
Les oppositions de droite et de gauche s’apprêtent à déposer simultanément deux motions de censure contre le gouvernement. Il est vrai qu’elles doivent avoir une probabilité nulle d’aboutir, la majorité LaREM étant très nette à l’Assemblée nationale.
Cela est mieux ainsi, la démarche permettant néanmoins un impact symbolique, et surtout un débat que le gouvernement ne pourra éviter. Mieux ainsi, car c’est le Président de la République qui nomme le gouvernement, et qu’il n’y a ensuite aucun doute que la majorité inféodée vote la confiance. Il est tout à fait superflu de remplacer des calamités publiques par d’autres calamités publiques, mais surtout, le chef de l’Etat ayant refusé « la République des fusibles » et s’étant proclamé « seul responsable », c’est à lui de subir les contrecoups de l’affaire Macron-Benalla.
Nous insistons sur le fait que les seuls événements de la Contrescarpe ne sont pas tout le cœur de l’affaire, comme voudraient nous faire croire les communicants de Jupiter. Il s’agit bien d’une affaire d’Etat, pas d’une simple altercation, mais de la révélation d’un système d’Etat manifestement contraire à l’intérêt national, où règne la confusion des pouvoirs par le seul « fait du prince ».
Grâce au Sénat, chambre haute qui, à la lumière de l’actualité, apparaît comme le lieu d’un nécessaire et salutaire contre-pouvoir, la mise en œuvre de la procédure de destitution du Président de la République, en vertu de l’article 68, n’a rien d’impossible. C’est en tout cas notre objectif, et nous le poursuivrons avec patience et détermination. Le temps a peut-être la faculté de refroidir les passions, de faire son effet sur la mémoire collective, mais ne changera rien à l’imposture d’Emmanuel Macron. A cette « effraction », selon sa propre caractérisation, à celui qui s’enorgueillit de ne « jamais respecter les règles », il convient, comme nous l’écrivions dans une précédente mise à jour, d’envoyer un message fort, puissant et explicite.
Nous voulons que ce soit celui de l’article 68 de notre Constitution. Et c’est notre rôle d’appeler à ce que la procédure parvienne à l’aboutissement le plus complet qui se puisse, quels que soient les pronostics.
« A vaincre sans péril on triomphe sans gloire. »
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PS : nous regardons avec regret la multiplication excessive des pétitions demandant la destitution d’Emmanuel Macron. Sachez qu’il en existe au moins une cinquantaine. Certaines fédèrent des milliers de voix, et nous en sommes heureux, d’autres des centaines, d’autres des dizaines. Nous tentons d’établir des contacts avec les différents auteurs afin de permette des renvois aisés d’une pétition à une autre, dans le seul souci de ne pas nous disperser inutilement. Sans succès pour l’instant, à l’exception de Mme Fichot, que je remercie, et dont j’indique à nouveau la pétition : https://www.change.org/p/christian-jacob-dépôt-d-une-résolution-pour-la-destitution-du-président-macron .