Petition updateDÉMISSION DE FRANÇOIS LEGAULT

REPRISE DES TRAVAUX, SANS FRANÇOIS LEGAULT.

GMob (GROUPMOBILISATION)Canada
May 7, 2026

Signataires de la pétition, bonjour !

Nous avons été 11 894 à appuyer cette pétition pour la démission de François Legault. 

Au moins deux autres pétitions demandant sa démission ont eu cours à peu près dans le même laps de temps. L’une a amassé 25 612 noms, et l’autre 1316, pour un total des trois pétitions de 38 822 signatures. 

Bien qu’on ne puisse affirmer que ce nombre a été déterminant dans la décision de M. Legault, nous avons assurément contribué au débat social et politique chez nos concitoyen.ne.s à propos des enjeux soulevés par la pétition.

Si nous n’avons pas crié « victoire » à l’annonce de cette démission, c’est que ce seul geste n’a pas réglé les problèmes que nous avions soulevés. La course à la chefferie de la CAQ l’a bien montré. Souvenons-nous du lapsus de Bernard Drainville, lors du premier débat : « Il faut moins de normes ! Moins de normes, pour moins de démocratie… euh, moins de bureaucratie ! » La franchise avait traversé la fourberie! Quant à Christine Fréchette, sa proposition de faire bâtir nos infrastructures en Éducation et en Santé par le privé, pour ensuite louer les locaux a donné à rêver aux investisseurs et aux développeurs !

Une fois choisie, notre nouvelle première ministre nous a d’abord imposé son conseil des ministres. Comme l’a déjà dit Henri Jacob, de l’Action Boréale :  «En tant que citoyen habitant le Québec, il faudra se souvenir que le ministre Benoit Charette a été le premier à conserver si longtemps son poste comme titulaire de l’Environnement (plus de huit ans). Sous sa gouverne, il a réussi à réduire en peau de chagrin la mission et les règles visant la protection du territoire. Transformant ainsi le ministère de l’Environnement, de chien de garde à chien de traineau, au service des extractivistes. Voilà le réel secret de sa longévité. Je me souviens. »  Et qui donc, la première ministre Fréchette, a-t-elle nommé pour le remplacer dans son nouveau Conseil des ministres ?       Pascale Déry,    une ancienne vice-présidente aux communications de l’Institut économique de Montréal (IEDM), ce laboratoire d’idées reconnu pour son dogmatisme pro-pétrole.  

Quant au poste de ministre de l’Économie et de l’Énergie, madame Fréchette a choisi Bernard Drainville, celui qui disait vouloir plus de privé et « moins de normes » !

Mais là où la première ministre s’est surpassée, c’est avec sa promesse de rembourser la taxe de bienvenue aux futurs propriétaires de maisons, pour contrer la crise de l’itinérance! Elle a déclaré : « On a besoin d’une économie de propriétaires ! », ce qui lui a valu cette réplique d’un utilisateur de Facebook:  « Mais voyons donc. Mais madame la première ministre, vous enfoncez une porte ouverte. Une économie de propriétaires, nous l’avons déjà. Votre économie de propriétaires est celle qui crée de l’itinérance, de la misère et des fins de mois aux pains rances. L’économie de propriétaires crée de la richesse par spéculation. Pendant que les proprios «flippent » et s’enrichissent, les locataires se font expulser, «rénovincer ». Votre économie de propriétaires crée une justice pour proprios et des injustices aux locataires qui s’é…TAL…au grand jour. Votre économie de propriétaires « condoïfie » les quartiers que les « bobos » trouvent populaires. Une économie qui provoque de l’étalement urbain et nous enfonce sur les autoroutes de la dégradation de l’environnement. Comment vous dire : faites-nous l’économie de ce discours CAQophonique. »

En ce qui regarde le PL 1 Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec, son intention affirmée d’en poursuivre l’adoption malgré l’importante opposition civile, et même juridique, démontre sa "très grande écoute" de la population. On se rend bien compte que la démission de Legault n’a rien réglé, et qu’on est toujours avec un gouvernement de la CAQ. 

Enfin, son discours inaugural, copié sur les discours sur l’état de l’Union du président Trump qui ponctue ses propos d’exemples de gens invités et qu’on pointe dans les tribunes, a laissé un arrière-goût d’une possible dérive de la politique québécoise. 

C’est pourquoi, au moment où les travaux reprennent à l’Assemblée nationale, les enjeux soulevés par notre pétition en mars 2024 demeurent toujours les mêmes, et ils n’ont fait que s’aggraver, particulièrement depuis l’élection de Donald Trump aux États-Unis. Rappelons-les :

« Des décisions qui favorisent la dépossession et la dégradation du bien commun des Québécoises et des Québécois et des Premières Nations, au profit d’intérêts privés:

  • Par des choix priorisant la privatisation de ressources publiques, accordant, entre autres, à des compagnies privées des droits nous appartenant pour la production et la vente d’électricité; 
  • par des projets économiques attaquant la biodiversité, ne tenant pas compte des enjeux climatiques ni des normes environnementales, mettant en danger la santé de la population; 
  • par des changements de réglementation contournant les consultations publiques, favorisant les compagnies privées; 
  • par la privatisation grandissante du système public de santé, ainsi que par le financement de la construction d’hôpitaux privés;
  • par des choix politiques face à la crise du logement, dont le refus d’investir dans le logement social, favorisant ainsi l’entreprise privée et entraînant une difficulté à se loger partout au Québec;

Procédant ainsi à l’affaiblissement de nos institutions publiques au profit d’intérêts privés, dans un contexte d’urgence climatique planétaire. »

GroupMobilisation (GMob), initiateur de la pétition, considère que pour que nos sociétés survivent, nous avons besoin d’une solidarité universelle pour protéger nos biens communs que sont nos institutions publiques, et prendre soin de notre environnement, de la biodiversité et du climat.

Ces enjeux vitaux doivent être au cœur des élections provinciales qui viennent, ainsi que de toutes les autres élections à tous les niveaux. Et tous les partis en lice, TOUS, SANS EXCEPTION, doivent y répondre s’ils veulent obtenir notre appui. Ne leur donnons pas notre vote au rabais. 

Exigeons qu’ils cessent d'agir pour les intérêts du privé, et qu’ils gouvernent pour le bien de  la majorité de la population, pour notre santé et notre environnement, essentiels à notre bien-être et, ultimement, à notre survie.

Solidarité,

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