Petition updateDEGEL DE LA LISTE ELECTORALE SPECIALE PROVINCIALE POUR 2026AJUSTEMENT DU CORPS ELECTORAL EN 2026
Stéphane QUINETAL, New Caledonia
May 8, 2026

Bonjour Madame, Monsieur,

Le Premier Ministre Sébastien Lecornu a annoncé un ajustement du corps électoral spécial provincial pour les élections provinciales du 28 juin 2026.

Si la loi est votée, pourront voter pour la première fois aux élections provinciales:

1- les natifs, et ils seront inscrits automatiquement qu'ils soient de droit coutumier ou de droit commun.

Il s'agit des personnes majeures nées en NC qui étaient exclues car leurs parents étaient exclus ou n'avaient jamais fait de démarches pour s'inscrire sur la liste générale ou spéciale auparavant.

On passerait donc du droit du sang au droit du sol.

2- les conjoints des natifs, dont on ne connait pas encore les conditions que fixera le Loi pour les inscrire. Y aura-t-il une durée de résidence ou pas ?

Nous considérons que cette ouverture va dans le bon sens, même si évidemment on est loin du compte.

Il y aurait environ plus de 10 000 nouveaux électeurs qui pourraient voter si on compte les conjoints, qu'ils soient de droit coutumier ou commun.

Ce qui fera automatiquement chuter le nombre des exclus à moins de 30 000 personnes, dont on ne peut que s'en réjouir.

Si la Loi est votée, ce sera, selon nous, un premier point d'ancrage dans l'ascension vers le suffrage universel que nous revendiquons.

Les Autonomistes, par la voix de notre Député Nicolas Metzdorf, insiste sur le deuxième point d'ancrage qui concernera une ouverture du corps électoral pour qu'il devienne glissant, c'est à dire encore restreint mais offrant aux personnes installées depuis plusieurs années, 10 ans à terme dans Bougival, le droit de vote.

C'est insuffisant.

Pour nous, les Citoyens Français Régionalistes et Patriotes, il faudra atteindre le troisième point d'ancrage, qui consiste à respecter l'article 3 de notre Constitution de 1958 :

Article 3

La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s'en attribuer l'exercice.

Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.

Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux français majeurs des deux sexes, jouissant de leurs droits civils et politiques.

Il s'agit du droit de vote au suffrage universel, comme dans tout l'espace républicain français, même en Polynésie Française, où la démocratie règne car tous les citoyens français ont le droit de vote après 6 mois de présence dans leur commune.

On n'est pas dans la France à n'importe quelles conditions, être français c'est avoir des Droits mais aussi des Devoirs, et le premier est de respecter notre Constitution et ses principes fondamentaux.

Cet objectif est encore lointain, car il faudra une révision constitutionnelle inscrivant un nouveau statut de la Nouvelle-Calédonie avec les deux pieds au sein de la République et pas un en dehors ou à sa marge.

Il y va de notre  sécurité institutionnelle et économique sur le long terme, et si on veut que les prochaines générations conservent un passeport français, il faudra faire sauter le verrou psychologique que représente la citoyenneté calédonienne.

Elle avait été mise en place en 1998 pour se transformer en nationalité calédonienne dans l'hypothèse d'un accès à la pleine souveraineté, tout comme un parlement (Congrès), un Gouvernement, et trois assemblées de Province pour donner aux calédoniens des institutions dignes d'un pays souverain alors que la population ne dépasse pas les 300 000 habitants, la ville de Montpellier.

Mais le NON l'a emporté par trois fois, alors que la période d'essai pour apprendre à gérer un pays a duré plus de vingt ans.

Les indépendantistes auraient pu mieux faire pour convaincre les électeurs avec tous les moyens que la France leur a donné pour s'exercer au pouvoir.

Avons-nous encore besoin de toutes ces institutions pour gérer 270 000 citoyens français ?

Alors si les habitants dans leur majorité veulent rester français, ils doivent accepter leurs droits mais aussi leurs devoirs.

Le Nouveau statut, quel qu'il soit, n'arrivera qu'une fois les élections présidentielles passées, fin 2027 ou en 2028.

 Nous souhaitons de tout cœur que la France aura une majorité parlementaire et un nouveau gouvernement favorables à nos revendications et à une Nouvelle-Calédonie Française à part entière.

C'est la raison pour laquelle, je souhaite être candidat sur une liste aux élections provinciales du 28 juin 2026, pour défendre cette vision avec d'autres.

Stéphane Quinet

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