positive en mettant l’accent sur l’attraction de l’objet d’art ou la sublimation du désir inconscient le résultat est patent. 

L’art est performatif. Il bouscule ceux qu’il met en relation. Les musées l’on compris : une forme de socialisation voire de démocratisation est donc possible et ils s’emploient à le développer y compris en direction des personnes vivant avec des troubles psychiques. Les institutions psychiatriques doivent à leur tour établir des passerelles avec les acteurs culturels majeurs dans leur localité. Cela contribue à la déstigmatisation de la maladie mentale. 

Dès lors, les signataires déclarent qu’il est hautement souhaitable de décliner ces conclusions dans des actions concrètes : 

-          L’adoption de l’art comme médiation soignante dans les projets des établissements publics. 

-          La valorisation de ce médium sur le plan organisationnel et financier. 

-          Le droit de l’accès à l’art comme faisant partie de la prise en charge.

-          L’établissement de conventions locales avec les acteurs culturels et artistiques. 


 
[1] Celui qui a une expérience à transmettre
[2] Union Nationale de Familles et Amis de Personnes Malades et ou Handicapées Psychiques

 

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Paris Declaration on Art and its Benefits in Mental Health and Psychiatry
Paris, September 2024

This joint declaration follows the webinars and the International Conference on the subject, co-organized by GHU Paris psychiatry & neuroscience (GHU Paris), the France Latin America Coordination of Psychiatry (COFALP), and the World Association of Cultural Psychiatry (WACP). In a constructivist approach, these three organizations brought together “experts”[1] from eleven countries, six Parisian centers, the Mental Health, Humanities, and Social Sciences Laboratory of GHU Paris, UNAFAM[2], the Academy of the National Opera of Paris, the Museum of Art and History of Sainte Anne Hospital, the Victor Hugo House Museum, the Musée d’Orsay, and the Musée du Quai Branly.

This community of experts worked in webinars to explore two fundamental aspects:

To describe systems that use art as a medium in mental health and psychiatry.
To describe commonalities, the invariants shared across different cultures and care settings.
The proposals were presented at the International Conference on “Art and its Benefits in Mental Health and Psychiatry” on September 19 and 20, 2024, at GHU Paris.

This declaration synthesizes the multiple, cross-checked, and conclusive responses from the webinars. Its general objective is to highlight the mediation of art in its social and therapeutic roles.

Art addresses everyone, without exception. However, as in other fields, paradigm shifts in art are initially rejected. They disrupt established norms and even provoke outrage when what is considered perversion or decadence comes into play. Human societies recognize in their own way, and with diversity, their artistic values. They designate specific places to preserve and pass on millennia-old artistic testimonies to future generations. When creation is recognized, society protects and preserves it in museums that we visit like secular altars, seeking well-being and dialogue.

Our meetings between professionals and patients allowed us to hear the similarities and differences in the use of artistic tools. We chose not to distinguish between the museum professional, the artist, the caregiver, and the patient, in a proposition that ranges from innovative experience to established practice. This approach guarantees richness and the crossing of perspectives. We observed the differences and common points of the systems. We collected experiences from various settings, equally diverse: one established with young Inuits in northern Canada, the revival of traditional stories in Pakistan to work with illiterate patients and families, the use of art in a Therapeutic Accompaniment Center in Mexico, photography accompanied by storytelling with young people in distress in Uganda, individual or institutional support guided by psychoanalysis in Latin America and Europe, the traditions of Japanese Masters, committed photography as a receptacle of history and identity of an indigenous population in Chiapas, and art used as a weapon in times of war in Ukraine.

Closer to old Europe, we mentioned the use of art in research, cognitive remediation, contributing to the dialectic of family life, its practice acting as therapy, or various ways to bring art into the hospital. We also recall the sustained creativity in children and the therapeutic strategies in partnership with cultural actors rooted in the city, a factor in reclaiming citizenship, social inclusion, and restored dignity.

Although notions such as art and mental health are difficult to define, the analysis of lexical and thematic occurrences in the work made it clear that art is a common good, despite the wide variety of practices studied. Depending on the period or culture, they have not always been articulated in the same way, shifting from “the art of the mad” to remediation; from the therapeutic workshop to outsider art.

The experience of facing a work of art is always subjective and personal. It produces noticeable changes in the individual, although sometimes indescribable. The beneficial impact of the work of art is both direct on the observer and can also produce social bonds or even communion between members of a society. Whether we try to explain its positive action by emphasizing the attraction to the art object or the sublimation of unconscious desire, the result is clear.

Art is performative. It disrupts those it connects. Museums have understood this: a form of socialization or even democratization is therefore possible, and they are working to develop it, including for people living with mental disorders. Psychiatric institutions must, in turn, establish bridges with major cultural actors in their localities. This contributes to the destigmatization of mental illness.

Therefore, the signatories declare that it is highly desirable to translate these conclusions into concrete actions:

Adoption of art as a therapeutic mediation in the projects of public institutions.
The recognition of this medium on an organizational and financial level.
The right to access art as part of the care provided.
The establishment of local agreements with cultural and artistic actors.

 
[1] The one who holds an experience to share
[2] National Union of Families and Friends of People with Mental Illness and/or Disabilities.

 

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Declaración de París sobre el Arte y sus Beneficios en Salud Mental y en Psiquiatría

Iniciado pr el GHU-COFALP y la WACP

 

Esta declaración es el resultado de los seminarios web y la Conferencia Internacional sobre el tema, coorganizados por el GHU Paris psiquiatría & neurociencias (GHU Paris), la Coordinación Francia América Latina de Psiquiatría (COFALP) y la World Association of Cultural Psychiatry (WACP). En una lógica constructivista, estas tres organizaciones convocaron a “expertos” [1] de once países, seis polos parisinos, el Laboratorio de salud mental, ciencias humanas y sociales de los usuarios del GHU Paris, la UNAFAM [2], la Academia de la Ópera Nacional de París, el Museo de Arte e Historia del Hospital Sainte-Anne, la Casa Museo Víctor Hugo, el Museo de Orsay y el Museo del Quai Branly. Esta comunidad de expertos trabajó en seminarios web para explorar dos aspectos fundamentales:

 

1. Describir los dispositivos que hacen del arte un medio util en la salud mental y en psiquiatría.

2. Describir los puntos comunes constantes compartibles entre diferentes culturas y lugares de atención.

 

Las propuestas se presentaron durante la Conferencia Internacional sobre “El Arte y sus Beneficios en la Salud Mental y la Psiquiatría” los días 19 y 20 de septiembre de 2024 en el GHU Paris.

Esta declaración constituye una síntesis de las múltiples respuestas compartidas y concluyentes de los seminarios web. Su objetivo general es poner en valor la mediación a través del arte en su función social y terapéutica.

El arte está destinado a todas las personas, sin excepción. Sin embargo, al igual que en otros ámbitos, los cambios de paradigma en el arte pueden ser rechazados al inicio. Estos cambios alteran las normas establecidas y, en ocasiones, provocan indignación cuando se perciben como perversión o decadencia. Las sociedades humanas reconocen sus valores artísticos de manera diversa y destinan espacios específicos para conservar y transmitir a las generaciones futuras los testimonios artísticos de siglos pasados. Cuando una creación es reconocida, la sociedad la protege y la preserva en museos que se visitan como altares laicos, en busca de bienestar y de diálogo

El recorrido de nuestros encuentros entre profesionales y pacientes nos ha permitido escuchar las semejanzas y diferencias en el uso de los dispositivos artísticos. Optamos por no hacer distinción entre el profesional del museo, el artista, el cuidador y el paciente, en una propuesta que abarca desde innovaciones hasta la práctica reconocida. Esta postura es una garantía de riqueza y de cruce de perspectivas. Hemos constatado las diferencias y puntos comunes de los dispositivos. Hemos recopilado experiencias de lugares muy diversos: el implementado con jóvenes inuit en el norte de Canadá, la utilizacion de cuentos tradicionales en Pakistán para trabajar con pacientes y familias analfabetas, el uso del arte en el Centro de Acompañamiento Terapéutico en México, la fotografía acompañada de una historia en jóvenes con dificultades en Uganda, el acompañamiento individual o institucional orientado por el psicoanálisis en América Latina y Europa, las tradiciones de los Maestros japoneses, la fotografía comprometida, receptáculo de la historia e identidad de una población indígena en Chiapas, así como el uso del arte como arma en tiempos de guerra en Ucrania. Más cerca de la vieja Europa, mencionamos el uso del arte en la investigación, la rehabilitación cognitiva, contribuyendo a la dialectización de la vida familiar, su práctica como terapia o diversas formas de llevar el arte al hospital. Recordemos también la creatividad fomentada en los niños o las estrategias de cuidado en colaboración con actores culturales en la ciudad, un factor de reconquista ciudadana, inclusión social y recuperación de la dignidad.

 

Si bien nociones como arte y salud mental son difíciles de delimitar, el análisis de las ocurrencias léxicas y temáticas de los trabajos permitió constatar que el arte es un bien común, a pesar de la gran variedad de prácticas estudiadas. Dependiendo de la época o la cultura, no siempre se han articulado de la misma manera, pasando del “arte de los locos” a la rehabilitación; del taller terapéutico al arte bruto.

La experiencia vivida frente a la obra de arte siempre es subjetiva y personal. Produce cambios perceptibles en la persona, aunque a veces indescriptibles. El impacto beneficioso de la obra de arte es tanto directo sobre el observador como capaz de generar vínculos sociales e incluso una comunión entre los sujetos de una sociedad. Ya sea que intentemos explicar su acción positiva resaltando la atracción del objeto artístico o la sublimación del deseo inconsciente, el resultado es evidente.

El arte es performativo. Modifica la actitud de quienes pone en contacto. Los museos lo han comprendido: lo utilizan como forma de socialización y de democratización también hacia las personas que viven con trastornos psíquicos. Las instituciones psiquiátricas deben a su vez establecer puentes con los actores culturales importantes en su localidad. Esto contribuye a la desestigmatización de la enfermedad mental.

Por lo tanto, los firmantes declaran que es altamente deseable traducir estas conclusiones en acciones concretas:

 

• La adopción del arte como mediación terapéutica en los proyectos de las instituciones públicas.

• La valoración de este medio en el plano organizacional y financiero.

• El derecho al acceso al arte como parte del tratamiento.

• El establecimiento de convenios locales con actores culturales y artísticos.

 

[1] Quien tiene experiencia para transmitir

[2] Unión Nacional de Familias y Amigos de Personas con Enfermedades o Discapacidades Psíquicas.

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Esta declaración conjunta es el resultado de los seminarios web y la Conferencia Internacional sobre el tema, coorganizados por el GHU Paris psiquiatría & neurociencias (GHU Paris), la Coordinación Francia América Latina de Psiquiatría (COFALP) y la World Association of Cultural Psychiatry (WACP). En una lógica constructivista, estas tres organizaciones convocaron a “expertos” [1] de once países, seis polos parisinos, el Laboratorio de salud mental, ciencias humanas y sociales de los usuarios del GHU Paris, la UNAFAM [2], la Academia de la Ópera Nacional de París, el Museo de Arte e Historia del Hospital Sainte-Anne, la Casa Museo Victor Hugo, el Museo de Orsay y el Museo del Quai Branly. Esta comunidad de expertos trabajó en seminarios web para explorar dos aspectos fundamentales:

 

1. Describir los dispositivos que hacen del arte un medio en la salud mental y la psiquiatría.

2. Describir los puntos comunes, los invariantes compartidos entre diferentes culturas y distintos lugares de atención.

 

Las propuestas se presentaron durante la Conferencia Internacional sobre “El arte y sus beneficios en la salud mental y la psiquiatría” los días 19 y 20 de septiembre de 2024 en el GHU Paris.

Esta declaración constituye una síntesis de las múltiples respuestas, cruzadas y concluyentes, de los seminarios web. Su objetivo general es valorar la mediación a través del arte en su función social y terapéutica.

El arte está dirigido a todas y todos, sin excepción. Sin embargo, al igual que en otros campos, los cambios de paradigma en el arte primero son rechazados. Perturban las normas establecidas e incluso provocan el descontento cuando se consideran una perversión o decadencia. Las sociedades humanas reconocen sus valores artísticos a su manera y en su diversidad. Designan lugares específicos para preservar y transmitir a las futuras generaciones testimonios artísticos milenarios. Cuando la creación es reconocida, la sociedad la protege y la conserva en museos que se visitan como altares laicos en busca de bienestar y diálogo.

El recorrido de nuestros encuentros entre profesionales y pacientes nos ha permitido escuchar las semejanzas y diferencias en el uso de los dispositivos artísticos. Hemos decidido no hacer distinción entre el profesional del museo, el artista, el cuidador y el paciente, en una propuesta que abarca desde la experiencia innovadora hasta la práctica reconocida. Esta postura es una garantía de riqueza y de cruce de perspectivas. Hemos constatado las diferencias y puntos comunes de los dispositivos. Hemos recopilado experiencias practicadas en lugares muy diversos: el implementado con jóvenes inuit en el norte de Canadá, la recuperación de cuentos tradicionales en Pakistán para trabajar con pacientes y familias analfabetas, el uso del arte en un Centro de Acompañamiento Terapéutico en México, la fotografía acompañada de una historia en jóvenes con dificultades en Uganda, el acompañamiento individual o institucional orientado por el psicoanálisis en América Latina y Europa, las tradiciones de los Maestros japoneses, la fotografía comprometida, receptáculo de la historia e identidad de una población indígena en Chiapas, así como el uso del arte como arma en tiempos de guerra en Ucrania. Más cerca de la vieja Europa, mencionamos el uso del arte en la investigación, la rehabilitación cognitiva, contribuyendo a la dialectización de la vida familiar, su práctica actuando como terapia o diversas formas de llevar el arte al hospital. Recordemos también la creatividad fomentada en los niños o las estrategias de cuidado en colaboración con actores culturales en la ciudad, un factor de reconquista ciudadana, inclusión social y recuperación de la dignidad.

 

Si bien nociones como arte y salud mental son difíciles de delimitar, el análisis de las ocurrencias léxicas y temáticas de los trabajos permitió constatar que el arte es un bien común, a pesar de la gran variedad de prácticas estudiadas. Dependiendo de la época o la cultura, no siempre se han articulado de la misma manera, pasando del “arte de los locos” a la rehabilitación; del taller terapéutico al arte bruto.

La experiencia vivida frente a la obra de arte siempre es subjetiva y personal. Produce cambios perceptibles en la persona, aunque a veces indescriptibles. El impacto beneficioso de la obra de arte es tanto directo sobre el observador como capaz de generar vínculos sociales e incluso una comunión entre los sujetos de una sociedad. Ya sea que intentemos explicar su acción positiva resaltando la atracción del objeto artístico o la sublimación del deseo inconsciente, el resultado es evidente.

El arte es performativo. Sacude a quienes pone en contacto. Los museos lo han comprendido: es posible una forma de socialización e incluso de democratización, y se esfuerzan por desarrollarlo, también hacia las personas que viven con trastornos psíquicos. Las instituciones psiquiátricas deben a su vez establecer puentes con los actores culturales importantes en su localidad. Esto contribuye a la desestigmatización de la enfermedad mental.

Por lo tanto, los firmantes declaran que es altamente deseable traducir estas conclusiones en acciones concretas:

 

• La adopción del arte como mediación terapéutica en los proyectos de las instituciones públicas.

• La valoración de este medio en el plano organizativo y financiero.

• El derecho al acceso al arte como parte del tratamiento.

• El establecimiento de convenios locales con actores culturales y artísticos.

 

[1] Quien tiene experiencia para transmitir

[2] Unión Nacional de Familias y Amigos de Personas con Enfermedades o Discapacidades Psíquicas.

 

 

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