
Lorsque nous avons lancé cette pétition, nous avions partagé une image simulant les dégâts écologiques que risquait d’entraîner le projet de biathlon à Ceillac. C’était une alerte, un cri de prévention, une tentative de faire voir ce qui allait advenir si rien n’était fait.
Aujourd’hui, cette image relève presque de la naïveté.
La photo que nous publions désormais ne laisse aucune place au doute : le chantier a ravagé la montagne. Ce que nous redoutions s’est produit — en pire. Ce n’est plus une menace abstraite, c’est une destruction bien réelle : sol éventré, biodiversité anéantie, paysages mutilés pour un projet déconnecté des enjeux climatiques et écologiques.
Et comme si cela ne suffisait pas, le coût du projet a explosé : il a été multiplié par trois. Trois fois plus cher pour trois fois plus de dégâts. Trois fois plus d’argent public englouti dans une fuite en avant irresponsable.
Mais ce n'est pas tout. Non content de ce premier carnage, le conseil municipal souhaite maintenant étendre le pas de tir, doublant ainsi sa surface pour ajouter encore plus de béton dans la montagne. Une folie écologique et financière qui va encore plus détruire ce qui reste de notre territoire.
Le maire de Ceillac, dans une déclaration cynique publiée dans la revue du Parc du Queyras, ose affirmer que « nous devons cohabiter avec la nature dans un profond respect ». Mais quelle cohabitation ? Celle qui laisse place à un bétonnage sans fin ? Un respect qui détruit pour faire de la place à des installations inutiles ?
Ceillac est aujourd’hui le triste symbole d’une politique qui sacrifie nos territoires, notre argent et notre avenir au nom d’un aménagement dépassé. Ce qui a été détruit ne repoussera pas. Nous refusons de laisser cette catastrophe s’installer dans le silence.
Notre combat continue, avec encore plus de force. Signez, partagez, faites entendre votre voix. Ceillac ne doit pas devenir la norme.