

Le dérèglement climatique accroit la violence des tempêtes hivernales et aurait modifié la direction des vents dominants. Pour l’instant l’augmentation du niveau de la mer est dérisoire.
Le littoral s’adapte en permanence à l’action simultanée des différents facteurs (houle, vent, …) : cela se traduit entre autres par des variations de la pente de la plage, par le déstockage, par l’évolution des barres sous-marines, par le déplacement du trait de côte …
Ces variations qui peuvent être saisonnières ne sont pas pour autant synonymes d’une érosion ou d’une accrétion. Préserver un espace de liberté (zone nécessaire à la mobilité des différents éléments composant le système littoral) participe donc au maintien de l’équilibre naturel. À l’inverse, toute intervention intempestive dans cette zone peut rompre cet état d’équilibre et engendrer alors une érosion chronique.
Laisser faire la nature serait la meilleure des solutions.
Au Rayolet, les murs de clôtures surélevés à plus de 3 ou 4 mètres au dessus du niveau de la mer (enfreignant les dispositions définies dans le PLU) ont des conséquences non négligeables sur le terrain sablonneux…Toute artificialisation a des conséquences et l'érosion critique entraine de facto la privatisation du littoral.
L'esprit de la loi Littoral a été depuis longtemps dévoyé et le recul du trait de côte défini dans la loi Climat et Résilience (même si elle est mise en application, ce dont je doute ) ne sera pas suffisante pour redonner à tous l'accès au bord de mer.
Une véritable étude technique dirigée par un conseil scientifique indépendant, avec des universitaires et les laboratoires de recherche spécialistes en géosciences et océanographie serait utile pour réfléchir à l’installation d’un dispositif de stabilisation de la côte…
il existe des sources de financement européen pour ce type d'étude. Faisons appel à eux afin que le littoral reste accessible à tous...