Pétition fermée

Stopper les armes: c'est cela l'urgence!

Cette pétition avait 209 signataires


Pétition contre la loi sur la « sécurité publique » de février 2017, véritable permis de tirer pour la police et ultime reniement de la gauche de gouvernement ! Des citoyens de toutes les sensibilités doivent s'opposer à cette loi sécuritaire.

 

Dans une grande discrétion, au moment même où éclatait « l’affaire Théo », le Parlement a adopté en procédure accélérée une nouvelle loi sécuritaire, une de plus, dans une escalade qui semble sans fin depuis 2002. Sous prétexte de répondre aux incidents graves qui se sont passés à Viry-Châtillon et de fixer un cadre commun aux policiers et gendarmes sur l’utilisation des armes, la loi offre en réalité de nouvelles possibilités de les utiliser. Et donc de déraper.  Et bien sûr les plus « sécuritaires » des parlementaires demandent déjà que les polices municipales soient elles-aussi concernées par ces mesures.

Alors qu’aucune réponse n’a été apportée par le gouvernement à la question de l’utilisation régulière des flashballs et lanceurs de balles de défense notamment contre des manifestants (faisant de nombreux blessés, mutilés et morts), alors que  la mort d’Adama Traoré, d’Ali Ziri ou de Rémi Fraisse (pour ne citer que ceux dont les noms ont échappé un peu à l’anonymat habituel desvictimes de violences des «forces de l’ordre») n’a donné lieu à aucune réaction massive d’indignation, à aucune condamnation et encore moins à une quelconque proposition de loi, la gauche de gouvernement s’associe à la droite et à l’extrême droite pour parachever un arsenal répressif déjà impressionnant.

Inefficaces contre le terrorisme, ces mesures sont en revanche destinées à mater les mouvements sociaux, et à instiller chez chacun la peur de manifester, un droit primordial et constitutionnel. 

On a vu au printemps 2016 la violence de la répression des manifestations contre la loi Travail, ira-t-on encore plus loin demain, quand la « légitime défense » pourra être invoquée à tout coup ? Les balles réelles remplaceront-elles  les balles en caoutchouc quand gendarmes ou policiers ne pourront « défendre autrement les lieux qu’ils occupent » (article L.435-1 de la loi adoptée)?

Quarante députés sur 577 étaient présents, seuls cinq d’entre eux se sont opposés à cet ultime reniement. Pour la Loire-Atlantique, deux députés étaient présents : Dominique Raimbourg (PS) et François de Rugy (Écologiste !) et ils ont voté cette loi. Leurs électeurs les avaient-ils mandatés pour cela ? Non.  

Ils nous expliqueront probablement que c’est parce qu’ils sont responsables...

Nous pensons tout l’inverse : nous dénonçons vigoureusement cette loi qui s'inscrit dans  un « État d'urgence » perpétuel, attentatoire aux droits et aux libertés. Et nous appelons tous les syndicats, collectifs, associations de défense des droits, citoyens à interpeller leurs élu-e-s et à se lever ensemble contre elle.



Contre la loi compte sur vous aujourd'hui

Contre la loi SÉCURITÉ PUBLIQUE DE FÉVRIER 2017 a besoin de votre aide pour sa pétition “Députés et gouvernement: Stopper les armes: c'est cela l'urgence!”. Rejoignez Contre la loi et 208 signataires.