#DieppeParisTrain

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Usagers, Cheminots, Elus, nous demandons à la Région Normandie et à la SNCF 

> L’inscription de la ligne Paris-Rouen-Dieppe (AR), eu égard à son importance, à son trafic, aux services qu’elle rend à un million de voyageurs chaque année, au rang des priorités dans le Futur schéma régional de desserte de la Normandie aux côtés des lignes Paris-Caen-Cherbourg (Trouville-Deauville), Paris-Rouen-Le Havre, Paris-Granville, Paris-Evreux-Serquigny, Caen-Le Mans-Tours

> En cohérence avec cette reconnaissance, le rétablissement, rapidement, des trains directs sans rupture de charge à Rouen entre Dieppe et Paris, ce qui n’exige pas d’investissement lourd dans les infrastructures mais des adaptations de service

> De s’engager, dans la durée, sur le maintien du maillage des gares de la ligne et sur le maintien d’une présence humaine de service public dans ces gares

> De faire sens aux discours éco-responsables et à la transition écologique, en projetant l’électrification des 50 derniers kilomètres de voies de cette ligne entre la bifurcation de Malaunay et la gare de Dieppe. 

 

Pétition pour consolider notre ligne de vie

Préambule

Plus d’un million de personnes empruntent chaque année le Paris-Rouen-Dieppe. Cette ligne est une des principales dessertes ferroviaires de la Normandie. Alors que la Région met en avant un grand plan pour le rail normand avec l’annonce de nouveaux matériels et de travaux d’infrastructures pour cinq lignes dont elle a choisi d’assurer elle-même la gestion à partir du 1er janvier 2020, nous, usagers, cheminots, populations demandons que la relation Paris-Rouen-Dieppe figure également dans les axes prioritaires de ce plan. Nous demandons que le nord de la Normandie bénéficie également d’un service public ferroviaire de qualité et ne soit pas tenu à l’écart de la « bataille du rail » sur laquelle la Région communique, eu égard notamment à l’importance du trafic quotidien sur l’axe Paris-Rouen-Dieppe.

Si nous ne contestons pas le bien-fondé des investissements - 1,2 milliard d’euros de financement d’Etat - prévus pour les lignes Paris-Evreux-Caen-Cherbourg (Trouville-Deauville), Paris-Rouen-Le Havre, Paris-Granville, Caen-Le Mans-Tours, nous affirmons que cette contrepartie au transfert de leur gestion à la collectivité régionale n’est pas sans risque budgétaire à terme pour celle-ci et les normands. Attachés au droit au transport pour tous, au service public, nous soutenons la nécessité impérieuse que l’aménagement ferroviaire de la Normandie, comme partout ailleurs en France, respecte des règles d’équilibre et d’équité entre ses différents territoires et tende à assurer à tous ses centres urbains un service public ferroviaire de qualité, étant rappelée la place de 3e ville de Seine-Maritime qu’occupe Dieppe avec une population trois fois supérieure à celles de Deauville et Trouville réunies. 

Rétablir une liaison sans rupture de charge entre Dieppe et Paris via Rouen - qui a existé jusqu’en 2014 - garantir dans la durée l’existence des gares qui irriguent le territoire entre Rouen et Dieppe, une présence humaine dans ces gares et leur desserte sont des exigences régulièrement formulées par les très nombreux usagers de la ligne. Ces revendications expriment les besoins ressentis par les usagers qui la fréquentent régulièrement ou occasionnellement pour différents motifs : déplacements domicile-travail, déplacements liés à la famille, aux amis, aux loisirs, pour accéder aux services de santé, pour se former ou pour aller respirer l’air de la mer. Elles ont été réaffirmées avec force par 300 personnes d’horizons variés lors d’une réunion publique pour la consolidation de la ligne Paris-Rouen-Dieppe qui s’est tenue en gare de Dieppe le lundi 9 novembre à 18 heures, à l’initiative conjointe de Sébastien Jumel, député de Seine-Maritime, Nicolas Langlois, maire de Dieppe, des associations d’usagers du train, les cheminots, des élus et maires de communes desservies. 

Il a été collectivement décidé, à l’issue de cette réunion, de lancer une pétition pour appuyer les exigences citoyennes formulées pour améliorer la desserte Paris-Rouen-Dieppe. Un enjeu de mobilité essentiel pour les habitants du territoire, une urgence pour lutter contre le réchauffement climatique.

Pourquoi un direct Paris-Dieppe ? 

Parce qu’un direct évite le changement de train à Rouen. Cette rupture de charge a pour effet d’allonger la durée du voyage, de le rendre inconfortable aux personnes âgées et plus largement à toutes les personnes à mobilité réduite, aux familles avec enfants et aux voyageurs chargés, en raison notamment des escaliers à gravir pour changer de quai et passer d’un train à l’autre. Ce changement de train peut conduire à des pertes de correspondance pour les voyageurs à la gare de Rouen lorsque des retards se produisent sur la ligne Paris-Le Havre. 

Le direct Paris-Dieppe constitue par ailleurs un élément d’attractivité touristique important. De nombreux habitants de Paris et de l’Ile-de-France, qui ne possèdent pas de voiture, choisissent leur destination de séjour loisir en fonction de la qualité de la desserte ferroviaire entre Paris et la destination envisagée. C’est notamment un enjeu pour le développement des projets à Dieppe, avec l’implantation d’un cinéma multiplex et du futur centre océanographique qui pourrait amener jusqu’à 700 000 visiteurs supplémentaires par an. 

Enfin, la lutte contre le réchauffement climatique, devenue une priorité politique dont le principe est largement partagé, doit désormais, en cohérence, figurer au cœur de toutes les politiques publiques d’aménagement. Elle impose de développer une offre ferroviaire de qualité comme alternative au transport routier particulièrement là où le train est déjà un mode de transport massif. Rappelons que seulement 50 kilomètres de voie entre la bifurcation de Malaunay et la gare de Dieppe restent à électrifier. Électrification complète qui plaide aussi pour l’utilisation des nouveaux matériels roulants sans rupture de charge.

Pourquoi un engagement public sur la pérennité des gares et de leur desserte ?

Les nombreuses gares intermédiaires permettent d’irriguer les territoires ruraux, elles sont indispensables à la vitalité des communes, elles facilitent les déplacements quotidiens notamment les déplacements domicile-travail, ceux des étudiants et des lycéens ainsi que l’accès des populations aux nombreux services publics, à l’offre culturelle et de loisirs localisés dans les villes, à Dieppe, Rouen et Paris. Ces gares doivent demeurer des lieux de vie avec une présence humaine, gage de lien social et de sécurisation. Cette présence humaine est aussi ce qui fait préférer le train. Dans un contexte de concentration et de réduction des services publics et compte tenu des exigences de rentabilité qui sont imposées y compris dans le service public, le risque existe que ces gares deviennent des variables d’ajustement d’une gestion prioritairement comptable. Nous rappelons qu’elles constituent également un facteur d’attractivité du train, que ces arrêts évitent le report sur la route d’un très grand nombre de déplacements. 

 



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