Demande d’intervention durable de SNCF Réseau sur Paris 12

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El problema

PÉTITION DES RIVERAINS DU 12ᵉ ARRONDISSEMENT DE PARIS
Nuisances sonores ferroviaires récurrentes aux abords des voies de la Gare de Lyon — demande d’intervention durable de SNCF Réseau

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À l’attention de SNCF Réseau

Nous, habitants et riverains du 12ᵉ arrondissement de Paris, notamment des secteurs rue Proudhon, rue Coriolis, rue Nicolaï, rue Jorge-Semprún, rue du Charolais et des rues avoisinantes, souhaitons attirer officiellement votre attention sur les nuisances sonores ferroviaires importantes, répétées et persistantes générées par les circulations sur les voies ferroviaires desservant la Gare de Lyon.

Ces nuisances ne correspondent pas uniquement au bruit habituel lié au passage des trains. Elles se caractérisent notamment par des crissements métalliques particulièrement aigus et intenses, se produisant de manière répétée lors du passage des trains, notamment dans les zones de courbe.

Ces nuisances comprennent notamment des crissements métalliques particulièrement aigus liés au passage des trains dans les zones de courbe, mais également des niveaux sonores ponctuellement très importants constatés au niveau et sous certains ouvrages ferroviaires du secteur.

La fréquence des circulations entraîne une répétition importante de ces épisodes sonores tout au long de la journée, avec un impact direct sur la tranquillité et la qualité de vie des habitants du quartier.

 
1. Une nuisance déjà identifiée par SNCF Réseau
Cette situation n'est pas nouvelle.

Il y a environ deux ans, SNCF Réseau avait été directement saisi du problème et avait pu examiner des enregistrements vidéo de ces nuisances.

Votre représentant avait alors confirmé explicitement :

« Ce son est en effet caractéristique du crissement des roues dans une voie en courbe. »
Il nous avait cependant été indiqué qu'aucun remplacement des voies n'était prévu à court terme dans le secteur et qu'aucune information n'était disponible concernant d'éventuels travaux sur le pont-rail.

Deux années plus tard, la nuisance persiste.

La nature du phénomène ayant ainsi déjà été identifiée par SNCF Réseau, nous estimons qu'il est désormais nécessaire de dépasser le simple constat et de procéder à une expertise technique destinée à identifier puis mettre en œuvre une solution durable.

 
2. Des démarches déjà effectuées auprès des autorités compétentes
La Ville de Paris avait également été saisie. Après consultation de ses services, elle nous avait répondu :

« Ce domaine ne nous appartient pas. Aucune solution ne peut être mise en place par la Ville de Paris pour pallier ce problème. C'est la SNCF qui est responsable des voies. »
Bruitparif nous avait également orientés vers SNCF Réseau pour le traitement des plaintes relatives au bruit ferroviaire.

Cette orientation est cohérente avec le dispositif existant : Bruitparif exploite, dans le cadre de son partenariat avec SNCF Réseau, un observatoire du bruit ferroviaire francilien et notamment une station permanente rue de Coriolis, le long des voies de la Gare de Lyon, permettant de suivre sur le long terme les nuisances sonores liées aux circulations ferroviaires.

Les données sont accessibles sur la plateforme dédiée de Bruitparif et constituent donc une base objective permettant d'étudier l'exposition sonore du secteur.

 
3. Des niveaux moyens élevés qui ne rendent pas compte de l’intensité des crissements
Les dernières données communiquées par Bruitparif confirment que les niveaux sonores relevés sur la station Paris-Coriolis demeurent élevés. Pour l’année 2026, l’indicateur Lden s’établit à 70,9 dB(A) et l’indicateur nocturne Ln à 60,9 dB(A).

Bruitparif souligne que, si ces valeurs demeurent inférieures aux valeurs limites réglementaires applicables, elles restent très supérieures aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, respectivement fixées à 54 dB(A) en Lden et 44 dB(A) en Ln pour le bruit ferroviaire.

Il convient surtout de souligner que les indicateurs Lden et Ln sont des indicateurs énergétiques calculés sur de longues périodes. Ils intègrent donc aussi les périodes moins bruyantes entre les circulations et ne permettent pas, à eux seuls, de caractériser l’intensité maximale, la répétition et le caractère particulièrement agressif des crissements métalliques produits lors de certains passages de trains.

Cette distinction est essentielle dans le cas présent : la nuisance dénoncée par les riverains résulte précisément d’événements sonores ponctuels, répétés et particulièrement intenses, et non du seul niveau sonore moyen du trafic ferroviaire.

Bruitparif indique d’ailleurs que le site Paris-Coriolis a été retenu dans le cadre de travaux nationaux portant spécifiquement sur les pics de bruit ferroviaire et les indicateurs événementiels, ce qui confirme l’intérêt d’une analyse complémentaire aux seuls indicateurs moyens Lden et Ln.

 
4. Une nouvelle possibilité d’identifier précisément l’origine du bruit
Bruitparif nous a également informés du remplacement prochain de la station Paris-Coriolis par un dispositif directionnel « Méduse », permettant de déterminer la provenance des événements sonores et d’effectuer des analyses plus précises selon les voies de circulation.

Cette évolution est particulièrement pertinente puisque les riverains ont, de leur côté, localisé de manière récurrente la zone et les voies au niveau desquelles apparaissent les crissements.

Nous demandons donc que SNCF Réseau travaille en coordination avec Bruitparif afin que les données issues de ce nouveau dispositif puissent être exploitées pour identifier objectivement la ou les voies responsables des crissements et rechercher leur cause technique.

 
5. Une situation qui nécessite désormais une réponse technique
SNCF Réseau reconnaît elle-même que le bruit de roulement provient notamment du contact entre les roues et le rail et indique que la réduction du bruit ferroviaire peut nécessiter d'agir sur différents leviers : matériel roulant, infrastructure, voie et conditions d'exploitation.

Le problème constaté dans notre quartier ne doit donc pas être considéré comme une fatalité inhérente à la proximité d'une infrastructure ferroviaire.

Nous ne demandons pas la suppression des nuisances ordinaires inhérentes à l'exploitation ferroviaire. Nous demandons que soit traité un phénomène acoustique particulièrement marqué, récurrent et identifié, susceptible de pouvoir être réduit par une intervention adaptée sur l'infrastructure ou ses conditions d'exploitation.

Par ailleurs, la réglementation française retient, pour l'établissement des cartes de bruit et des plans de prévention du bruit dans l'environnement, des valeurs limites spécifiques au ferroviaire, notamment 73 dB(A) en Lden et 65 dB(A) en Ln pour une voie ferrée conventionnelle.

 
6. Des nuisances particulièrement importantes au niveau des ouvrages ferroviaires
Les riverains signalent également une nuisance particulièrement importante au niveau du pont ferroviaire et de la voirie passant sous celui-ci, notamment lors de la circulation de certains trains sur certaines voies.

Le passage de ces trains génère ponctuellement des niveaux sonores ressentis comme extrêmement élevés par les piétons et usagers circulant sous l’ouvrage. Cette situation semble présenter des caractéristiques acoustiques différentes des seuls crissements en courbe constatés dans le quartier et mérite, à ce titre, une investigation technique spécifique.

La configuration de certaines voies et de leur support au niveau de l'ouvrage pourrait notamment contribuer à la transmission ou à l'amplification du bruit. Il appartient toutefois à SNCF Réseau d'en déterminer précisément les mécanismes au moyen de mesures et d'une expertise appropriées.

Nous demandons donc que le diagnostic ne soit pas limité aux mesures réalisées à proximité des habitations, mais comprenne également des mesures acoustiques sous et aux abords du pont lors du passage des trains, ainsi que l'identification des voies et des circulations produisant les niveaux les plus importants.

Si l'infrastructure ou la conception de l'ouvrage contribue effectivement à amplifier ces nuisances, nous demandons que soient étudiées les solutions techniques permettant de réduire directement leur émission et/ou leur propagation à la source.

 
7. Une action prioritaire à la source, et non un simple renvoi vers l’isolation des logements
Lors de précédents échanges en 2024, il nous avait notamment été proposé d’améliorer l’isolation acoustique individuelle des logements : vitrages acoustiques, traitement des entrées d’air, isolation des coffres de volets roulants ou recours aux dispositifs d’aide à la rénovation.

Nous souhaitons préciser que cette réponse ne traite pas la cause de la nuisance signalée.

Les nuisances dénoncées trouvent leur origine dans l’infrastructure et l’exploitation ferroviaires et, plus spécifiquement, dans des crissements de contact roue-rail en courbe dont SNCF Réseau avait elle-même reconnu la nature lors de nos précédents échanges.

L’amélioration de l’isolation d'un logement peut éventuellement réduire l’exposition de certains occupants lorsque les fenêtres sont fermées. Elle ne supprime ni ne réduit le bruit à sa source, ne protège pas les personnes lorsque les fenêtres sont ouvertes et n’améliore pas l’environnement sonore extérieur du quartier. Elle fait par ailleurs reposer sur les riverains la recherche d’une protection individuelle contre une nuisance dont ils ne sont pas à l’origine.

Notre démarche collective porte donc prioritairement sur la réduction du bruit à la source.

Nous demandons en conséquence que soient étudiées les causes techniques des crissements et les interventions susceptibles d’agir directement sur leur émission : état et géométrie de la voie, contact roue-rail dans les courbes, maintenance, meulage ou traitement des rails, dispositifs de réduction du crissement lorsqu’ils sont techniquement adaptés, ainsi que toute autre mesure pertinente portant sur l’infrastructure, le matériel roulant ou les conditions d’exploitation.

La question de l’isolation acoustique des bâtiments ne saurait donc se substituer à l’étude des mesures de réduction du bruit à la source.

 
8. Nos demandes
En conséquence, les riverains signataires demandent formellement à SNCF Réseau :

1. Diagnostic technique et acoustique du secteur.
La réalisation d'un diagnostic technique et acoustique du secteur, particulièrement au niveau des courbes et du pont ferroviaire situé à proximité de la rue Proudhon, ainsi que des voies longeant les rues Coriolis, Nicolaï et Jorge-Semprún.

2. Analyse des données de Bruitparif.
L'analyse des données de la station permanente Bruitparif de la rue de Coriolis, notamment afin de déterminer précisément l'exposition des riverains en périodes diurne et nocturne et son évolution au cours des dernières années.

3. Identification de l’origine des crissements.
L'identification précise de l'origine des crissements, déjà reconnus par SNCF Réseau comme caractéristiques du contact roue/rail en courbe.

4. Étude des solutions techniques.
L'étude des solutions techniques permettant de supprimer ou, à défaut, de réduire substantiellement ces nuisances à la source, notamment les interventions possibles sur les rails, leur état de surface, leur entretien, les dispositifs applicables aux zones de courbe ainsi que toute autre solution techniquement pertinente.

5. Communication des conclusions et du calendrier.
La communication aux riverains des conclusions du diagnostic, des mesures correctives techniquement envisageables et du calendrier prévisionnel de leur mise en œuvre.

6. Réponse motivée en l’absence d’intervention.
Si aucune intervention n'était envisagée, une réponse écrite, circonstanciée et techniquement motivée, précisant les raisons de cette décision ainsi que les résultats des évaluations acoustiques sur lesquels elle repose.

7. Analyse des événements sonores et des crissements.
Que l’analyse acoustique ne soit pas limitée aux seuls indicateurs moyens Lden et Ln, mais comporte également une analyse événementielle des passages générant les crissements, prenant notamment en compte leur niveau sonore maximal, leur durée, leur fréquence et leur répétition.

8. Exploitation du nouveau capteur directionnel de Bruitparif.
Qu’après la mise en service du nouveau capteur directionnel de Bruitparif, les données permettant de localiser la provenance des nuisances soient exploitées, en lien avec Bruitparif, afin de corréler les pics sonores avec les voies concernées et de permettre une intervention ciblée sur l’infrastructure.

9. Priorité à la réduction à la source.
Que SNCF Réseau examine et expose précisément les solutions permettant de réduire les crissements à leur point d’émission, avant d'envisager comme réponse principale des mesures individuelles d'isolation des logements. Pour chaque solution techniquement envisageable, nous demandons que soient précisés sa faisabilité, son efficacité acoustique attendue et, en cas de non-retenue, les motifs techniques justifiant cette décision.

10. Diagnostic acoustique spécifique du pont ferroviaire.
Réaliser des mesures acoustiques sous et aux abords du pont, lors du passage des différentes catégories de trains et sur les différentes voies concernées, afin d'identifier les événements les plus bruyants, leur provenance et l'éventuelle contribution de la structure ferroviaire à leur amplification.

11. Traitement à la source des nuisances liées à l'ouvrage.
Si le diagnostic met en évidence une contribution particulière de certaines voies, de leurs équipements ou de la structure du pont, étudier et mettre en œuvre les mesures techniques adaptées permettant de réduire le bruit à son origine ou sa transmission par l'ouvrage.

 
9. Une demande de solution durable
Après plusieurs années de signalements, une simple constatation de l'existence du problème ou l'indication qu'aucun renouvellement de voies n'est actuellement programmé ne constitue plus une réponse suffisante.

L'absence de travaux programmés ne signifie pas qu'aucune mesure corrective ne peut être étudiée.

Notre démarche ne vise pas à remettre en cause l'activité ferroviaire de la Gare de Lyon. Elle vise à obtenir une conciliation raisonnable entre cette activité indispensable et le droit des habitants à bénéficier d'un environnement sonore acceptable.

SNCF Réseau présente elle-même la prévention et la réduction du bruit ferroviaire comme un enjeu de santé, de qualité de vie des riverains et d'acceptabilité de l'activité ferroviaire.

Compte tenu de l'ancienneté des signalements, de la répétition quotidienne des nuisances, de leur étendue à plusieurs rues et de l'existence de données acoustiques objectives disponibles dans le secteur, nous demandons désormais qu'une étude technique concrète soit engagée et qu'elle débouche sur un plan d'action permettant une réduction durable du bruit à la source.

Les riverains signataires du 12ᵉ arrondissement de Paris.

Ensemble, faisons entendre notre voix et demandons des solutions concrètes pour notre quartier. Joignez-vous à nous pour réclamer des mesures immédiates. Signez notre pétition aujourd'hui.

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Petición creada en 27 de mayo de 2026