

Des droits pour les télétravailleuses et travailleurs du sexe !
Le problème
Des droits pour les télétravailleuses et travailleurs du sexe !
Nous sommes des créatrices et créateurs de contenu pour adulte actifs sur différentes plates formes.
Nous sommes confronté-es à une forme d'acharnement législatif visant à criminaliser notre activité, avec pas moins de 3 projets de loi nous concernant en 3 ans, initiés par des sénateurs et députés du parti socialiste et des républicains.
Le 3e projet de loi « apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants » comprend 2 articles nous concernant :
L'article 1 propose de reclassifier tout achat de service sexuel et de contenu sexuel en violence sexiste et sexuelle nous assignant de fait à une position de victimes malgré notre consentement à offrir ce type de service. Loin de nous protéger cette loi nous infantilise.
Elle nie notre autonomie et notre capacité à agir par nous-mêmes. Et lorsque nous osons nous défendre de cette assignation, nous sommes inversement traité-es de complice active de la domination masculine et ainsi désigné-es comme coupables. Nous souhaitons sortir de ce schéma binaire dont l'effet est aussi de nous disqualifier comme sujet moral et politique autonome.
L'article 25 prévoit lui de criminaliser non seulement l’achat de contenus sexuels en ligne entre adultes consentants mais aussi à étendre le délit de proxénétisme de manière à y inclure le fait : « d’aider, d’assister ou de protéger la réalisation par une personne à distance […] d’actes de nature sexuelle en échange d’une rémunération ».
C’est donc l’ensemble des employés (monteurs, assistants, etc.), entreprises, comptables, banques, agences et plates formes impliquées dans notre activité de même que des proches (colocataires, compagnons etc.) qui sont susceptibles d’être considéré-es comme des « proxénètes » selon cette nouvelle définition.
Ce sont nos intérêts directs qui sont visés. C'est la possibilité de continuer à gagner notre vie de manière relativement sereine et indépendante, dans des conditions dignes, sur des plates formes déjà régulées, de même que tout le travail réalisé jusqu’à maintenant pour y parvenir.
L'application d'une telle loi aurait des conséquences sociales et économiques désastreuses pour des milliers d'entre nous. Nos conditions de vie et de survie sont directement attaquées.
Ce travail, qu'il soit à plein temps ou un à côté, est une manière pour des mères et pères de famille, des étudiant-es, des salarié-es précaires et sous payé-es de divers secteurs de trouver une source de revenue leur permettant de payer leurs factures et leurs charges dans une période de plus en plus difficile, où les inégalités s'accroissent drastiquement avec l'inflation.
Enfin, l'effet de ces articles sera de déplacer l'activité des télétravailleurs et télétravailleuses du sexe vers des sites non régulés hébergeant du contenu non vérifié et accessible sans vérification d'identité.
- Face à cet acharnement que nous subissons nous appelons à supprimer l’infraction du recours à la prostitution de la définition des violences sexuelles et sexistes prévue par l'article 1.
- Nous demandons la suppression de l'article 25 de ce projet de loi qui cherche à criminaliser une activité parfaitement légale par ailleurs.
- Nous appelons à la fin des discriminations nous concernant dans l'accès aux banques et services bancaires, dans l'accès à l'emploi que ce soit dans le secteur privé et public et à la possibilité de nous reconvertir professionnellement sans subir de stigmates.
- Nous appelons à la fin des discriminations misogynes spécifiques qui nous touchent en tant que créatrices de contenus, comme ce fut le cas notamment avec l'assassinat de Sonia Bellina qui a donné lieu à un déferlement de haine et de propos orduriers en ligne légitimant a posteriori son meurtre.
Pour nous soutenir dans notre lutte contre ces articles de loi et pour défendre nos droits signez et partagez massivement cette pétition !
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Le problème
Des droits pour les télétravailleuses et travailleurs du sexe !
Nous sommes des créatrices et créateurs de contenu pour adulte actifs sur différentes plates formes.
Nous sommes confronté-es à une forme d'acharnement législatif visant à criminaliser notre activité, avec pas moins de 3 projets de loi nous concernant en 3 ans, initiés par des sénateurs et députés du parti socialiste et des républicains.
Le 3e projet de loi « apportant une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants » comprend 2 articles nous concernant :
L'article 1 propose de reclassifier tout achat de service sexuel et de contenu sexuel en violence sexiste et sexuelle nous assignant de fait à une position de victimes malgré notre consentement à offrir ce type de service. Loin de nous protéger cette loi nous infantilise.
Elle nie notre autonomie et notre capacité à agir par nous-mêmes. Et lorsque nous osons nous défendre de cette assignation, nous sommes inversement traité-es de complice active de la domination masculine et ainsi désigné-es comme coupables. Nous souhaitons sortir de ce schéma binaire dont l'effet est aussi de nous disqualifier comme sujet moral et politique autonome.
L'article 25 prévoit lui de criminaliser non seulement l’achat de contenus sexuels en ligne entre adultes consentants mais aussi à étendre le délit de proxénétisme de manière à y inclure le fait : « d’aider, d’assister ou de protéger la réalisation par une personne à distance […] d’actes de nature sexuelle en échange d’une rémunération ».
C’est donc l’ensemble des employés (monteurs, assistants, etc.), entreprises, comptables, banques, agences et plates formes impliquées dans notre activité de même que des proches (colocataires, compagnons etc.) qui sont susceptibles d’être considéré-es comme des « proxénètes » selon cette nouvelle définition.
Ce sont nos intérêts directs qui sont visés. C'est la possibilité de continuer à gagner notre vie de manière relativement sereine et indépendante, dans des conditions dignes, sur des plates formes déjà régulées, de même que tout le travail réalisé jusqu’à maintenant pour y parvenir.
L'application d'une telle loi aurait des conséquences sociales et économiques désastreuses pour des milliers d'entre nous. Nos conditions de vie et de survie sont directement attaquées.
Ce travail, qu'il soit à plein temps ou un à côté, est une manière pour des mères et pères de famille, des étudiant-es, des salarié-es précaires et sous payé-es de divers secteurs de trouver une source de revenue leur permettant de payer leurs factures et leurs charges dans une période de plus en plus difficile, où les inégalités s'accroissent drastiquement avec l'inflation.
Enfin, l'effet de ces articles sera de déplacer l'activité des télétravailleurs et télétravailleuses du sexe vers des sites non régulés hébergeant du contenu non vérifié et accessible sans vérification d'identité.
- Face à cet acharnement que nous subissons nous appelons à supprimer l’infraction du recours à la prostitution de la définition des violences sexuelles et sexistes prévue par l'article 1.
- Nous demandons la suppression de l'article 25 de ce projet de loi qui cherche à criminaliser une activité parfaitement légale par ailleurs.
- Nous appelons à la fin des discriminations nous concernant dans l'accès aux banques et services bancaires, dans l'accès à l'emploi que ce soit dans le secteur privé et public et à la possibilité de nous reconvertir professionnellement sans subir de stigmates.
- Nous appelons à la fin des discriminations misogynes spécifiques qui nous touchent en tant que créatrices de contenus, comme ce fut le cas notamment avec l'assassinat de Sonia Bellina qui a donné lieu à un déferlement de haine et de propos orduriers en ligne légitimant a posteriori son meurtre.
Pour nous soutenir dans notre lutte contre ces articles de loi et pour défendre nos droits signez et partagez massivement cette pétition !
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Pétition lancée le 30 septembre 2026