MESSIEURS LES PRÉFETS DU NORD / PAS-DE-CALAIS, NE LAISSEZ PAS LES SANS-ABRIS DEHORS

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DEHORS N’EST PAS UN LOGEMENT

Citoyen-ne-s solidaires, nous faisons appel à vous aujourd’hui pour dénoncer la violation des droits fondamentaux des personnes vivant à la rue. A Calais, les personnes exilé-e-s subissent des expulsions quotidiennes menées par les forces de l’ordre, la confiscation et/ou destruction de leurs biens et des violences tant physiques que psychologiques. Ces personnes, parmi lesquelles des enfants livrés à eux-mêmes, dorment toujours dehors.

Depuis le grand démantèlement d’octobre 2016, les associations de terrain demandent inlassablement un hébergement inconditionnel décent. Elles n’ont jamais été entendues.

Beaucoup d’entre vous sont sensibles à cette situation et souhaitent s’investir pour ces personnes, sans savoir comment.

ENSEMBLE, NOUS POUVONS AGIR.

Nous, associations travaillant sur le terrain à Calais, avons alerté à maintes reprises les autorités sur cette situation inhumaine. Pour toute réponse, nous avons accueilli la 878ème expulsion de lieu de vie informel de l’année. Voici notre dernière lettre, que nous vous invitons à soutenir :

"Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais, 

Nous, membres de la société civile, attirons votre attention sur l’urgence d’ouvrir un dispositif de mise à l’abri pérenne de manière inconditionnelle, notamment durant la période hivernale. 

Les conditions hivernales à Calais, le froid, la pluie, l’humidité, le vent, la foudre rendent inhumaines et mortelles les conditions de survie des personnes sans abri, comme peut en témoigner la mort d’un exilé par intoxication au monoxyde de carbone le 1er novembre dernier, alors qu’il tentait de se réchauffer dans sa tente. 

 Le rapport de l’IGPN/IGA d’octobre 2017 invitait les autorités à abriter les personnes sans abri en cas de froid, mais aussi de forte pluie.

Le rapport du défenseur des droits de décembre 2018, a souligné aux autorités les limites, notamment en termes de places, des dispositifs de mise à l’abri existants, en particulier des CAES, et rappelé que « la politique du gouvernement ne doit pas empêcher l’accueil digne."

Il est urgent de respecter les droits humains fondamentaux et inaliénables et d’ouvrir les dispositifs de mise à l’abri prévus par la circulaire n°2013-351 du 26 septembre 2013 dans les plus brefs délais, durant toute la période hivernale. »

 

AIDEZ-NOUS A FAIRE RESPECTER LES DROITS HUMAINS FONDAMENTAUX – SIGNEZ, RELAYEZ LA PETITION ET INTERPELEZ LE PREFET AVEC NOUS.