Maintien définitif de la 2G et de la 3G : Stop à la mise en danger de nos communes !


Le scandale invisible de la transition numérique forcée
Alors que l'on ne nous parle que de modernisation et de progrès technologique, une décision lourde de conséquences se prépare dans l'ombre : l'extinction pure et simple des réseaux mobiles 2G et 3G programmée par les opérateurs. Derrière ce virage technologique présenté comme inévitable se cache un angle mort dramatique pour l'ensemble de nos territoires.
Peu de citoyens le savent, mais un nombre considérable d'équipements vitaux de notre quotidien à commencer par l'éclairage public, les réseaux de distribution d'eau potable et les systèmes d'assainissement reposent encore et toujours sur ces technologies 2G et 3G pour fonctionner, communiquer en temps réel et être pilotés à distance. En voulant précipiter la fermeture de ces infrastructures pour pousser les usagers vers la 4G, la 5G et le tout-smartphone, les opérateurs provoquent une crise majeure, totalement passée sous silence.
Un impact critique et direct sur la gestion de l'eau, de l'énergie et de la sécurité
Dans nos communes, les mairies et les syndicats des eaux gèrent des parcs d'équipements technologiques extrêmement importants. Qu'il s'agisse de surveiller les débits des réseaux d'eau potable, de détecter immédiatement des fuites invisibles sur les canalisations d'assainissement pour éviter les pollutions, ou de programmer l'allumage et l'extinction de l'éclairage public, ces dispositifs de télégestion communiquent par ondes cellulaires.
Rendre ces systèmes de transmission inopérants du jour au lendemain signifie, concrètement, que des portions entières de nos réseaux locaux risquent de se retrouver aveugles et incontrôlables. C'est un non-sens écologique, économique et logistique absolu. Forcer l'arrêt de la 2G et de la 3G va obliger les collectivités territoriales à engager en urgence des programmes de remplacement pharaoniques de millions de compteurs, de capteurs et de boîtiers de télécommande.
Dans un contexte budgétaire déjà extrêmement tendu pour les municipalités, asphyxiées par la baisse des dotations et la hausse des coûts, c'est un véritable choc financier. Ce coût exorbitant se répercutera inévitablement sur les contribuables ou entraînera une dégradation directe de la qualité des services publics de proximité.
Des décisions technocratiques prises hors-sol, au mépris des réalités du terrain
Cette transition imposée met en lumière un gouffre abyssal entre la réalité vécue par les territoires et les stratégies décidées dans les conseils d'administration, loin des préoccupations locales. Les opérateurs agissent mus par une logique de pure rentabilité financière, cherchant à optimiser leurs fréquences et à faire basculer de force l'ensemble de la population vers de nouveaux abonnements et des terminaux toujours plus complexes.
En faisant cela, ils sacrifient des infrastructures de télécommunication extrêmement robustes, stables, économes en énergie et dotées d'une couverture géographique exceptionnelle qui fonctionnait partout, y compris dans les zones rurales ou les bâtiments isolés. Imposer l'obsolescence programmée de ces équipements indispensables met en péril la continuité du service public, sans aucune considération pour les difficultés techniques et humaines générées pour les maires, les agents techniques et les usagers.
Exigeons le maintien définitif de nos réseaux indispensables et protégeons nos communes
Ce passage en force des opérateurs n’est ni un progrès social, ni une avancée pour la collectivité. C'est une mesure brutale, dictée par des intérêts mercantiles, qui pénalise injustement la gestion de nos communes, fragilise la sécurité quotidienne des habitants et menace nos ressources les plus précieuses comme l'eau et l'énergie.
Nos élus locaux, nos services techniques et l'ensemble des citoyens doivent se faire entendre avant qu'il ne soit trop tard. Les opérateurs ne peuvent pas décider unilatéralement de couper des réseaux dont dépendent la sécurité et le bon fonctionnement de nos territoires.
Signons massivement, partageons ce combat autour de nous et faisons entendre notre voix pour exiger le maintien définitif de la 2G et de la 3G, protéger nos services essentiels et dire non à ce gaspillage d'infrastructures !