CONTRE LA SUPPRESSION DE LA REPROGRAPHIE DU LYCÉE CLEMENCEAU
CONTRE LA SUPPRESSION DE LA REPROGRAPHIE DU LYCÉE CLEMENCEAU
Le problème
CONTRE LA SUPPRESSION DE LA REPROGRAPHIE DU LYCÉE CLEMENCEAU
POUR L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL DES PROFESSEURS ET DE LEURS ÉLÈVES
Depuis 40 ans, le service de reprographie du lycée Clemenceau de Nantes est assuré par une personne compétente, devenue un pilier de cet établissement, constituant un modèle d'inclusion des personnes en situation de handicap. La suppression d'un tel poste serait donc à la fois une entorse flagrante aux engagements politiques de l’État, renouvelés encore récemment lors de la conférence nationale du handicap le 4 septembre 2026 et une perte pour nous tous. En effet, le service de reprographie n'est ni « une survivance » ni « un privilège ». Il est indispensable au bon fonctionnement d'un lycée cumulant des effectifs nombreux dans le secondaire comme en CPGE. C'est pourquoi :
- Supprimer le service de reprographie reviendrait à accroître sans raison la charge de travail des enseignants et à dégrader plus encore leurs conditions de travail. Si les professeurs devaient réaliser eux-mêmes les plus gros tirages, y compris des recueils de cours, d'exercices ou de textes de plusieurs dizaines de pages, ce serait autant de temps perdu sur leur préparation et le suivi des élèves. Cela témoigne d'un manque de reconnaissance du travail accompli pendant 40 ans par l'agent reprographe au service d'enseignants, d'élèves et d'étudiants dont les classes sont composées d'effectifs nombreux (35 en Terminale, 48 en CPGE). En CPGE, tout repose sur la reproduction de documents papiers, mais certaines disciplines du secondaire sont également concernées. Par exemple, en français il n'existe pas de manuel pour préparer le baccalauréat. De surcroît, dans certaines matières, les professeurs ont des manuels vieillissants qui n'ont pas été renouvelés récemment, et doivent donc reproduire des documents actualisés en grand nombre pour fournir un enseignement de qualité.
- Supprimer le service de reprographie conduirait aussi à de nombreux problèmes techniques et logistiques. Il faut attendre aujourd'hui des semaines pour la réparation d'un ascenseur ou le remplacement d'un vidéoprojecteur. Qu'en sera-t-il lorsqu'il s'agira de réparer des photocopieurs en panne ou de gérer le stock des consommables (papier, toner) ? De même, la suppression d'un personnel jusqu'alors chargé d'organiser et de gérer le flux continu et massif de photocopies va créer d'inévitables tensions aux heures de pointe et des engorgements préjudiciables à tous. Combien de photocopieurs seront accessibles pour les 150 professeurs du lycée qui enseignent à 950 élèves du secondaire et 950 étudiants de CPGE ?
- Vouloir simultanément imposer une limite arbitraire à l'usage de documents papiers serait plus encore une absurdité pédagogique. Certes les enjeux écologiques de préservation de l'environnement sont fondamentaux, mais ils apparaissent aujourd'hui comme un prétexte à des mesures exclusivement comptables et ne justifient en rien une telle dégradation des conditions d'enseignement. D'ailleurs, le travail sur des documents imprimés présente des vertus pédagogiques et techniques que n’ont pas les documents numériques (possibilité d’annotations, moindre dépendance aux aléas informatiques, réduction du temps passé par les élèves sur les écrans…). A l'heure de l'intelligence artificielle et des écrans, un texte se travaille à l'écrit et c'est sur format papier qu'un élève peut se l'approprier en l'annotant, en le surlignant, en le décortiquant. Mais ce sont les pratiques pédagogiques innovantes qui sont aussi attaquées par ces velléités restrictives. Seraient mis en cause les enseignements en classe inversée, qui consistent à fournir le cours aux élèves en amont de la classe, ou bien encore la réalisation par les professeurs de dossiers documentaires de plusieurs dizaines de pages, particulièrement en CPGE.
- La suppression de la reprographie, totalement déconnectée de la réalité du travail sur le terrain, va alourdir encore une charge de travail qui s'accroît d'année en année, notamment sur le plan administratif : encouragés à s'engager dans des projets pédagogiques, les professeurs se retrouvent bien seuls dès lors qu'il faut organiser et financer ces sorties scolaires. Cette inflation des tâches s'inscrit dans un contexte de gel du point d'indice des fonctionnaires, d'absence de revalorisation des salaires et de baisse du pouvoir d'achat.
Elle s'inscrit aussi dans un contexte de non-remplacement de certains professeurs absents (congés-maternité, congés-maladie), de dégradation des emplois du temps mais aussi de détérioration des conditions de travail qui touche aussi bien les personnels du lycée Clemenceau que les élèves et les étudiants : vétusté des locaux et du parc informatique, non remplacement de fenêtres cassées depuis plusieurs années, ventilateurs absents ou en nombre insuffisant dans des salles surchauffées, y compris en période d'examens, contingentement des feutres utilisés par les professeurs pour écrire au tableau, manque de savon et d'essuie-mains dans les toilettes, suppression du gel hydroalcoolique à l'entrée du self, diminution des portions servies au restaurant scolaire…
Les restrictions budgétaires concernent aussi bien les lycées de centre-ville que ceux situés en banlieue, dans le périurbain ou en zone rurale. Elles renvoient aux personnels et aux élèves l'image qu'ils coûtent à la société alors qu'on devrait les considérer comme une richesse pour notre pays.
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Le problème
CONTRE LA SUPPRESSION DE LA REPROGRAPHIE DU LYCÉE CLEMENCEAU
POUR L’AMÉLIORATION DES CONDITIONS DE TRAVAIL DES PROFESSEURS ET DE LEURS ÉLÈVES
Depuis 40 ans, le service de reprographie du lycée Clemenceau de Nantes est assuré par une personne compétente, devenue un pilier de cet établissement, constituant un modèle d'inclusion des personnes en situation de handicap. La suppression d'un tel poste serait donc à la fois une entorse flagrante aux engagements politiques de l’État, renouvelés encore récemment lors de la conférence nationale du handicap le 4 septembre 2026 et une perte pour nous tous. En effet, le service de reprographie n'est ni « une survivance » ni « un privilège ». Il est indispensable au bon fonctionnement d'un lycée cumulant des effectifs nombreux dans le secondaire comme en CPGE. C'est pourquoi :
- Supprimer le service de reprographie reviendrait à accroître sans raison la charge de travail des enseignants et à dégrader plus encore leurs conditions de travail. Si les professeurs devaient réaliser eux-mêmes les plus gros tirages, y compris des recueils de cours, d'exercices ou de textes de plusieurs dizaines de pages, ce serait autant de temps perdu sur leur préparation et le suivi des élèves. Cela témoigne d'un manque de reconnaissance du travail accompli pendant 40 ans par l'agent reprographe au service d'enseignants, d'élèves et d'étudiants dont les classes sont composées d'effectifs nombreux (35 en Terminale, 48 en CPGE). En CPGE, tout repose sur la reproduction de documents papiers, mais certaines disciplines du secondaire sont également concernées. Par exemple, en français il n'existe pas de manuel pour préparer le baccalauréat. De surcroît, dans certaines matières, les professeurs ont des manuels vieillissants qui n'ont pas été renouvelés récemment, et doivent donc reproduire des documents actualisés en grand nombre pour fournir un enseignement de qualité.
- Supprimer le service de reprographie conduirait aussi à de nombreux problèmes techniques et logistiques. Il faut attendre aujourd'hui des semaines pour la réparation d'un ascenseur ou le remplacement d'un vidéoprojecteur. Qu'en sera-t-il lorsqu'il s'agira de réparer des photocopieurs en panne ou de gérer le stock des consommables (papier, toner) ? De même, la suppression d'un personnel jusqu'alors chargé d'organiser et de gérer le flux continu et massif de photocopies va créer d'inévitables tensions aux heures de pointe et des engorgements préjudiciables à tous. Combien de photocopieurs seront accessibles pour les 150 professeurs du lycée qui enseignent à 950 élèves du secondaire et 950 étudiants de CPGE ?
- Vouloir simultanément imposer une limite arbitraire à l'usage de documents papiers serait plus encore une absurdité pédagogique. Certes les enjeux écologiques de préservation de l'environnement sont fondamentaux, mais ils apparaissent aujourd'hui comme un prétexte à des mesures exclusivement comptables et ne justifient en rien une telle dégradation des conditions d'enseignement. D'ailleurs, le travail sur des documents imprimés présente des vertus pédagogiques et techniques que n’ont pas les documents numériques (possibilité d’annotations, moindre dépendance aux aléas informatiques, réduction du temps passé par les élèves sur les écrans…). A l'heure de l'intelligence artificielle et des écrans, un texte se travaille à l'écrit et c'est sur format papier qu'un élève peut se l'approprier en l'annotant, en le surlignant, en le décortiquant. Mais ce sont les pratiques pédagogiques innovantes qui sont aussi attaquées par ces velléités restrictives. Seraient mis en cause les enseignements en classe inversée, qui consistent à fournir le cours aux élèves en amont de la classe, ou bien encore la réalisation par les professeurs de dossiers documentaires de plusieurs dizaines de pages, particulièrement en CPGE.
- La suppression de la reprographie, totalement déconnectée de la réalité du travail sur le terrain, va alourdir encore une charge de travail qui s'accroît d'année en année, notamment sur le plan administratif : encouragés à s'engager dans des projets pédagogiques, les professeurs se retrouvent bien seuls dès lors qu'il faut organiser et financer ces sorties scolaires. Cette inflation des tâches s'inscrit dans un contexte de gel du point d'indice des fonctionnaires, d'absence de revalorisation des salaires et de baisse du pouvoir d'achat.
Elle s'inscrit aussi dans un contexte de non-remplacement de certains professeurs absents (congés-maternité, congés-maladie), de dégradation des emplois du temps mais aussi de détérioration des conditions de travail qui touche aussi bien les personnels du lycée Clemenceau que les élèves et les étudiants : vétusté des locaux et du parc informatique, non remplacement de fenêtres cassées depuis plusieurs années, ventilateurs absents ou en nombre insuffisant dans des salles surchauffées, y compris en période d'examens, contingentement des feutres utilisés par les professeurs pour écrire au tableau, manque de savon et d'essuie-mains dans les toilettes, suppression du gel hydroalcoolique à l'entrée du self, diminution des portions servies au restaurant scolaire…
Les restrictions budgétaires concernent aussi bien les lycées de centre-ville que ceux situés en banlieue, dans le périurbain ou en zone rurale. Elles renvoient aux personnels et aux élèves l'image qu'ils coûtent à la société alors qu'on devrait les considérer comme une richesse pour notre pays.
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Pétition lancée le 6 octobre 2026
